Saintes-Maries-de-la-Mer
| Saintes-Maries-de-la-Mer | |
|---|---|
| Pays | Image manquante France
France_flag_large.png drapeau de la France |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Bouches-du-Rhône |
| Arrondissement | Arles |
| Canton | Saintes-Maries-de-la-Mer |
| Code INSEE | 13096 |
| Code postal | 13460 |
| Maire Mandat en cours | Roland Chassain 2002-200? |
| Intercommunalité | nc |
| Longitude | 04° 25' 43" E |
| Latitude | 43° 27' 10" N |
| Altitudes | moyenne : 4 m minimale : 0 m maximale : 6 m |
| Superficie | 37461 ha = 374,61 km² |
| Population sans doubles comptes | 2478 hab. (1999) |
| Densité | 6,6 hab./km² |
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Histoire
Même si l'endroit des actuelles Saintes-Maries-de-la-Mer devait être un lieu d'habitation très ancien, la première mention explicite qui est faite du village date du IVe siècle.
Elle nous vient du poète et géographe Festus Avennius, qui au IVe siècle, signalant plusieurs peuplades dans la région, cite oppidum priscum Ra, que le grand historien des Gaules Camille Julian place à l'endroit des actuelles Saintes-Maries-de-la-Mer.
Oppidum signifiant forteresse et priscum ancienne, ce serait donc « l'ancienne forteresse Ra ». Aviennus y voyait le nom egyptien d'une île consacré à Râ, le dieu du Soleil et père de tous les dieux. Mais, à l'ère des grandes influences chrétiennes, Râ se transforma en Ratis, mot qui signifie bateau, radeau ou îlot.
Nous n'avons pas de datation exacte sur la naissance de cette nouvelle appellation du village, mais il est transmis que saint Césaire d'Arles ait légué par testament à sa mort en 542, Sancta Maria de Ratis à son monastère.
Le village devint donc Saintes Maries de la Barque (ou Saintes Maries de Ratis), aussi nommé parfois Notre-Dame de la Barque (ou Notre-Dame de Ratis).
Pendant l'hiver 859-860, resté comme le plus rude du IXe siècle, les Vikings hivernent en Camargue et selon toute vraisemblance, aux Saintes.
En 869, lors d'un raid autour des Saintes, les Sarrasins enlèvent l'évêque d'Arles qu'ils restituent mort aux Arlésiens.
L'église telle qu'elle se dresse aujourd'hui date des XIe et XIIe siècles
C'est environ au XIIe siècle que ce nom se transformera en Notre Dame de la Mer.
En 1448, sous l'impulsion du roi René, « invention » (i-e découverte) des reliques des saintes Maries Jacobé et Salomé. Les comptes rendus de l'époque signalent une église primitive à l'intérieur de la nef actuelle. Pour certains, ce bâtiment pourrait correspondre à une chapelle mérovingienne du VIe siècle.
A la révolution, le culte est suspendu entre 1794 et 1797. Les créneaux de l'église sont démolis et leurs pierres vendues; ils seront rénovés en 1873.
En 1838, le village prend le nom des « Saintes-Maries-de-la-Mer » .
Au début du mois de juin 1888, Vincent Van Gogh qui vient d'arriver en Provence, fait un court séjour de cinq jours aux Saintes. Il y peint notamment les barques sur la plage et le village vu de la mer.
Peu de temps après, est inauguré le train Arles - les Saintes, appelé le « petit train » (1892). La ligne, devenue non rentable à suite du développement de l'automobile, fermera en octobre 1953.
Depuis 1960, la cité vit principalement du tourisme dont le développement depuis les années 1980 se veut mieux maitrisé. Toutefois, cette évolution ne s'est pas réalisée sans un changement social-professionnel important de la population, avec la disparition des pêcheurs, agriculteurs au bénéfice des commerçants et retraités d'origine souvent exogène à la Provence.
Divers
- Pélerinages du 25 mai et de fin octobre (aux saintes Maries Jacobé et Salomé) : celui du 25 mai est aussi célébré pour la patronne des Gitans, Sarah
- Eglise fortifiée des XIe et XIIe siècles
- Présence à proximité du village d'un plan d'eau spécialement amenagé pour les tentatives de records de vitesse en planche à voile.
