Léopold Sédar Senghor
Léopold Sédar Senghor, né le 9 octobre 1906 à Joal (Sénégal), décédé le 20 décembre 2001, était un homme d'État sénégalais, poète, essayiste, homme politique et académicien français.
Il fit ses études à Paris, dans les années 30. Alors qu'il était étudiant, il créa en compagnie du Martiniquais Aimé Césaire et du Guyanais Léon Gontran Damas la revue L'Etudiant noir en 1934. C'est dans ces pages qu'il exprimera pour la première fois sa conception de la négritude, notion introduite par Aimé Césaire, dans un texte intitulé « Négrerie ».
Alors représentant du Sénégal à l'Assemblée nationale française, en compagnie de Lamine Guèye (aussi socialiste mais votant contre la grève des cheminots de la ligne Dakar-Niger qui paralysait la colonie), il la soutint et en retira une grande popularité. Fort de son succès, il quitte l'année suivante la section africaine de la SFIO française qui avait supporté financièrement en grande partie le mouvement social, à laquelle il appartenait et fonde le Bloc démocratique sénégalais, qui remporta les élections de 1951.
Artisan de la Fédération du Mali avec Modibo Keïta, il assure la présidence de l'assemblée fédérale. Après l'éclatement de la Fédération du Mali et l'indépendance du Sénégal en août 1960, il devient le premier président de la République du Sénégal, élu le 5 septembre 1960.
Il soutint la création de la Francophonie.
Il a été élu à l'Académie française le 2 juin 1983, au 16e fauteuil, où il a succédé au duc de Lévis-Mirepoix. Son successeur à ce siège est Valéry Giscard d'Estaing.
Il a passé les dernières années de son existence auprès de sa femme, en Normandie.
