Libéralisme


Le libéralisme est un ensemble de courants de pensée qui affirment la primauté de l'individu et de sa liberté sur toutes les formes de pouvoir, en particulier ceux de l’Etat.

La définition de la liberté individuelle la plus courante est celle de l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 :

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits.

Certains philosophes des Lumières lui préfèrent la définition suivante:

La liberté est l'autorisation de n'obéir à aucune autre loi extérieure que celles auxquelles j'ai pu donner mon assentiment (Kant, note de la 2ème section de « Vers la paix perpétuelle »

Cette nuance est partagée par Rousseau, qui considère dans le Contrat Social que tout le monde doit se soumettre à des lois pour pouvoir être protégé mais devrait avoir le droit de choisir lesquelles, c'est à dire de pouvoir refuser d'appartenir à la communauté.

Sommaire

Histoire du libéralisme

Bien que le terme « libéralisme » pour désigner un courant de pensée ne soit apparu qu’en 1823 dans le Dictionnaire universel de la langue française, les origines de ce mouvement sont lointaines.

En effet la tradition libérale prolonge le mouvement d’idées qui, depuis Epictète et les Stoïciens, Diogène et les Cyniques, puis Aristote, affirme la primauté de l’individu, réaffirmée par le judaïsme et le christianisme, puis l’humanisme de la Renaissance.

Dès le XVIe siècle les philosophes de l'école de Salamanque reformulent la notion de droit naturel héritée d’Aristote et de Thomas d’Aquin, et en déduisent les principes de souveraineté du peuple et de séparation des pouvoirs. Dans le domaine économique, ils justifient la propriété privée, la libre circulation des personnes et des biens et défendent le libre marché. Au XVIIe siècle, le mouvement libéral s’incarne en particulier dans les levellers de la révolution anglaise de 1642.

La pensée libérale se construit entre le milieu du XVIIe siècle et le milieu du XIXe siècle, sous l’impulsion des philosophes des Lumières, en opposition à l’absolutisme politique légitimé par des conceptions religieuses.

John Locke fonde la philosophie libérale moderne en organisant et en développant ses thèmes principaux : théorie des droits naturels, limitation et séparation des pouvoirs, justification de la désobéissance civile, affirmation de la liberté de conscience, séparation de l’Eglise et de l’Etat. Hume, Condillac, Montesquieu développent les conséquences de leurs positions philosophiques libérales dans les domaines politique et économique. Des penseurs plutôt connus comme économistes, comme Turgot, Adam Smith ou John Stuart Mill,, prennent soin de rattacher leurs positions économiques aux racines philosophiques du libéralisme. L’école libérale dite « classique » se constitue alors comme une pensée cohérente englobant tous les domaines de l’action humaine.

Le libéralisme a exercé une profonde influence sur la Révolution américaine de 1775. Les élites, notamment bourgeoises, ayant soutenu la Révolution française de 1789 et dirigé le pays après la chute de la monarchie constitutionnelle étaient partisanes du libéralisme qui se traduisait en France par une pensée subversive à l'encontre de la monarchie absolue de droit divin. Les principes fondateurs du libéralisme sont contenus dans le préambule de la constitution américaine de 1787, ainsi que dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789. La révolution américaine est riche d'auteurs libéraux, de Thomas Jefferson et Benjamin Franklin à Thomas Paine.

Le début du XIXe siècle voit l’approfondissement des idées libérales, avec par exemple Benjamin Constant dans le domaine politique et Jean-Baptiste Say dans le domaine économique. En même temps, les libéraux s’efforcent de diffuser largement leurs idées, qui s’opposent aux idées étatistes prédominantes dans les cercles du pouvoir, avec par exemple les célèbres pamphlets de Frédéric Bastiat.

A partir de la fin du XIXe siècle, la pensée libérale est battue en brèche. Des auteurs de plus en plus nombreux appellent l’Etat à pallier les effets négatifs de la Révolution industrielle. Ainsi naissent des courants anti-libéraux « de gauche » tels que le socialisme, le marxisme et le communisme, qui trouvent un écho favorable dans l’opinion publique. Puis les deux guerres mondiales et les grandes crises économiques donnent l’occasion aux Etats d’établir leur emprise sur la société, aidés par des courants anti-libéraux« de droite » comme les nationalismes et les conservatismes.

En même temps que la pensée libérale classique perd de sa popularité, apparaissent diverses écoles de pensée qui se réclament du libéralisme tout en le cantonnant à des domaines particuliers où leurs positions peuvent ne pas être cohérentes avec les principes philosophiques libéraux. Le « libéralisme keynésien », qui recommande l’intervention systématique de l’Etat dans l’économie, est le principal nouveau courant se réclamant du libéralisme au point que l’usage des termes « liberal » et « liberalism » dans les pays anglo-saxons désigne une pensée préconisant l'intervention de l'Etat dans la redistribution des richesses. L’opinion devenue la plus courante est d’adhérer aux principes philosophiques du libéralisme sans accepter les conséquences politiques et économiques qu’en tire le libéralisme classique.

Au XXe siècle, le libéralisme classique est représenté en particulier par l'école autrichienne qui culmine avec Ludwig von Mises, Friedrich A. Hayek et Karl Popper. Les représentants contemporains de ce courant de pensée, dont en France Jacques Rueff, Raymond Aron, Jean-François Revel, Alain Laurent, Pascal Salin, Henri Lepage, se considèrent comme fidèles à une tradition séculaire et refusent la dénomination d’« ultra-libéraux » qui leur est attribuée par ceux qui ne partagent pas leurs idées, tout comme celle de « néolibéraux » utilisée par ceux pour qui le libéralisme classique serait « définitivement mort ».

Les usages du mot libéralisme

Utilisé seul, le terme "libéralisme" désigne le courant de pensée né en Europe au XVIIe siècle et XVIIIe siècle, pour lequel la liberté individuelle est un principe général qui s'applique à tous les domaines de la vie en société. Ce courant est souvent appelé libéralisme classique pour le distinguer des autres usages du mot "libéralisme".

Pour ceux qui préfèrent considérer séparément les thèses applicables en fonction du domaine considéré, le terme « libéralisme » utilisé seul ne désigne aucun concept précis, et le libéralisme se décline en trois domaines principaux, comportant eux-mêmes des courants différents :

Les historiens des idées politiques, de leur côté, s'intéressent aux courants qui se sont réclamés du libéralisme à différentes époques et en différents lieux. Ils sont ainsi amenés à distinguer un grand nombre de variétés plus fines de courants libéraux. Voir par exemple les travaux du politologue français Jean Touchard.

Les droits naturels

Le fondement de la pensée libérale est la croyance que chaque individu possède des droits dits droits naturels qui découlent de sa simple existence et sont inhérents à la nature humaine, indépendamment des structures sociales dans lesquelles il est (ou n'est pas) inséré. Ces droits sont : le droit à la vie, le droit à la liberté et le droit à la propriété.

Du droit à la vie découle le droit de légitime défense, le droit à la sûreté et le droit de résistance à l’oppression. Le droit de propriété est le droit pour chaque individu de disposer à sa guise du fruit de son activité et des richesses qu'il a créées ou acquises de façon légitime, ainsi que de s’approprier toute chose (par exemple l’espace qu’il occupe ou l’air qu’il respire) qui n'est pas déjà la propriété d'un autre individu.

Ces droits ont un caractère universel. Ils sont applicables à tous les êtres humains, sans égard au lieu ni à l'époque, ce qui fonde l’égalité en droit.

Un droit naturel se distingue d'un droit positif en ce qu'il ne découle pas d'une définition législative. Pour citer Bastiat « Personnalité, Liberté, Propriété [...] sont antérieures et supérieures à toute législation humaine. ».

La thèse des droits naturels est largement développée par John Locke. De cette théorie est issue la conception moderne des droits de l'homme qui a fourni historiquement la justification idéologique de la Révolution américaine et de la Révolution française.

L’éthique libérale

La morale libérale se résume à un seul précepte « tu ne violeras pas les droits naturels d’un autre être humain ». Elle laisse chacun libre de choisir ses propres fins, ses propres moyens et sa propre morale, dans la mesure où il n’empêche pas les autres d’en faire autant.

Le libéralisme implique l’interdiction de toute violence, du meurtre, du vol, de la tromperie, de l’esclavage sous toutes ses formes, et de toute forme de dictature. Il accepte en revanche la légitime défense contre une agression.

A part cela, il ne prescrit aucun comportement particulier au niveau individuel. Il considère que la morale et les religions sont hors de son domaine et se borne à interdire l’usage de la contrainte en matière religieuse ou morale, comme dans toutes les autres matières. C’est en quelque sorte une morale minimale de tolérance qui autorise chacun à choisir librement les autres règles qu’il veut suivre.

La responsabilité, inséparable de la liberté et de la propriété, dit que chaque individu doit supporter les conséquences de ses actions, bonnes ou mauvaises. C'est une condition de la liberté : si autrui devenait responsable de nos actions, il devrait acquérir l'autorité pour imposer ses vues et donc restreindre notre liberté. C'est aussi une composante de la sûreté d'autrui.

La notion de liberté est liée à celle d'égalité en droit : la liberté des autres implique de leur reconnaître les mêmes droits que ceux qu'on s'accorde. Pour les libéraux, tous les êtres humains doivent traités comme des égaux quelles que soient leurs différences. Les opinions, les désirs et les choix de chacun sont aussi respectables que ceux de n’importe quel autre.

La société libérale

Le libéralisme n'exige de la société que le respect des droits naturels et la limitation des compétences de l’Etat. Une société libérale est le résultat des choix et des actions effectués librement par l'ensemble de ses membres, ce qui lui permet théoriquement d'exister sous des formes très diverses.

Cependant, la plupart des auteurs libéraux forment un pronostic explicite ou implicite sur la forme que doit prendre une société libérale. Ils partent du constat que l’être humain est un animal profondément social, qui sait que l'association avec ses semblables est le moyen de sa propre survie et de sa propre satisfaction, et réciproquement est attentif aux sentiments et au bien-être de ses semblables. Tout en reconnaissant l'extrême diversité des êtres humains, les penseurs libéraux ont a priori confiance dans leur action spontanée.

Ils pensent vraisemblable que, livrés à eux-mêmes, les humains s’associeront pour trouver des solutions aux problèmes qu’ils ne peuvent résoudre seuls. Rien dans le libéralisme ne s'oppose donc aux actions collectives, à condition que les associations qui les entreprennent soient entièrement volontaires et n'exercent aucune contrainte ni sur leurs membres, qui doivent pouvoir les quitter librement, ni sur les autres individus.

Selon les projets auxquels il veut participer et les idéaux auxquels il souhaite adhérer, chaque être humain peut appartenir à une multitude de communautés. Chacune ne peut lui demander que ce qui est nécessaire à la réalisation de son objet particulier, et aucune ne peut prétendre le déterminer tout entier. La société libérale n’est ni une juxtaposition d’individus égoïstes étrangers les uns aux autres, ni une juxtaposition de communautés séparées, mais plutôt un enchevêtrement d’associations volontaires de toutes natures à travers lesquelles chacun peut travailler aux fins qu’il se donne, en coopérant librement avec ceux qui partagent tel ou tel de ses idéaux.

Il est possible que, par l’exemple et l’imitation, les objectifs, les règles et les méthodes adoptés par certains groupes se diffusent à l’ensemble de la société. Les règles sociales résultent ainsi d’un processus d’invention et de sélection comparable à celui de l’évolution naturelle, qui fait émerger un ordre spontané que les libéraux considèrent comme le seul légitime, à condition qu'il ne viole pas les droits naturels des individus.

Les aspects politiques du libéralisme

Le libéralisme classique admet que l’institution de l’Etat est nécessaire pour faire respecter l’interdiction de la violence. Chacun doit renoncer à utiliser la violence et en confier à l’Etat le monopole, au service de la protection de chacun contre tous les autres.

L’Etat étant une organisation humaine, le risque que les hommes qui le composent abusent de ce monopole de la violence est permanent. En même temps qu’il est le garant des libertés, l’Etat est donc aux yeux des libéraux la plus grave menace pour ces mêmes libertés. Lui accorder « le monopole de la violence légitime » (Max Weber) a pour contrepartie nécessaire de limiter son domaine d’action de façon rigoureuse.

Pour les libéraux classiques, les seules fonctions légitimes de l'État sont celles qui assurent la protection du citoyen : police, justice et défense nationale. Ces fonctions forment l’Etat minimal.

Pour les libéraux, l'Etat ne peut légitimement pas exercer d’autres pouvoirs que ceux que les citoyens lui confient librement, ce qui suppose qu’ils les détiennent en tant que droits naturels. Le gouvernement doit être soumis aux mêmes lois que les citoyens, et ne doit pas faire de lois qu'il ne s'applique pas à lui-même.

Le libéralisme classique ne se prononce pas sur la forme institutionnelle de l'Etat, mais seulement sur l'étendue de ses pouvoirs. Il préfère néanmoins les dispositions qui permettent de limiter effectivement ces pouvoirs, comme la démocratie et la séparation des pouvoirs.

Le libéralisme classique ne reconnaît pas de droits particuliers aux majorités. De la même façon qu’il interdit à un plus fort d’imposer sa volonté à un plus faible, il interdit à un plus grand nombre d’individus d’imposer leur volonté à un plus petit nombre. Aucune majorité ne peut imposer à une minorité, fût-elle réduite à un seul individu, quelque chose qu’elle refuse. Le rôle de l’Etat libéral n’est pas de faire régner la loi de la majorité, mais au contraire de protéger la liberté des individus et des minorités contre les plus forts et les plus nombreux. En particulier, le libéralisme classique refuse qu'une majorité même démocratique puisse étendre le domaine d'action de l'Etat au delà de l'Etat minimal.

Cette philosophie politique pourrait se résumer en trois citations : Montaigne : « Les princes me donnent prou s’ils ne m’ôtent rien, et me font assez de bien quand ils ne me font point de mal ; c’est tout ce que j’en demande  » ; Jean-Baptiste Say : « A la tête d’un gouvernement, c’est déjà faire beaucoup de bien que ne pas faire de mal  » ; Frédéric Bastiat : « N’attendre de l’Etat que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième  ».

Ces positions ont été confortées au XXe siècle par celles de l'Ecole des choix publics, qui analyse les actions de l'Etat comme celles d'une organisation comme les autres, qui défend les intérêts particuliers de ceux qui la composent ou qui la soutiennent, et non l'"intérêt général", quelle qu'en soit la définition.

Les libéraux les plus radicaux, les libertariens ou anarcho-capitalistes, affirment que la sphère des attributions légitimes du pouvoir politique est vide, et que le risque pris en confiant à l’Etat le monopole de la violence est trop grand pour valoir d’être couru. Ils considèrent donc l'Etat comme un ennemi et prônent sa disparition totale. Par opposition, les tenants des positions classiques sur l’Etat minimal sont souvent appelés minarchistes.

Les aspects économiques du libéralisme

Pour le libéralisme classique, le libéralisme économique n’est pas autre chose que l’application de la philosophie libérale aux actes économiques. L'économie n'est qu'un des domaines de l'activité humaine où l'Etat ne doit pas intervenir.

Du libéralisme philosophique, ces économistes retiennent l’idée que chaque être humain est libre d’agir comme il l’entend, et le meilleur juge de son propre bien-être. Il en découle que la valeur que nous accordons aux choses, qui exprime le désir que nous éprouvons pour elles, est purement subjective. Et puisque ni le désir ni la satisfaction ne sont mesurables, la valeur qui en est l’expression n’est pas une grandeur mesurable. On ne peut ni comparer ni additionner les valeurs que deux individus différents attachent à un bien, ni les satisfactions qu’ils en retirent. Il n’existe pas de mesure du bien-être d’un individu ou d’un groupe, et la notion d’optimum économique est vide de sens pour les libéraux classiques.

Le libéralisme constate que les motivations des humains sont trop diverses et les circonstances dans lesquelles ils sont placés sont trop variées pour qu’un mécanisme de planification centralisée puisse leur donner satisfaction. Le seul moyen d’intégrer les décisions des acteurs économiques, c’est le fonctionnement effectif des dispositifs institutionnels concrets par lesquels les initiatives et les intérêts des uns et des autres se confrontent et s’intègrent, c’est à dire le marché.

Le libéralisme postule que tout accord librement consenti augmente la satisfaction des deux parties, car s’il en était autrement, celui des deux qui se sentirait lésé refuserait cet accord et l’échange n’aurait pas lieu. Plus généralement, tout ensemble d'échanges librement consentis améliore la situation de tous ceux qui y ont participé. Contrairement à la conception néoclassique, qui voit la liberté des échanges comme un simple moyen d’arriver à un optimum économique défini par ailleurs, la conception classique y voit la garantie que la situation qui en résulte est jugée préférable à la situation de départ par ceux qui ont participé aux échanges. La liberté d’échanger et d’entreprendre est à la fois un cas particulier du principe philosophique de liberté, donc un impératif moral qui s’impose indépendamment de ses conséquences, et le moyen qui conduit le plus probablement à la plus grande satisfaction générale.

Ces positions sont à la base de l’Ecole autrichienne d’économie.

Critiques du libéralisme

Le libéralisme a été et continue à être l’objet de nombreuses critiques, qu’il est possible de classer en deux grands groupes.

Le premier vise les principes philosophiques. Un premier argument est que la liberté et le libre arbitre sont des illusions, ce que soutiennent le déterminisme et le fatalisme. Un deuxième est que les présupposés individualistes du libéralisme sont scientifiquement faux car contraires à la réalité humaine : l'unité sociale active est essentiellement le groupe et l'individu n'est qu'un épiphénomène. Selon le groupe qui est privilégié, on trouve différentes variétés de holisme ou de collectivisme, notamment le marxisme où le groupe privilégié est la classe et le nationalisme où le groupe privilégié est la nation.

Selon d’autres critiques, les humains doivent se soumettre à des principes supérieurs de nature morale, religieuse ou politique. Cette position n’est pas en soi contraire aux principes libéraux tant que cette soumission reste volontaire ; elle le devient quand certains hommes s’arrogent le droit de contraindre les autres à agir selon ces principes supérieurs. Une position voisine est que certains êtres humains ont par nature le droit d’imposer leur volonté aux autres. C’est par exemple l’absolutisme ou la théocratie. Ces critiques doivent nécessairement admettre que certains hommes ont des droits que les autres n’ont pas, en particulier celui de contraindre d’autres hommes à agir contre leur propre intérêt et leurs propres convictions.

Les critiques du deuxième type concernent la non-intervention économique de l'Etat prôné par le libéralisme. Elles partent généralement de constats relatifs à des insatisfactions sociales et demandent l’intervention de l’Etat pour les corriger, ce qui se traduit pour un libéral par la création d'inégalité en droit.

L'accusation la plus commune est que le libéralisme n'accorderait aucune valeur à la réduction des inégalités et considérerait les politiques de solidarité comme économiquement contre-productives. D’autres critiques se fondent sur la différence entre liberté formelle (droit de circuler, par exemple) et liberté réelle (capacité économique de réellement circuler, par exemple). Le marxisme et les idéologies qui en sont dérivées considèrent la propriété privée comme la source de toutes les oppressions.

Ces critiques sont détaillées dans l'article Critique du libéralisme économique

Liens externes

Textes classiques

Libéraux

Critiques

See also: Libéralisme, 1775, 1787, 1789, 1823, Absolutisme, Adam Smith, Anarcho-capitaliste, Anglais, Aristote