The Beatles
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Le groupe musical anglais The Beatles a été un des groupes de rock les plus populaires au monde, actif principalement de 1962 à 1969. Ses chansons ont marqué une génération et leurs mélodies ont été adaptées à de nombreux styles musicaux, notamment le jazz. Aujourd’hui, ce groupe reste toujours l’objet d’un culte vivace de beaucoup de ses fans. Les auteurs-compositeurs John Lennon et Paul McCartney restent célèbres comme compositeurs de standards qui ont fait l’objet de quelques centaines d’adaptations par différents artistes dans les décennies qui suivirent.
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Le groupe
- George Harrison (25 février 1943 - 29 novembre 2001), guitare principale, chant, quelques compositions;
- John Lennon (9 octobre 1940 - 8 décembre 1980), auteur-compositeur, chant, guitare rythmique;
- Paul McCartney (né le 18 juin 1942, auteur-compositeur, chant, guitare basse;
- Ringo Starr (Richard Starkey) (né le 7 juillet 1940), batteur, quelques chants;
Les Beatles restent les artistes ayant vendu le plus grand nombre de disques au monde. Le dernier chiffre publié (dans les années 80) faisait état de plus de 1 milliard 200 millions de supports sonores vendus à travers la planète. Un biographe de Paul McCartney a calculé aussi dans les années 1970 qu’à tout moment l’une des 200 interprétations de la chanson Yesterday était jouée par une radio quelque part dans le monde.
Ce groupe de rock anglais, groupe phare des années 1960, a influencé de façon importante la musique que nous écoutons aujourd’hui.
John Lennon a résumé les débuts du groupe ainsi: « Il était une fois trois petits garçons nommés John, George et Paul, de leur nom de baptême. Ils décidèrent de se mettre ensemble parce qu’ils étaient du genre à se mettre ensemble. Quand ils furent ensemble, ils se demandèrent pour quoi faire, après tout. Alors il leur poussa tout-à-coup des guitares et ils formèrent du bruit. Au début, cela n’intéressait personne ».
Les débuts
Lors d’une fête paroissiale, John Lennon, qui y jouait avec son groupe The Quarry Men, fait la rencontre de Paul McCartney, le 6 juillet 1957. Celui-ci rejoint la formation quelques jours plus tard. Un ami de Paul, George Harrison, les rejoint et prend la position de troisième guitariste en février 1958. À trois, ils forment les Silver Beetles et jouent dans les clubs de Liverpool. Autodidactes, influencés par le Rock'n'Roll, (Chuck Berry, Buddy Holly, Elvis Presley, Little Richard, Gene Vincent en particulier) et le blues noir américain, ils jouent les morceaux de rock du moment à l’oreille, sans partitions, en les écoutant à la radio et en disques.
Leur premier engagement sérieux a lieu à Hambourg en Allemagne où Pete Best va devenir leur premier batteur, Stuart Sutcliffe est leur bassiste.
Pour le public de ces clubs, ils doivent fournir de longs spectacles éprouvants physiquement et donc élargir considérablement leur répertoire. Ils prennent alors, pour supporter le rythme, des amphétamines - autorisées à cette époque car leurs effets secondaires étaient sous-estimés, et très utilisées aussi par les étudiants en période d’examen. Ils ont beaucoup d’admiration pour le batteur d’un autre orchestre, nommé Ringo Starr, qu’ils croisent à cette époque : la notoriété plus grande de son groupe lui permet de manger chaud, et de dormir dans un vrai lit avec de vrais draps (aveu révélé par la série vidéo Anthology).
À leur retour d’Allemagne, le public anglais reconnaît que les Beatles ont beaucoup mûri dans leur présence sur scène et leur qualité de musiciens. Après trois voyages formateurs à Hambourg, en décembre 1961, Brian Epstein se présente à eux. Il n’a jamais dirigé de formation musicale auparavant mais il va devenir leur mentor et les propulser au rang de musiciens professionnels. Il va leur faire adopter une nouvelle tenue vestimentaire, abandonnant les vêtements en cuir. Les Beatles devront maintenant jouer en complet veston, comme les vrais professionnels avec leur coupe de cheveux révolutionnaire, la coupe Beatles qui était déjà celle du personnage Moe dans les trois Stooges. Brian Epstein fait aussi le tour des maisons de disques afin de leur faire signer un contrat d’enregistrement.
Après de multiples tentatives auprès des grandes compagnies discographiques, dont un échec retentissant chez Decca, seul George Martin, alors producteur chez Parlophone, une division d’EMI, leur laisse une chance. Mais George Martin n’aime pas beaucoup le style du batteur et suggère de le remplacer pour les sessions d’enregistrement. Le groupe décide de se défaire de Pete Best pour le remplacer par Ringo Starr (Richard Starkey) en août 1962. Ils enregistrent en septembre de la même année leur premier 45-tours: Love Me Do. Le quatuor est maintenant complet.
(Sur le 45 tours d’origine, le batteur est Andy White ; sur la version de l’album, le batteur est bien Ringo. Par la suite et à l’instigation de Brian Epstein qui met à profit sa connaissance de disquaire, les Beatles alterneront des sorties de disques isolés qui ne seront pas sur les albums, et d’albums dont seront extraits des disques isolés lancés plus tard, accréditant ainsi l’idée qu’acheter un album des Beatles est une valeur sûre où l’on trouve déjà les succès que les autres ne découvriront que demain)
Pete Best se vengera en sortant son propre album, « Best, of the Beatles » (notez la virgule !). Cet album n’aura toutefois qu’un succès de curiosité. Les bizarreries des Beatles plus recherchées à l’époque sont leurs premiers albums avec Tony Sheridan où ils avaient le nom de Beat brothers, ainsi que leurs chansons en allemand (en fait un simple réenregistrement vocal en allemand sur les bandes instrumentales existantes) et même... les chansons des Beatles sortis en 78 tours en Inde !
La « beatlemania »
Le 5 octobre 1962 sort Love Me Do qui n’atteint que le 17e rang au palmarès anglais. Ce n’est pas encore la « beatlemania ».
Leur deuxième 45-tours, Please Please Me, chanson dont les paroles flirtent avec le sulfureux pour l’époque (« You don’t need me to show the way, girl »!) est propulsé au premier rang. Les Beatles obtiennent donc l’opportunité d’enregistrer un album complet, ce qu’ils feront en 585 minutes. Intitulé Please Please Me (février 1963), cet album lui aussi se rend au sommet du hit parade et n’y sera remplacé que par le deuxième album des Beatles, With The Beatles.
Les succès se suivent: From me to you en avril, puis She loves you en août sont numéro 1 au hit-parade. She loves you rend les Beatles célèbres dans toute l’Europe.
Ils entreprennent des tournées mondiales, mais les maisons de disque américaines snobent encore ce qui est pour eux un phénomène passager. Leur cinquième 45-tours I Want To Hold Your Hand, réussit sur le marché américain la performance détrôner le numéro 1 qui est... She Loves You ! Les Beatles débarquent en héros au Ed Sullivan show au début de 1964. La « beatlemania » qui avait débuté en Angleterre se propage de l’autre côté de l’Atlantique.
Analyse du phénomène
La « beatlemania » fut un phénomène à l’ampleur considérable et aux multiples facettes. Le jeunesse prend goût à se coiffer et s’habiller à la Beatles, comme en témoignent les photos de rues de l’époque. Des disquaires ne vendaient que des disques des Beatles, et certains proposent même la présouscription si l’on désire réserver son exemplaire du prochain disque (avant même qu’il ne soit sorti, ni que quiconque sache à quoi il va ressembler). L’atmosphère hystérique des concerts rend parfois leur prestation inaudible ; le premier ministre anglais remarque qu’ils sont pour le pays une excellente « exportation », y compris en termes d’image : celle de jeunes gens souriants, polis, bien habillés, et pleins d’humour lors des interviews. Ils seront décorés par la reine d’Angleterre, le 12 juin 1965, de la médaille de Member of the British Empire (MBE). C’est en fait la plus basse des décorations. Qu’importe ! Certains MBE, froissés, renverront par dépit leur propre croix à Sa Très Gracieuse Majesté. Quant aux vrais honneurs, ils arriveront beaucoup plus tard, quand Sir James Paul McCartney (ainsi que, côté Stones, Sir Michael Jagger) sera anobli.
Il vont profiter des grands débuts de l’ère de la communication, donner des concerts dans des salles de plus en plus grandes, se servir de l’essor de l’industrie musicale et aussi de la télévision avec des émissions de plus en plus regardées par un public essentiellement composé des jeunes de tous les pays : les Beatles furent les premiers à passer dans une émission diffusée en « Mondovision », dans le monde entier en juin 1967 (avec la chanson All You Need Is Love).
Dès 1965, les Beatles ne chantent pratiquement plus qu’en playback à la télévision et Paul s’en explique : « Nous faisons un très important travail de studio, corrigeant inlassablement la moindre imperfection avec une précision maniaque. Pas question d’offrir aux téléspectateurs, alors que ce son existe, un autre son déformé par les mauvais studios des plateaux de TV ». Toujours en 1965, les Beatles prennent la résolution de ne plus donner d’autographes : « Nous n’avons tout simplement pas assez de bras, et nous devons tout de même pouvoir utiliser nos guitares de temps en temps !».
Derrière le succès, outre la qualité des chansons, un marketing sans faille : on essaie de mettre dans chaque album une chanson qui plaît à la génération d’avant (Till There Was You, You Really Gotta Hold on Me ; Besame Mucho restera dans les cartons) ; et aussi un standard du rock (Please Mr Postman, Kansas City). Pour ne pas se faire cataloguer comme « Mods » et perdre le public des « Rockers », Brian Epstein a une idée : les Beatles, retrouvant un moment le cuir de leurs débuts, vont sortir un disque de quatre titres de rock pur et dur (Matchbox, I Call Your Name, Long Tall Sally, et Slow Down) qui sera le « disque des initiés » et montrera « ce que les Beatles savent vraiment faire quand ils le veulent ». Satisfaits par cet os à ronger, les rockers ne dénigreront plus les Beatles eux-mêmes, mais les fans qui achètent leurs autres disques et ne sachant pas ce qu’est la vraie musique des Beatles, qui ont montré qu’ils savaient faire bien mieux que de la pop. La présence d’un « standard de rock » deviendra pour se concilier ce public (mais aussi pour se faire plaisir) un incontournable des albums.
Dans le film A Hard Day’s Night, tourné en noir et blanc pour ne pas coûter trop cher, mais aussi pour masquer le fait qu’ils n’ont pas la même couleur de cheveux, et confié à Richard Lester, les Beatles orchestrent habilement leur propre légende, avec un humour très britannique. Cet humour devient délirant avec Help!, à l’été 1965 (couleurs), où les Beatles se moquent d’eux mêmes. On va jusqu’à les comparer aux Marx brothers et George Harrison noue une solide amitié avec Eric Idle et le groupe des Monty Python.
L’humour britannique reste une composante incontournable des Beatles. Quelques exemples tirés d’interviews :
« - Que craignez vous le plus ? La bombe atomique ou les pellicules ? (ricanements) - La bombe atomique, puisque nous avons déjà des pellicules (hurlement de rire de l’auditoire) »
« Pouvez-vous nous chanter quelque chose ?
- L’argent d’abord ! »
« Répétez-vous beaucoup ?
- Pour quoi faire ? Nous jouons déjà en concert tous les soirs, vous savez. »
« Vous jouiez autrefois des standards. Pourquoi ne le faites vous plus ?
- Parce que maintenant, nous en créons. »
« Ringo, êtes vous des mods ou des rockers ?
- Personnellement, je suis un moqueur (sera repris dans le film A Hard Day’s Night) »
L’album Rubber soul sera plus tard ainsi nommé pour pasticher l’expression plastic soul (âme influençable). Rubber SOLE, qui se prononce presque à l’identique, signifie semelle de caoutchouc !
John Lennon soigne son personnage avant-gardiste en écrivant deux livres de courtes nouvelles sans queue ni tête, In His Own Write, puis A Spaniard in the Works. La critique de l’époque ne leur fait pas bon accueil, mais Christiane Rochefort traduira le premier sous le titre En flagrant délire.
Entre-temps, le Beatles fan club travaille à chouchouter un réseau de fans à qui on concède des bonus (photos inédites, disques hors commerce offerts à Noël) et qui, flattés, deviennent des relais bénévoles du succès des Beatles dans l’opinion. Interviennent Brian Epstein pour la partie organisation et George Martin pour la partie harmonique. Dès le début des années 60, George Martin fait à tout hasard enregistrer un album de musique symphonique inspirée des Beatles. Un autre, plus élaboré, suivra bien plus tard pour le remplacer. Vers l’an 2000, un CD nommé Beatles Go Baroque et issu des pays de l’Est fera de même.
Vers Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band
À l’automne 1965, ils enregistrent un album charnière dans leur carrière : Rubber Soul. Il marque une progression vers des textes plus philosophiques, plus fouillés (la poésie de Lennon, l’influence de Bob Dylan déjà présente dans You’ve Gotta Hide Your Love Away de l’album Help!), aux thèmes plus sérieux ; la musique est devenue très raffinée et élaborée (In My Life, Drive My Car, Wait ; If I Needed Someone, de Harrison). La chanson Girl plaît alors à une majorité - toutes générations confondues - et consacre les Beatles comme musiciens tout court et non musiciens pour les jeunes.
In My Life est une chanson de John que l'on peut comparer à There’s a Place, car les deux titres s'apparentent à un bilan du chemin parcouru : au départ un groupe à l’harmonie vocale de qualité (sa maîtrise de la polyphonie n’a pas été étrangère à son succès et a presque relégué aux oubliettes les précédents champions américains du genre, les Four seasons), œuvrant dans la plus grande économie de moyens ; en 1965, la musique prend une bien plus grande importance que les voix, dont les fans les plus attentifs remarquent d’ailleurs qu’elles « commencent à s’altérer ». La raison ? Beaucoup de concerts cette année-là, bien sûr, mais aussi des transformations électroniques. Et en particulier un procédé inventé à la demande des Beatles : alors que c’est la complémentarité de leurs voix qui a fait leur succès, John comme Paul préfèrent maintenant le double tracking, où chacun chante en double avec lui-même dans des tons différents. Mais le procédé est « lent » et « fastidieux », car tout doit être fait en double. Un système électronique est mis au point qui leur permet de chanter avec eux-mêmes à la tierce ou à la quinte en temps réel (il sera breveté et utilisé par d’autres artistes), mais il est tributaire de l’électronique de l’époque et n’améliore pas les voix non plus.
Rubber Soul se caractérise par une autre rupture, qui est celle de la « trame 4 périodes » typique des premières chansons des Beatles : un couplet, un autre couplet, un moment d’instrumental, une reprise du second couplet. Les Beatles, qui ne veulent pas devenir victimes d’un « procédé », rendent ici l’alternance de leurs parties chantées et vocales moins prévisible.
À l’époque, la plus sérieuse concurrence des Beatles vient d’outre-Atlantique. En effet si les Rolling Stones commencent tout juste à émerger et prendre le contre-pied de leurs rivaux en adoptant volontairement une attitude de mauvais garçons, ce sont les Beach Boys qui opposent la résistance la plus sérieuse en termes d’harmonies vocales, de recherches mélodiques et de techniques d’enregistrement. L’album Pet Sounds, conçu par Brian Wilson comme une réponse aux innovations de Rubber Soul sera d’ailleurs une source d’inspiration pour Sergent Pepper.
Le marketing, lui, n’a pas perdu ses droits. On avait laissé filtrer une information indiquant que dans cet album le batteur Ringo quittait sa batterie pour jouer de l’orgue. Lors de la sortie de l’album, tout le monde cherche la plage concernée (c’est I’m Looking Through You) dans l’espoir d’y découvrir un morceau de virtuosité du style de la Toccata de Bach. Éclat de rire ! Ringo répète en fait d’un bout à l’autre de la chanson le même accord : le côté farceur des Beatles a encore frappé.
À l’été 1966, leur album suivant Revolver est de la même veine. And Your Bird Can Sing reprend et développe des effets de guitare qui n’apparaissaient que discrètement à la fin de Ticket To Ride ; Dr Robert, Tomorrow Never Knows, She Said, She Said et I’m Only Sleeping, aux formes novatrices. Le sitar indien, qu’on avait déjà timidement entendu dans Norvegian Wood, a séduit George Harrison ; son admiration pour l’Inde, dont il ne se départira plus, devient flagrante avec Love You To. La pochette, dessinée par leur ami Klaus Voorman (bassiste du groupe Mandred Mann) évoque un peu le LSD.
Sgt. Pepper’s
Ils composent alors dans leur propre studio, avec d’autant plus de temps qu’ils ont renoncé aux tournées, suite à des agressions aux Philippines, à des menaces du Ku Klux Klan aux États-Unis d'Amérique, et surtout à l’écœurement de ne même pas entendre eux-mêmes ce qu’ils jouent dans les stades sous les cris de foules de 20 000 à 60 000 fans. Ils s’amusent à coller des bouts des chansons, à lancer des bandes de musique par terre et à les recoller au hasard (Being For The Benefit Of Mr. Kite), à passer des morceaux à l’envers (Rain), en accéléré, à mélanger de nombreux instruments, des violons, des instruments traditionnels ou même des orchestres. Le glissando de cordes d'A Day in the Life est clairement repris de Krzysztof Penderecki (Thrène à la mémoire des victimes d’Hiroshima, 1960) et de Iannis Xenakis (Metastasis, 1955).
Tout cela débouche sur l’album Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, le 1er juin 1967, album qui est considéré par beaucoup comme leur chef-d'œuvre. D’autres y verront au contraire un album d’adieu (illustré par un massif fleuri où quatre Beatles tristes du musée de cire de Madame Tussaud semblent assister à leur propre enterrement, tandis que les quatre vrais Beatles, devenus musiciens de fanfare moustachus, semblent avoir changé d’identité et où une poupée annonce « Welcome the Rolling Stones »). Cet album marquera en tout cas leur carrière et toute une génération.
George Martin a voulu faire de Sgt Pepper’s un album conceptuel, en reliant certains morceaux, bien que les chansons n’aient aucun rapport entre elles. Pour unifier le tout, George Martin demanda aux Beatles de faire une reprise du morceau Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band comme avant dernière piste de l’album. L’idée était de jouer cette reprise comme avant dernier morceau lors des concerts. 40 ans plus tard, Paul McCartney repris l’idée lors de sa tournée « Back to the US » en 2002 : il joua la reprise de Sgt Peppers Lonely Hearts Club Band en avant dernier morceau. Quoi qu’il en soit, Sgt Pepper’s fera école et tout le monde (Rolling Stones, Moody Blues, Aphrodite's Child, The Who, The Kinks, etc.) voudra aussi sortir son concept album. Plus de plages séparées : les chansons sont enchaînées à la manière d’un show, et l’album se termine par trois trouvailles :
- lLa longue décroissance (45 secondes !) d’une note de piano ;
- un sifflement à 20 000 Hz inaudible par l’homme et impossible à reproduire sur la plupart des électrophones de l’époque, mais dont John Lennon espère qu’il fera aboyer les chiens de ceux qui possèdent une bonne chaîne Hi-Fi ;
- un jingle sans fin sur le sillon intérieur, que ne pourront découvrir que les puristes de la Hi-Fi, ceux qui refusent d’avoir une platine à arrêt automatique en fin de disque (pour les autres, le bras se lèvera avant, ou juste au début)
L’album fait date dans l’histoire de la musique pop-rock : jamais un groupe n’avait disposé d’autant de temps, de moyens et de liberté pour enregistrer un album. Les Beatles exploitent pleinement cette opportunité et Georges Martin joue un rôle clé dans l’exploration de nouvelles techniques.
La pochette, très soignée, et débordante de couleurs, a nécessité une centaine de lettres aux personnalités vivantes représentées afin d’obtenir leur accord. Trois personnages en sont retirés in extremis : Hitler et Gandhi, au motif qu’ils indisposeraient le public britannique et au grand désespoir du très provocateur John. Et un troisième personnage qui voulait bien figurer sur la pochette, mais à condition d’être rétribué. On juge plus simple de le faire disparaître. Cette pochette est elle aussi un événement. C’est la première fois qu’autant de soin est apporté au conditionnement du disque. Jusqu’ici, les pochettes se résumaient le plus souvent à une photo de l’artiste ; à partir de Sergent Pepper, la conception de la pochette deviendra un élément clé (à la fois marketing et artistique) de la production d’un disque.
L’année suivante, Frank Zappa parodie la pochette avec l’album We’re Only In It For The Money des Mothers of Invention. Un autre pastiche est réalisé pour The Rutles, une émission d’Eric Idle des Monty Python qui entreprend de caricaturer la carrière des Beatles à la manière du fameux groupe d’humoristes, avec la bénédiction - et en partie de financement - de son ami George Harrison, et le concours de Paul Simon et Mick Jagger, qui y jouent leur propre rôle. Les pastiches des chansons des Beatles créées pour l’émission sont autant de clins d'œil aux tics musicaux de leurs modèles (Ouch! imité de Help!, Cheese and Onions qui a des accents d’A day in the life, Piggy in the Middle évoquant I am the walrus, Doubleback Alley qui est le cousin de Penny lane, etc.)
Les Bidochons pasticheront aussi cette pochette pour leur album The Beadochons. Toutefois, ce n’est pas elle qui sera le plus pastichée, mais celle d'Abbey road. Même Paul McCartney s’y mettra.
- http://www.rutles.org/ (Site des Rutles)
Coda
« Album blanc »
L’album blanc de 1968 (appelé en réalité The Beatles) propose quant à lui une pochette entièrement blanche (mais dont chacune est numérotée), aussi spartiate que le titre qui y est simplement embouti en relief. Une sobriété (austérité) marquant un contraste frappant avec leur album précédent. En fait, la couverture de cet album est blanche car Lennon voulait qu’il y soit placé une photo assez osée de lui et sa femme Yoko Ono, pour lui c’était « soit cette photo, soit rien » et ce fut « rien ». Comme le précédent, cet album sort sous leur propre label Apple, dont le logo est inspiré de la pomme de Magritte). C’est un album en forme de recherches éparses, celui du début de la fin, où commencent à se manifester les dissentiments entre les membres. Une production avec des orchestres, des guitares acoustiques pour la moitié des morceaux et des mixages élaborés, mais plus guère d’unité hormis quelques brèves références mutuelles des chansons entre elles. Même l’humour (Back in the USSR en référence au Back in the USA de Presley, et plaçant l’expression « Georgia... is on my mind ») ne semble plus percuter. Cet album est presque aux antipodes du précédent. Et le travail expérimental Revolution #9 de John inspiré des travaux d’Edgar Varèse, que George Martin supplie John de retirer de l’album (sans aucune chance, puisque c’est un double) achèvera de déconcerter le public, qui avait pourtant bien accueilli naguère Tomorrow Never Knows.
L’album est double, donc, et chacun de ses membres compositeurs y place et y chante tout ce qu’il veut. Mais souvent sans plus guère s’occuper des autres qu’il n' utilise alors que comme simples musiciens de studio. À l’écart de cette guerre, Ringo Starr joue de son mieux, lui qui seul de tous ne semble guère désireux de tirer la couverture à lui. Ce sera aussi le seul qui restera en bons termes avec tous les autres lors de la séparation, et les réunira d’ailleurs tous aussi - mais séparément - dans un de ses futurs albums.
« Est-ce la fin des Beatles ? » s’interroge en France le magazine Rock & folk au moment de la sortie du disque.
La fin
Leurs deux derniers albums s’intitulent Abbey Road en 1969, aux couleurs très mélancoliques et Let It Be en 1970. Les harmonies polyphoniques qui les avaient rendus célèbres sont de retour, et contribueront au succès du disque (c’est leur album le plus vendu après Sgt. Pepper). Mais celui-ci est constitué en partie de collages entre elles de chansons ébauchées et inachevées. On a pris l’habitude de dire que la face A de l’album reflète principalement l’influence de Lennon et la face B celle de McCartney. Et si le succès est toujours présent, le plaisir de faire un beau produit fini ensemble ne semble plus les attirer. Les Beatles disent ici pour de bon adieu aux Beatles, dans une sorte de baroud d’honneur où ils ouvrent leurs tiroirs pour montrer les chansons qui auraient pu être. L’avant-dernière plage — qui aurait dû être la dernière — s’intitule The End. La dernière plage du dernier disque des Beatles est minuscule (Her Majesty) et parle d’une manière peu commune de la reine d’Angleterre. Paul McCartney ne voulait pas que sa chanson paraisse sur l’album, mais George Martin la rajouta à la dernière minute.
Chacun a alors envie d’arrêter, de passer à autre chose. Les tensions au sein du groupe se font plus vives. Tous vont continuer en solo leur carrière : Paul va connaître un grand succès commercial, John continue à faire des chansons plus engagées comme Working class hero (la plus célèbre sera Imagine, qui avec Give peace a chance devînt un hymne de son époque) jusqu’à son assassinat le 8 décembre 1980 par un déséquilibré à qui il avait signé un autographe quelques heures plus tôt au pied de son appartement dans le Dakota Building.
À la mort de John, quand on leur a demandé s’ils comptaient rejouer ensemble, George a répondu : « Tant que John sera mort, les Beatles ne rejoueront plus ensemble. » Toutefois, George revint sur sa décision pour le projet Anthology en 1994-95 qui réunit les Fab Four par l’intermédiaire de deux maquettes inédites de John Lennon : Free as a bird et Real love.
Le nettoyage posthume
Avec l’accord des autres membres survivants (George le lui a donné juste avant sa mort) et de Yoko Ono, Paul McCartney sort en 2003 une version nettoyée et « déspectorisée » de Let It Be (Phil Spector est le producteur à l’origine du « mur de son » caractéristique d’artistes comme Ike et Tina Turner, entre autres, à qui John Lennon avait confié le son de Let It Be et de ses albums solo ultérieurs). Paul ne lui avait jamais pardonné les violons plaqués sans même le prévenir sur The Long and Winding Road.
Pour dramatiser l’objectif à la fois de retour aux sources et de simplicité voulue, sa pochette reprend les négatifs des photos de Let It Be et en 'noir et blanc'.
La version fait découvrir que les Beatles n’avaient à cette époque rien perdu de leur cohésion initiale, et avaient même, pour peu que le mixage fût bien fait, un son qui ne cédait rien en qualité et en simplicité à celui de leurs tout premiers albums. Le résultat fera dire à un critique américain, à propos de Phil Spector qui se débat au même moment avec la justice dans une accusation de meurtre : « Après avoir entendu cet album Let it be... naked, je me rends compte que Spector s’était rendu coupable de bien plus grave que le meurtre dont on l’accuse ».
- http://www.m-la-music.net/article.php3?id_article=1243 (Article en français sur Let it be... naked)
L’héritage musical
Les Beatles se sont essayés à presque tous les styles possibles et ont ouvert des portes que d’autres ont franchies ensuite. Ils sont encore bien présents aujourd’hui dans l’inventivité et la création des musiciens contemporains.
- du rockabilly (ancêtre du rock se caractérisant par des chœurs) avec Back in the USSR ;
- du hard rock (rock se caractérisant par une guitare saturée et quelques hurlements) avec Helter Skelter ;
- de la musique psychédélique avec Lucy in the sky with Diamonds (qui, affirmera John, ne fait pas référence au LSD mais à un dessin de son fils Julian) ; c’est à cette chanson que pensait l’anthropologue Yves Coppens lorsqu’il baptisa le squelette préhistorique Lucy...
- de la pure pop anglaise avec Penny Lane... mais qui utilise tout de même des trompettes de Bach ;
- des orchestres et des arrangements musicaux avec A Day in the Life ;
- des comptines avec Ob-la-di Ob-la-da ou Yellow Submarine ;
- de la soul avec Don’t Let me Down ;
- du boléro cubain avec And I Love Her ;
- de la musique de bastringue à tendance jazz avec When I’m Sixty Four ;
- du ragtime avec Martha My Dear;
- du blues pur Yer Blues ;
- du blues un peu rock avec Revolution ;
- du jazz avec Honey Pie ;
- des ballades un peu folk anglais typique traditionnel (en même temps un peu country) avec Rocky Raccoon ;
- des arrangements « classiques » (quatuor à cordes) avec Eleanor Rigby ou Yesterday, et où transparait la culture classique de George Martin;
- des collages sonores (avec l’influence de Yoko Ono sur le groupe) avec Revolution 9 ;
- de la musique expérimentale basée sur la musique indienne avec Tomorrow Never Knows, etc.
Citations
- « Aujourd’hui, nous sommes plus populaires que Jésus-Christ », John Lennon février 1966 (en juin 2004, Google recense 2 820 000 pages contenant le mot Beatles contre 4 010 000 contenant à la fois Jesus et Christ)
- « Parler de musique, c’est comme parler de sexe... Pourquoi en parler ? », John Lennon.
- « Nous, on est passé par la drogue mon vieux, et il y a rien de tel que de ne pas y toucher. On a besoin d’espoir et l’espoir ça se construit en soi-même et avec des amis. C’est un trip débile (...) C’est un truc à éviter si possible. », John Lennon
- « Nous ne nous foutons ni de la musique, ni de la vie, ni de la mort », Paul McCartney.
- « Je regrette parfois d’avoir appris la musique. Je ne peux plus entendre un morceau sans l’analyser en dièses à la clé, majeure septième, ligne de basse. J’ai une grande nostalgie de l’époque où je goûtais le pur plaisir de la musique sans me poser de questions », Paul McCartney.
- « Quand on se trouve face à la mort, alors être M. Smith, ou un ancien Beatle, ou le sultan du Brunei, ne fait plus la moindre différence, et l’on est obligé de se poser les vraies questions », George Harrison.
Discographie européenne
En Europe, on mettait traditionnellement quatorze titres par album en général. Aux USA, c’était onze ou douze. La discographie US des Beatles a donc peu de rapport avec l’européenne, et est formée d’albums aux titres différents (« Something new », « The Beatles yesterday and today », par exemple) regroupant de façon hétéroclite des titres des albums et « singles » européens.
- My bonnie et Skinny Minny, avec Tony Sheridan, sous le nom de Beat Brothers (période allemande)
- Please Please Me, été 1963 ; sortira en France après le suivant, et sous le titre « n°1 ».
- With the Beatles, hiver 1963 ; Sort en France sous le nom « The Beatles ». La couverture semble faire allusion au fait que les Beatles mesurent tous 1m80, sauf Ringo qui fait 1m75 (mais peut-être aussi au fait que Ringo, lui, travaille assis)
- A Hard Day’s Night, été 1964 ; la couverture britannique comporte des photomatons des Beatles tels que vus dans le film (dont George de dos!). La couverture française est une grande photo du concert final du film, le tout avec le logo « Les Beatles » qui est propre à la seule distribution française.
- Beatles for Sale, hiver 1964, sorti en France sous le nom Les Beatles 1965 avec une couverture à la conception nouvelle et une photo autocollante de 30x30cm !;
- Help!, été 1965 ; Album sorti aussi en version stéréo (la gravure universelle n’a pas encore été inventée à l’époque), mais dont la version stéréo ne sera pas reprise plus tard sur les CD européens.
- Rubber Soul, automne 1965 ; Les Beatles sont maintenant si sûrs de leur notoriété qu’ils s’offrent le luxe de ne pas mettre leur nom sur le recto de la pochette. Surprise en France où la sortie de « Help! » (vacances obligent) avait été reportée à la rentrée, et qui voit deux albums se succéder à brève cadence.
- Revolver, été 1966 ; Des passages de la version stéréo de Tomorrow never knows qui contient un effet de phase donnant l’impression qu’une partie du son ne vient pas d’entre les deux haut-parleurs, se transforment en silence pur sur la bande mono. George Martin en refait un mixage qui donne à la version mono un son très différent de la version stéréo. Sur Yellow submarine, l’effet stéréo - graves d’un côté et aiguës de l’autre, n’est pas des plus heureux. La stéréo est alors encore une technique jeune. Sur la version française, l’intro de « Taxman » (One... two... three... four... a été supprimée (taxée, en quelque sorte) par l’ingénieur du son français, qui croyait à un repérage technique sur la bande effectué pour lui par son homologue britannique.
- Oldies, but goldies, hiver 1966, ne contient qu’une seule chanson inédite des Beatles, Bad boy, enregistrée longtemps avant. Les fans fortunés achèteront quand même. Les autres utiliseront leurs magnétophones : à l’époque, un album coûte 23 francs, ce qui en valeur de l’époque fait un peu plus de 25 euros d’aujourd’hui. Les Beatles travaillent à Sgt. Pepper. Ils ont tout de même accepté de sortir pour Noël un 45t : « Strawberry fields forever » (morceau qui change de ton et de rythme en milieu de chanson) et « Penny Lane », pour ne pas se faire oublier.
- Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, été 1967 ; la version mono est alors sans plages, mais la version stéréo les a conservées. La pochette est fournie, par dérision, avec des moustaches à découper, et la pochette papier interne imprimée avec un papier psychédélique genre pochette de grand magasin.
- Magical Mystery Tour, hiver 1967, double 45 tours (E.P. de 6 chansons) avec livret de photos inclus.;
- The Beatles (White Album), 1968 album double ; les pochettes sont alors toutes numérotées différemment, tour de force technique ; certains fans attendent à tout hasard le tirage d’une loterie, qui ne viendra jamais.
- Yellow Submarine, printemps 1969 ; la moitié de l’album est composée d’instrumentaux symphoniques sous la direction de George Martin. Une interprétation curieuse et tardive voudra y voir la mainmise de l’informatique sur la vie naturelle : Les « Meanies » (Meskins) bleus seraient IBM (Big Blue), le « gant » la société Digital et les pommes la société Apple. Seul hic : la société Apple (de Jobs et Wozniak) n’existait pas à l’époque de la sortie du film.
- Abbey Road, automne 1969 ; le fait que la Volkswagen soit immatriculée LMW 28 IF alimente à nouveau les rumeurs sur la mort cachée de Paul McCartney : (Life McCartney Was 28 IF) He would be 28 IF he was alive. La rumeur veut aussi voir en John le célébrant, en Paul (pieds nus) le mort, en Ringo le croquemort et en George (qui est en jeans)... le fossoyeur. Certains affirmèrent que le véhicule noir au fond de la rue à droite est un véhicule funéraire, mais ce fut vite démentit : c’était en réalité un véhicule policier qui était là pour les Beatles. Il existe pleins de rumeurs sur cette pochette, qui « alimenteraient » celle de la mort de Paul.
- Let it Be, 1970, reconstitution d’un album dont les bandes avaient mises de côté (problèmes relationnels entre les 4 musiciens) et qui aurait du sortir avant le précédent. Phil Spector s’occupa de l’arrangement et modifia les morceaux. En 2003, l’album « Let It Be Naked » sortit : c’est les véritables versions des pistes sans les arrangements de Phil Spector.
- Rarities (compilation de titres jamais sortis en album et de versions différentes de chansons existantes). Il existera en fait deux albums « Rarities » distincts contenant des chansons différentes ; le premier sera rapidement retiré de la vente, sans doute pour justifier doublement son nom, avant que ne sorte le deuxième, qui ne fera aucune mention du premier.
- Deux CD reprendront la brochette des 45t à succès (y compris les 4 chansons de l’EP Long tall sally) : Past masters #1 et Past masters #2. Ces deux « Past Masters » donnent une vue assez complète de l’art des Beatles et de son évolution au cours du temps.
Filmographie
- A Hard Day’s Night, « Quatre garçons dans le vent » de Richard Lester en 1964.
- Help! de Richard Lester en 1965.
- Magical Mystery Tour en 1967 ; le premier franc ratage des Beatles.
- Yellow Submarine de George Dunning et Heinz Edelmann en 1968 ; une musique symphonique de George Martin.
- Let it Be de Michael Lindsay-Hogg, 1970. Le film comporte des passages musicaux (Besame mucho et une version plus mature encore du You Really Gotta Hold On Me du deuxième album) qui ne seront pas repris sur le disque.
Bande dessinée
Une bande dessinée a reconstitué avec une minutie extrême, en s’aidant de témoignages d’extraits de presse de l’époque, entre autres du fameux Melody Maker, et en reconstituant le puzzle, l’histoire des Beatles (en reconstituant par déduction certains morceaux qui manquaient, et en ajoutant quelques petites touches personnelles oniriques comme l’esprit de John qui revient hanter Paul). Il s’agit de The Beatles experience. Voici un lien pointant sur quelques couvertures de cette série devenue aujourd’hui presque introuvable :
Cette BD se définissait comme « non autorisée, et fière de la chose ». Ce n’était pas la première fois que les Beatles faisaient l’objet d’une série dessinée : ils avaient fait l’objet bien avant Yellow submarine d’une série américaine de dessins animés, qui cherchait à profiter de la beatlemania, et où ils avaient perdu leurs accents de Liverpool. La série tourna court lorsque les vrais Beatles changèrent leur apparence physique pour devenir moustachus, puisqu’elle apparaissait dès lors comme datée.
Liens externes
Notoriété en temps réel des Beatles par rapport à Jésus-Christ
Sites officiels
Sites en français
- http://www.yellow-sub.net (la référence francophone)
- http://perso.wanadoo.fr/octopusweb/octopus.html (unique site francophone consacré à Ringo Starr)
- http://www.lucyintheweb.net
- Paroles de chansons de The Beatles
Autres sites
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