Linéaire A
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Le linéaire A est une écriture qui fut utilisée dans la Crète ancienne. On suppose qu'il transcrit le langage des Minoéens.
Deux écritures en sont dérivées : le linéaire B, utilisée en Crète et en Grèce, qui a été déchiffré dans les années 1950 et qui transcrit un dialecte grec et le cypro-minoéen, en usage à Chypre, également non-déchiffré, lequel aurait donné le syllabaire cypriote, qui est, lui parfaitement lisible et note une langue grecque.
Le linéaire A remonte à l'époque minoéenne, une période et une civilisation de la Crète antérieure aux invasions grecques, vers -2000 à -1400.
Il est généralement écrit de gauche à droite, bien que certaines inscriptions le soient dans le sens opposé.
Tentatives de déchiffrement
L'une des premières tentatives, après la succès du déchiffrement du linéaire B, fut de conserver les valeurs phonétiques du linéaire B et de l'appliquer à son prédecesseur.
Malheureusement, les tablettes restèrent incompréhensibles, et les quelques mots dont le sens pouvait être déduit du contexte ne correspondaient pas à des mots grecs. Si la valeur phonétique du linéaire A est la même que le linéaire B, le langage transcrit n'est pas du grec; aucun parallèle n'a pu être fait non plus avec des langues sémitiques.
Les autres travaux réalisés, essentiellement statistiques, ont donné naissance à quelques hypothèses :
- le linéaire A semble ne transcrire qu'une seule langue sur l'ensemble de la Crète
- cette langue semble agglutinante, ce qui exclut les idiomes indo-européens, langues flexionnelles, et les idiomes sémitiques.
Néanmoins ces éléments restent pour l'instant des hypothèses.
Divers
- code ISO 15924 : Lina
Sources
- L. Bonfante, J. Chadwick, B. F. Cook, W. V. Davies, J. F. Haley, J. T. Hooker et C. B. F. Walker, La naissance des écritures, du cunéiforme à l'alphabet, Paris, 1994. En particulier le texte du J.Chadwick sur le linéaire A.
- Le linéaire A, extrait du mémoire de maîtrise de Cyrill Ruatta, 1998, sous la direction de J. Vanschoonwinkel et de F. Rebuffat.
