Liechtenstein

Fürstentum Liechtenstein
Principauté de Liechtenstein
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Drapeau du Liechtenstein

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Armoiries du Liechtenstein

(Détails) (Détails)
Devise nationale : aucune
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Langues officielles Allemand
Capitale Vaduz
Plus grande ville Schaan
Gouvernement
 - Prince
  Régent
 - Chef du gouvernement
Principauté
Hans-Adam II
son fils aîné Aloïs
Otmar Hasler
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 187e
160 km²
Négligeable
Population
 - Totale (2004)
 - Densité
Classé 186e
34 500 hab.
203 hab./km²
Indépendance
 - Date
Fin du Saint Empire romain germanique
1806
Gentilé Liechtensteinois
Monnaie Franc suisse (CHF)
Fuseau horaire UTC +1 (été +2)
Hymne national Oben am jungen Rhein
Domaine internet .li
Indicatif téléphonique +423
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La principauté de Liechtenstein (Fürstentum Liechtenstein en allemand) est un petit État d'Europe centrale situé entre la Suisse et l'Autriche.

Avec une superficie de seulement 160 km², c'est le quatrième plus petit État européen après le Vatican, Monaco et Saint-Marin.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire du Liechtenstein

Le territoire actuel du Liechtenstein constituait autrefois une petite partie de la province romaine de Rhétie. Pendant des siècles, cette terre resta géographiquement éloignée des intérêts stratégiques européens. Avant l’avènement de la dynastie actuelle, la région était inféodée à une branche de la famille des Habsbourg.

La dynastie de Liechtenstein tire son nom du château de Liechtenstein, un édifice situé plus loin en Autriche et ayant appartenu à la famille de l’an 1140 au XIIIe siècle, avant de lui revenir définitivement en 1807. Au cours des siècles, les Liechtenstein entrèrent en possession de vastes domaines, notamment en Moravie, en Basse-Autriche et en Styrie, sans toutefois échapper à la tutelle de seigneurs supérieurs, pour la plupart des Habsbourg et auxquels les princes de Liechtenstein offraient leurs services de conseillers. Ainsi, sans aucun territoire détenu directement sous l’égide de l’Empereur, la dynastie de Liechtenstein ne put remplir les conditions requises pour siéger au Reichstag.

La famille, désireuse d’accroître son pouvoir par l’obtention d’un siège, mit tout en œuvre pour acquérir des terres dites unmittelbar, c’est-à-dire n’ayant d’autre suzerain que l’Empereur lui-même. Les Liechtenstein, après de longues négociations, furent autorisés à acheter les deux minuscules comtés de Schellenberg et Vaduz aux Habsbourg, respectivement en 1699 et 1712.

Ces deux petites parcelles répondant aux critères requis, l’Empereur Charles VI les unifia et les éleva le 23 janvier 1719 au rang de principauté, laquelle est baptisée Liechtenstein en l’honneur de son nouveau prince, Anton Florian de Liechtenstein. C’est à cette date que le Liechtenstein devint un État souverain dans le cadre du Saint-Empire. La transaction ayant été purement politique, les princes de Liechtenstein ne se rendraient pas sur leur nouvelle terre avant plusieurs décennies.

En 1806, le Saint-Empire fut envahi par la France. Cet évènement eut d’importantes conséquences pour le Liechtenstein : les anciennes structures politiques et administratives se délitèrent rapidement suite à l’abdication de l’Empereur, et l’Empire lui-même fut dissout par Napoléon. De ce fait, le Liechtenstein fut délié de toute obligation d’obéissance à une puissance extérieure et devint véritablement indépendant. Dès lors, il aligna ses intérêts sur ceux de l’Autriche.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Liechtenstein resta neutre et les biens familiaux se situant dans les zones de combat furent rapatriés dans la principauté ou à Londres, pour être conservés en lieu sûr. À la fin du conflit, la Tchécoslovaquie et la Pologne annexèrent plusieurs terres allemandes, ce qui eut pour conséquence d’exproprier les Liechtenstein de la totalité de leurs possessions héréditaires en Bohême, en Moravie et en Silésie (les princes de la famille ont vécu à Vienne jusqu’en 1938). Les expropriations portaient sur 1600 km² de terres forestières et agricoles, ainsi que sur plusieurs châteaux et palais familiaux, et font encore aujourd’hui l’objet de négociations à la Cour internationale de justice. La tension à ce sujet était telle au cours de la guerre froide que les autorités tchécoslovaques interdirent l’entrée du territoire aux citoyens du Liechtenstein.

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Le château de Vaduz, qui surplombe la ville, est toujours le lieu de résidence de la famille princière.

Les difficultés financières rencontrées par la famille après la guerre la contraignirent à se défaire de plusieurs trésors artistiques, notamment du Ginevra de Benci de Léonard de Vinci, acheté par le gouvernement des États-Unis. La dévastation économique infligée par le conflit mondial força par ailleurs le petit pays à se rapprocher de la Suisse, pour conclure avec elle une union monétaire et douanière.

Ces efforts furent récompensés, et le pays se développa dès lors avec une grande rapidité. Au cours des décennies suivantes, la principauté entra dans une ère de prospérité et de modernisation économique, grâce notamment à l’instauration de conditions fiscales avantageuses qui attirèrent de nombreuses entreprises. Le prince de Liechtenstein compte aujourd’hui parmi les chefs d’États les plus riches du monde, avec une fortune estimée à deux milliards de dollars. La population du pays bénéficie également d’un des niveaux de vie les plus élevés de la planète.


Politique

Article détaillé : Politique du Liechtenstein

Le Liechtenstein est une démocratie parlementaire dirigée actuellement par le prince (Fürst) Hans-Adam II, qui est monté sur le trône à la mort de son père en 1989. Le Landtag, le parlement du Liechtenstein, est composé de 25 députés élus par les citoyens. Un gouvernement de cinq ministres assure la gestion des affaires courantes.

Lors d’un référendum organisé le 1er juillet 1984 et activement soutenu par le prince, les électeurs (jusque-là exclusivement masculins) se prononcèrent en faveur du droit de vote pour les femmes, mais uniquement pour les scrutins nationaux (et non locaux).

Contrairement à beaucoup d’autres monarchies constitutionnelles, la constitution du Liechtenstein accorde au prince plusieurs pouvoirs d’une réelle importance, ce qui suscite régulièrement des polémiques. Les critiques ont néanmoins perdu beaucoup de leur légitimité depuis qu’un référendum tenu en mars 2003 a confirmé la forte adhésion populaire aux modalités actuelles du régime. Le prince Hans-Adam et sa famille s’étaient en outre dits prêts à partir pour Vienne si leurs prérogatives constitutionnelles étaient remises en cause.

Les élections parlementaires des 11 et 13 mars 2005 firent perdre au gouvernement de Otmar Hasler une part de sa majorité au Landtag.

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Communes

Article détaillé : Communes du Liechtenstein

Le Liechtenstein est subdivisé en onze communes (Gemeinden en allemand, ou Gemeinde au singulier). La plupart correspondent à une seule ville :

  1. Vaduz
  2. Balzers
  3. Eschen
  4. Gamprin
  5. Mauren
  6. Planken
  7. Ruggell
  8. Schaan
  9. Schellenberg
  10. Triesen
  11. Triesenberg

Géographie

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Le centre-ville de Vaduz

Article détaillé : Géographie du Liechtenstein

Le Liechtenstein est situé dans les Alpes, le long de la vallée du Rhin. Le fleuve délimite la totalité de la frontière ouest du pays. À l’est, les montagnes atteignent de hautes altitudes : le sommet le plus élevé est le mont Grauspitz, qui culmine à 2599 mètres. Les vents prédominants en provenance du sud, cependant, ont tendance à adoucir le climat de la principauté.

En saison froide, les pentes neigeuses des montagnes sont très prisées par les adeptes des sports d'hiver.

Le Liechtenstein, en plus de n’avoir aucun accès à la mer, est entouré de pays n’y ayant eux-mêmes aucun accès, à savoir la Suisse et l’Autriche. Le seul autre pays du monde à se trouver dans la même situation est l’Ouzbékistan.

Les frontières de la principauté sont longues de 76 km, dont 41 km avec la Suisse et 35 km avec l'Autriche.


Société

Démographie

Article détaillé : Démographie du Liechtenstein

Seuls deux tiers de la population environ (65,8%) sont d’origine liechtensteinoise. 20,1% des résidents proviennent de pays germanophones (10,8% de Suisse, 5,9% d’Autriche et 3,4% d’Allemagne). Suivent de près les Italiens (3,3%), les ressortissants de l’ex-Yougoslavie (3,3%), les Turcs (2,6%) et les autres nationalités (4,8%).

Langue

Article détaillé : Langue allemande

Au Liechtenstein, tout comme en Suisse, la langue usuelle est un dialecte alémanique dérivé de l’allemand. L’allemand est néanmoins la langue officielle de l’administration. Le Liechtenstein est d’ailleurs le seul pays du monde à avoir adopté l’allemand comme seule et unique langue nationale (l’Allemagne et l’Autriche reconnaissent plusieurs dialectes minoritaires).

Religion

Lors d’une enquête réalisée en juin 2003, 75,7% de la population se déclara de confession catholique, contre 7% de Protestants et 4,2% de musulmans. 10,9% ne fournirent aucune réponse.

Le 2 décembre 1997, la tradition catholique fortement ancrée de la principauté fut récompensée par le pape Jean-Paul II, qui érigea la ville de Vaduz en évêché. Mais cette décision, prise par le Vatican sans avoir préalablement consulté ou informé le gouvernement du Liechtenstein, fut fortement contestée par la population. L’affaire incita certains catholiques liechtensteinois, au début de l’année 1998, à fonder une association militant pour une Église plus ouverte.

Économie

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Une entreprise de haute-technologie à Balzers.

Article détaillé : Économie du Liechtenstein

Malgré sa petite taille et ses ressources naturelles limitées, le Liechtenstein bénéficie d’une économie prospère, fondée sur le marché libre et un haut niveau d’industrialisation. Le secteur financier de la principauté, tout comme le niveau de vie de sa population, peuvent tout à fait se comparer aux régions urbaines les plus riches de ses grands voisins européens.

Un impôt sur les sociétés très avantageux (le taux maximum est de 18%, la moyenne européenne s’élevant environ à 30%) et diverses autres facilités ont incité près de 74000 multinationales à s’implanter au Liechtenstein, le plus souvent sous la forme d’une simple boîte postale. La principauté en tire 30% de ses revenus. Mais à l’exemple d’autres paradis fiscaux comme Monaco, le Liechtenstein a récemment multiplié les efforts pour démentir sa réputation de centre international du blanchiment d’argent.

Le Liechtenstein, contraint d’importer plus de 90% de ses besoins énergétiques, participe à une union douanière et monétaire avec la Suisse, et utilise donc le franc suisse comme monnaie nationale. La principauté est par ailleurs membre de l’Espace Économique Européen (EEE) depuis mai 1995, et le gouvernement cherche à harmoniser sa politique économique avec celle de l’Union Européenne. Le chômage, bien qu’ayant doublé depuis l’an 2000, ne s’élève qu’à 2,2% au troisième trimestre de 2004, ce qui constitue le taux le plus bas de tout l’EEE.

Culture

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La cour du château de Balzers sert à l'occasion de scène à ciel ouvert.

Article détaillé : Culture du Liechtenstein

La petite principauté offre une étonnante gamme d’activités ou d’associations culturelles et artistiques. La culture populaire, notamment, est portée par une jeune génération très active ayant donné naissance à plusieurs groupes de rock ou de pop dont la renommée a souvent dépassé les frontières locales.

De nombreuses associations ont pour vocation d’organiser des expositions ou d’autres types de manifestations. Un musée national (Landesmuseum), inauguré en novembre 2003, est venu s’ajouter aux autres institutions culturelles de la principauté : musée de l’Art (Kunstmuseum), musée du ski (Skimuseum) ou encore musée de la poste (Postmuseum).

L’unique théâtre de la principauté, le Théâtre de la Place de l’Église (Theater am Kirchplatz), se trouve à Schaan. Mais depuis octobre 2003, Vaduz abrite également le Kleintheater Schlösslekeller, qui propose des concerts, des numéros d'humoristes ou des représentations de petites pièces. La principauté compte plusieurs artistes locaux reconnus dans leur domaine, comme le sculpteur Georg Malin et les peintres Bruno Kaufmann et Martin Frommelt.

Transports

Le réseau routier du Liechtenstein, bien entretenu, est long d’environ 140 km. Il n’existe aucune autoroute, et les règles de conduite, tout comme les panneaux de signalisation, sont à quelques exceptions près les mêmes qu’en Suisse. Ces exceptions concernent notamment le degré d’alcoolémie toléré (0,8 g contre 0,5 g en Suisse).

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Le Liechtenstein, bien qu’ayant conclu une union postale avec la Suisse, dispose de ses propres timbres et de son propre indicatif téléphonique international (+423).

La principauté ne compte que 9,5 km de voies ferrées, qui assurent en réalité la connexion entre la ville suisse de Buchs et la ville autrichienne de Feldkirch. Les voies, pour cette raison, sont entretenues et administrées par la compagnie nationale ferroviaire autrichienne, la ÖBB (Österreichische Bundesbahn). La compagnie publique Liechtenstein Bus (LBA), inspirée du Postauto suisse, assure la desserte de l’ensemble des communautés du Liechtenstein. Les bus de la LBA relient également la principauté avec les communes suisses de Sargans, Buchs et Sevelen.

Sports

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Le skieur de fond Markus Hasler, aux JO d'hiver de Salt Lake City en 2002.

Les équipes de football du Liechtenstein jouent au sein des ligues suisses. La Coupe du Liechtenstein permet tous les ans à la meilleure équipe du pays d'accéder à la Coupe de l'UEFA : il s'agit le plus souvent du FC Vaduz, qui joue par ailleurs en seconde ligue suisse, et qui a connu son plus grand succès à l'occasion de la Ligue des Champions de 1996 en battant les Lituaniens du FC Universitate Riga par 4 buts à 2.

L'équipe nationale de football du Liechtenstein est traditionnellement considérée comme une proie facile pour n'importe quel adversaire. Les Liechtensteinois connurent pourtant une semaine exceptionnelle en automne 2004 à l'occasion des matchs de qualification pour la Coupe du monde de 2006, en arrachant un nul de 2 à 2 au Portugal avant de triompher du Luxembourg par 4 buts à 0.

En tant que pays montagneux, le Liechtenstein réalise de bonnes performances dans le domaine des sports d'hiver, notamment le ski alpin : Hanni Wenzel a ainsi remporté deux médailles aux jeux olympiques d'hiver de 1980.



Liens externes

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Wikimedia Commons possède des documents multimédia sur le Liechtenstein.
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Wikitravel propose un guide de voyage sur le Liechtenstein sous une licence Creative Commons.



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Drapeau européen

Les 46 États membres du Conseil de l'Europe Image manquante
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Drapeau européen

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États européens hors du Conseil de l'Europe

Biélorussie · Kazakhstan¹ · Vatican (Saint-Siège)

¹ partiellement européen    ² caractère européen discuté   

See also: Liechtenstein