Léo Lagrange
Léo Lagrange est né le 28 novembre 1900 à Bourg sur Gironde. Enfant, il est inscrit aux Eclaireurs de France, mouvement de scoutisme laïque.
En août 1917, à la fin de ses études au Lycée Henri IV, Léo Lagrange s'engage. A son retour, il s’inscrit en Faculté de Droit et à l’Institut de Sciences Politiques. Au lendemain du congrès de Tours (décembre 1920), il adhère à la SFIO, dirigée par Paul Faure, Jean Longuet et Léon Blum et rejoint le groupe des étudiants socialistes.
En 1922, devenu avocat, il s'inscrit au barreau de Paris. Touché par les horreurs de la guerre, il réserve, en particulier ses services aux tuberculeux, aux malades des poumons et aux gazés.
En 1925, Léo Lagrange épouse Madeleine Veiller.
En 1926, il rencontre André Malraux et Jean Prévost. Il sera mêlé au bouillonnement intellectuel des années 30 et se retrouvera uni à nombre d'écrivains, historiens, artistes et savants. Devenu rédacteur au journal « Le Populaire », organe de la SFIO, il y relate, dans sa chronique, l'actualité judiciaire.
En 1928, il se présente aux élections législatives, dans le XIe arrondissement de Paris mais il est battu.
Lors des élections de mai 1932, il est désigné comme candidat socialiste pour reconquérir la 1ère circonscription d'Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord. Lors des réunions publiques, il met l'accent sur la nécessité, pour la classe ouvrière, d'être instruite et organisée si elle veut diriger un jour. Il est élu.
En 1936, sous le gouvernement du Front Populaire, il est nommé Sous- Secrétaire d'Etat aux Sports et aux Loisirs auprès du Ministre de la Santé Publique Henri Sellier. Sa mission sera de rassembler et guider la jeunesse sans l'embrigader. Ce seront les fondements du Ministère de la jeunesse et des sports. Il s'emploie à développer les loisirs sportifs, touristiques et culturels. Il est à l’origine de la création du billet populaire de congés annuels qui accorde 40% de réduction sur les transports ferroviaires. Il encourage et impulse le mouvement des auberges de jeunesse. Ce sont les premiers départs vers la neige avec les trains spéciaux et les tarifs réduits sur les téléphériques…
Après avoir quitté le ministère, il deviendra président du Comité Laïque des Auberges de Jeunesse.
À la déclaration de guerre, en 1939, alors parlementaire, il rejoint volontairement le commandement militaire.
Le 9 juin 1940 Léo Lagrange est tué à Evergnicourt d'un éclat d'obus.
« Il est mort dans le courage, dans la recherche de la vérité et dans la dignité. C'était un homme que nous aimions. » André Malraux
