Louis de Broglie
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Médaille prix Nobel
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| Expériences |
| Formulaire |
Le prince Louis Victor de Broglie, généralement appelé Louis de Broglie, né le 15 août 1892 à Dieppe, mort le 19 mars 1987 à Louveciennes, était un mathématicien, physicien et académicien français.
Biographie
Louis de Broglie — prononcer Breuil, il s'agit d'une déformation de la prononciation italienne du « gl », le nom original est « Broglia » et a été francisé en 1654[1] — est issu d'une famille d'origine piémontaise qui, en trois siècles, donna à la France trois maréchaux, des hommes d'État, des historiens. Il fit d'abord des études de lettres et obtint une licence d'histoire et de droit. Après avoir été affecté, pour son service militaire, au poste de radio de la Tour Eiffel, (il y est chargé de capter et de déchiffrer les messages allemands) Il y resta durant toute la durée de la guerre, soit cinq ans.
En 1924, il obtient le titre de docteur d'État sur la base d'une hypothèse théorique audacieuse: associer aux électrons une longueur d'onde selon la relation
qui posait les bases de la mécanique ondulatoire.
Aussitôt soutenues par Einstein, ses idées furent très vite confirmées par les expériences de diffraction des électrons de Davisson et Germer. Une nouvelle branche de la physique: la mécanique ondulatoire, donnant à la physique de la matière les aspects quantiques de la lumière. Dès lors, les titres et les honneurs s'accumulèrent, dont le Prix Nobel en 1929 pour cette découverte. Il obtint en 1932 la chaire de physique théorique de l'Institut Henri Poincaré et devint en 1933 membre de l'académie des sciences (le plus jeune alors) dont il sera secrétaire perpétuel en 1942.
Plus que physicien, il se révéla être soucieux de mener des réflexions philosophiques sur la valeur des découvertes scientifiques modernes; on lui doit par ailleurs plusieurs ouvrages dont : « Matière et Lumière », « Sur les sentiers de la science », « Certitudes et Incertitudes de la science ».
En 1960, la disparition de son frère le fit accéder au titre de duc de Broglie.
Académie française
Il fut élu à l'Académie française, le 12 octobre 1944, au fauteuil 1, succédant à Émile Picard (mort le 11 décembre 1941, et auquel les académiciens ne donnèrent pas de successeur tant que dura l'occupation de la France par les Allemands). Sa réception officielle eut lieu le 31 mai 1945, donnant l'occasion d'une scène inédite depuis trois siècles : l'accueil d'un académicien par son propre frère (le duc Maurice de Broglie). Après sa disparition, il fut remplacé, le 24 mars 1988, par Michel Debré.
Décorations
- Élevé, en 1961, à la dignité de Grand-Croix de la Légion d'honneur
- Commandeur des Palmes académiques
