Ligue de défense juive

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La Ligue de défense juive (LDJ) est un mouvement juif activiste de France, branche française de la Jewish Defense League.

Constituée en octobre 2000 sous le nom de « Liberté démocratie et judaïsme », elle prend ensuite sa dénomination actuelle : elle est actuellement dirigée par Pierre Lurçat, ancien membre du Tagar, la branche activiste du Betar.

Sommaire

La Jewish Defense League

La Jewish Defense League est fondée en 1968 à New York (États-Unis) par le rabbin Meir Kahane, chef du mouvement Kach, mouvement radical juif.

La Ligue de Défense juive a été créer afin de former un groupe militant de protection de voisinage, pour les juifs orthodoxes objet des attaques de divers gangs de rue, et de protester contre les manifestations locales antisémites. Elle a ensuite élargi son champ d’action, et défend la communauté juive des menaces qui pèsent sur elle par la confrontation physique violente.

En Israël, le parti Kahane Chai(Kach) (idéologiquement proche de la Jewish Defense League), après avoir pendant plusieurs années siégé à la Knesset, fut dissout et déclaré hors la loi en 1988. Il est par ailleurs listé comme organisation terroriste par de Département d'Etat américain [1].

Organisation de la LDJ

La LDJ est constitué de quelques centaines de membres actifs et selon son porte-parole Eliahou Tubiana, elle regroupe « des anciens militants du Betar, de SOS Racisme, du RPR, du PS ».

Leur signe distinctif est le bouclier de David et un poing serré inscrit en noir sur fond jaune.

D'après l’émission Compléments d'enquête consacrée à l'antisémitisme et diffusée sur France 2 le lundi 20 septembre 2004, les membres de la LDJ s’entraînent dans un bâtiment officiel de la police à Paris, où ils suivent des cours de krav maga, l'art martial de l'armée israélienne.

Idéologie

Elle tire son idéologie principalement du rabbin Meir Kahane, auteur d'écrits racistes, assassiné par un activiste palestinien en 1990, dont le programme faisait l'apologie du racisme anti arabe dans l'interêt d'Eretz Israel (Le grand Israël, Israël et tous ses territoires).

Apologie de l'autodéfense

La Ligue de défense juive se présente comme un mouvement activiste sioniste d'autodéfense. Elle incite ainsi "les Juifs de France à assurer par eux-mêmes leur protection contre leurs agresseurs".

Le thèse de fond de la LDJ, et des mouvements rattachés idéologiquement de près ou de loin au mouvement du Kach, est d'affirmer que le mouvement juif ne doit pas rester passif et soumis mais se défendre lui-même. La LDJ pense ainsi que si la communauté juive, pendant les années 30 et 40, s'était défendu de manière radicale et ferme comme il le fait aujourd'hui, s'elle n'était pas resté passive, il n'y aurait pas eu de génocide juif et 6 Millions de morts.

La LDJ s'emploie donc à un véritable travail de veille et de défense de la communauté juive. Actions musclées contre les néo-nazis, contre les auteurs de propos ou attitudes qu'elle juge antisémites ou antisionistes, la LDJ en est venue à s'opposer également à certains médias, personnalités, mouvements d'extrême-gauche ou communautaristes aux positions, selon eux, anti-sionistes ou pro-palestiniennes.

Contrairement au Betar qui est proche du Likoud, le parti d'Ariel Sharon, et qui considère l'émigration vers Israël (l’alyah) comme « l’aboutissement du militantisme », la LDJ considère que le « Likoud est trop mou » et n’incite pas les Juifs français à émigrer vers l'État hébreu. « Juifs français et Juifs israéliens mènent la même lutte contre le fascisme islamique ». Accusant la « population musulmane » d’être « très majoritairement à l’origine des actes antisémites », elle appelle « les Juifs Français qui restent en France à rejoindre le combat et défendre notre sol et notre culture pour ne jamais avoir à subir la charia ». Un discours qui séduit surtout des jeunes juifs déçus du Betar.

D’après Pierre Lurçat, l'un de ses responsables, « le gouvernement français ne fait rien pour protéger ses citoyens de confession juive et encourage les pogromistes des banlieues ». Cette situation, selon eux, légitime largement le recours à l’autodéfense.

Légitimité

Compte tenu d'actes violents qui ont été imputés à des membres de la LDJ et des rapprochements idéologiques qui sont prêtés à ce mouvement, certaines associations comme le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) ou la Ligue des droits de l’homme (LDH) réclament sa dissolution.

Activité

Compte tenu de la difficulté de lui attribuer formellement la paternité de certains actes qui suivent, le nom de la LDJ a été cité, à propos d'une série d'actes violents, d'après certaines informations de diverses sources : associations, sources policières, journalistes et autres témoins, mais sans que l'on puisse confirmer, stricto sensu, l'appartenance effective des auteurs à la LDJ

Liens

Sources

See also: Ligue de défense juive, 1968, 2000, AGEN, Agence France-Presse, Alain Soral, Antisémitisme, Ariel Sharon