Liberté d'expression
La liberté d'opinion et d'expression est généralement considérée comme une liberté fondamentale de l'homme. Elle est citée à l'article 19 de la déclaration universelle des droits de l'homme comme suit:
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Elle va de pair avec la liberté d'information et plus spécifiquement la liberté de la presse, qui est la liberté pour un propriétaire de journal de dire ou de taire ce que bon lui semble dans son journal, sous réserve d'en répondre devant les tribunaux en cas de diffamation.
Lorsque des personnes de pouvoir ou des institutions interviennent officiellement ou non pour limiter l'expression, on parle de censure.
La liberté d'expression est bien souvent la premieres des libertés éliminées dans un régime de non-droit: le mainmise sur les médias (et non leur simple contrôle comme peut l'assurer le CSA) est en général la toute première mesure prise par les régimes totalitaires. Lorsqu'elle est incomplète, comme dans le putsch organisé en URSS contre Michael Gorbatchev (qui avait négligé le rôle des fax), ce pouvoir est rapidement menacé.
La liberté d'expression subit souvent des entorses y compris dans les pays de droit, la plupart du temps pour des raisons sécuritaires (exemple: Patriot Act aux États-Unis) mais également pour des causes jugées à tort ou à raison plus importantes à une époque donnée : lutte contre les discriminations raciales et le négationnisme (loi Gayssot en France), protection de l'enfance, défense de droits de propriété intellectuelle (soit droit d'auteur, soit copyright), etc.
Le sexe et la violence font partie des thèmes les plus souvent visés par la censure.
Depuis la fin du XXe siècle, l'apparition de modes de communications de masse comme l'Internet et la difficulté des états et du droit à s'adapter à de telles évolutions techniques ont remis sur le tapis les problèmes liés :
- d'une part au contrôle de la liberté d'expression.
- d'autre part à d'éventuelles mainmises sur celle-ci (cas de la Chine)
« Liberté de penser »
Le nom de liberté de penser ou (de pensée) est parfois utilisé par abus de langage pour faire référence à la liberté d'opinion et d'expression. En fait, une éventuelle liberté de penser, si tant est qu'elle existe, ne serait guère menacée même sous les régimes les plus dictatoriaux, aucun dispositif ne permettant actuellement (2004) de sonder les pensées de qui que ce soit.
