Liévin
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Liévin est un chef-lieu de cantons du nord de la France, dans le département du Pas-de-Calais (62). Il fait partie de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin (Communaupole) qui regroupe 36 communes, soit 250 000 habitants. Ses habitants sont appelés les Liévinois.
| Sommaire |
Présentation
| Liévin | |
|---|---|
| Pays | Image manquante France
France_flag_large.png drapeau de la France |
| Région | Nord-Pas-de-Calais |
| Département | Pas-de-Calais |
| Arrondissement | Arrondissement de Lens |
| Canton | Liévin-Nord et Liévin-Sud |
| Code INSEE | 62510 |
| Code postal | 62800 |
| Maire Mandat en cours | Jean-Pierre Kucheida 2001-2007 |
| Intercommunalité | Communaupole de Lens-Liévin |
| Longitude | 02° 46' 43" Est |
| Latitude | 50° 25' 22" Nord |
| Altitudes | moyenne : minimale : 32 m maximale : 80 m |
| Superficie | 1283 ha = 12,83 km² |
| Population sans doubles comptes | 35000 hab. (1999) |
| Densité | 2646 hab./km² |
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La ville de Liévin est une ancienne cité minière du Pas-de-Calais. Voisine de Lens, cette ville d'une taille modeste dispose tout de même de 12 maternelles, 13 écoles, 3 collèges, de deux lycées, une Université des sports, d'une piscine, de deux bibliothèques municipales, d'un centre culturel et social (CCS), d'un hôpital, d'un stade couvert régional avec un CRAF, de plusieurs jardins et parcs, et de 2 cinémas, deux cimetières, de plusieurs églises, d'un centre commercial, d'un commissariat de la police nationale, d'une gendarmerie, d'un tribunal d'instance, d'un centre principal de secours, d'un réseau complet de transport en commun intercommunal (exploité sous le nom de Tadao), de journaux régionaux (principalement La Voix du Nord, mais aussi Nord-Éclair), etc. La ville est reliée au réseau ADSL (Internet à haut débit).
Bref, ancienne cité minière du Pas-de-Calais ne signifie pas forcément ville morte !
Histoire
Liévin, un site archéologique
L'histoire de Liévin commence très tôt. La butte de Riaumont (le point le plus haut de Liévin) est un site archéologique riche. On y a trouvé des traces de l'époque néolithique, gallo-romaine, ainsi que 752 tombes qui attestent que Liévin a été une nécropole mérovingienne.
Du petit village agricole à la grande cité minière
En 1414, on recense à Liévin à peine 150 habitants. C'est alors un village tourné vers l'agriculture. Jusqu'à la Guerre, la population ne va cesser de croître :
- 600 habitants en 1759
- 900 habitants en 1789
- 1223 habitants en 1820
En 1857, on découvre de la houille à Liévin. C'est la course au charbon, la population de Liévin explose, la ville prospère. On recense 25 698 habitants en 1914.
Liévin entre les deux guerres
La Première Guerre mondiale vient rompre brutalement cette progression. La ville est en ruine, les églises et les châteaux sont détruits. La ville perd 400 civils et 600 soldats. La Croix de Guerre est décernée à la ville en 1920.
Après la Guerre, il faut tout reconstruire. Après quelques années, Liévin est de nouveau une ville active, l'extraction minière reprend.
La Seconde Guerre mondiale viendra de nouveau stopper la progression de la ville. En 1940, Liévin est évacuée. Les Allemands s'y installent. La Résistance s'organise autour, notamment, du Journal La Voix du Nord. Cette fois, ce sont 220 civils et 225 soldats qui tomberont. Liévin est libérée le 2 septembre 1944 par la huitième armée britannique.
La mine reprend plus que jamais : après la Guerre, il faut reconstruire l'économie française, il faut extraire du charbon. La silicose, qui tuera de nombreux mineurs, fait son apparition.
La fin du charbon
En plus de la silicose, les mineurs risquent chaque jour de disparaître au fond de la mine 'voir Catastrophe minière). Pour le charbon, Liévin a été à 5 reprises endeuillée :
- 28 novembre 1861, fosse 1, 2 morts
- 13 août 1882, fosse 3, 8 morts
- 14 janvier 1885, fosse 1, 28 morts
- 16 mars 1957, fosse 3, 10 morts
- 27 décembre 1974, fosse Saint-Amé, 42 morts.
Parallèlement, la récession de l'industrie minière s'amorce et, avec elle, celle de Liévin. De 1960 à 1980, 60 des 67 puits ferment. En 1974, suite à la tragédie de Saint-Amé, le dernier puits ferme. Liévin ne produit plus de charbon, une page est tournée.
Liévin sans le charbon
Liévin a beaucoup souffert de l'abandon du charbon : toute la ville reposait sur la mine. Heureusement, la ville a su se reconvertir et, si elle n'a pas le même dynamisme économique qu'à l'époque, la zone commerciale et la zone industrielles sont source de nombreux emplois et la ville reste relativement prospère avec 34000 habitants (voir plus haut).
Les maires de Liévin depuis la Révolution française
- 1790-1810, Procope-Alexandre-Joseph de Ligne
- 1810-1819, Pierre Caron
- 1820-1822, Jacques Delaby
- 1822-1825, Pierre Caron
- 1825-1856, Henri-Antoine de Ligne
- 1856-1871, Nicolas Antoine Delaby
- 1871-1878, Alexandre-Procope Comte Jonglez de Ligne
- 1879-1892, Louis Schmidt
- 1892, Félix Pamart
- 1893-1905, Edouard Defernez
- 1905-1912, Arthur Lamendin
- 1912-1913, Pierre Leroy
- 1914, François Pouvier
- 1914-1919 : ÉVACUATION
- 1919-1925, Léon Degreaux
- 1925-1929, Jules Bédart
- 1930-1935, Silas Goulet
- 1936-1939, Henri-Joseph Thiébaut
- 1939-1944, Louis Thobois
- 1944-1945, Henri Bertin
- 1945-1947, Florimond Lemaire
- 1947-1952, Eugène Gossart
- 1952-1981, Henri Darras
- 1981-..., Jean-Pierre Kucheida
Quelques Liévinois célèbres
- Georges Carpentier, boxeur né à Liévin en 1894
- Robert Enrico, réalisateur né à Liévin en 1931
Jumelage
Liévin est jumelée,
- depuis 1962 avec Hohenlimburg, ville allemande voisine de Hagen en Rhénanie-du-Nord-Westphalie,
- depuis 1999 avec Bruck an der Mur en Autriche et Pasvalys en Lituanie,
- depuis 2000 avec Rybnik en Pologne et La Valette-du-Var en France.
Liens externes
- Site officiel : http://www.ville-lievin.fr
- Communauté d'agglomération de Lens-Liévin : http://www.agglo-lenslievin.fr/
- Plans de Liévin : http://195.5.229.19/planville/lievin/rue.htm
