Les Hydropathes

Image manquante
Logo_litt.jpg


Série : Littérature
Littérature francophone

Écrivains - Livres

Histoire littéraire

Antiquité - Moyen Âge
XVIe s. - XVIIe s.
XVIIIe s. - XIXe s.
XXe s. - XXIe s.

Formes littéraires

Conte
Nouvelle - Roman
Poésie - Théâtre

Genres littéraires

Biographie - Fantastique
Roman noir - Polar
Science-fiction
BD - Jeunesse
Expérimental - Nouveau roman

Voir aussi

Litt. non francophone
Courants littéraires
Prix littéraires
Écriture

Méta

Le projet littérature
Portail Littérature

Les Hydropathes est un club littéraire parisien qui a existé entre 1878 et 1880. Ce club a préfiguré le mouvement du symbolisme.

Le club

Après la guerre de 1870, Il se créa à Paris de nombreux clubs littéraires dont la longévité et l'importance étaient extrêmement variées. Le club des Hydropathes fut l'un des plus important tant par sa durée que par les artistes qui y participèrent.

Le club fut créé par Émile Goudeau le 11 octobre 1878. Il choisit le nom d'Hydropathe à partir d'une valse appelée Hydropathen de Joseph Gungl qu'il affectionnait.

L'objectif premier du club était de célébrer la littérature et en particulier la poésie. Mais les membres professaient également le rejet de l'eau comme boisson au bénéfice du vin. Charles Cros écrivit :

Hydropathes, chantons en cœur
La noble chansons des liqueurs

Le club eut un succès important, lors de sa première séance, il réunit soixante quinze personnes. Ce nombre atteint plus tard trois cent à trois cent cinquante participants. Cette réussite était due en grande partie à son président et animateur Émile Goudeau. Ce fut également grâce à une certaine bienveillance des autorités et à la facilité d'inscription qu'il grandit. Celui qui voulait s'inscrire ne devait mentionner sur sa demande au président un talent quelconque dans la littérature, la poésie, la musique, la déclamation ou tout autre art.

Les participants déclamaient leur poésie ou leur prose à haute voix devant l'assistance lors des séances du vendredi soir. Le club faisait salle comble et les soirées étaient épiques. C'est après une série de chahuts provoqué par le trio Jules Jouy, Sapeck et Alphonse Allais qui lancèrent des pétards et des feux d'artifices que le club disparu en 1880.

Le journal

Émile Goudeau créa en janvier 1879 un journal bihebdomadaire L'Hydropathe. Ce journal transcrivait les interventions poésie ou monologue des membres du club. Son créateur en était le rédacteur en chef.

Le journal disparut en mai 1880.

L'héritage

De nombreux jeunes poètes et écrivains de cette époque participèrent à ce club. On peut citer par exemple :

Le mouvement des Hydropathes fut un des creusets qui annonça le symbolisme.

See also: Les Hydropathes, 1878, 1879, 1880, Alphonse Allais, Bande dessinée, Biographie, Charles Cros, Conte