Le Meilleur des mondes
| Image manquante Série-SF.jpg |
| Cet article fait partie de la série |
| Science-fiction |
| La SF à l'écran |
| autre-A-B-C-D-E-F-G |
| H-I-J-K-L-M |
| N-O-P-Q-R-S-T |
| U-V-W-X-Y-Z |
| Le monde de la SF |
| Auteurs - BD de SF |
| Fandom - Prix littéraires |
| Thèmes et genres |
| Catégorie:science-fiction |
Le Meilleur des mondes (en anglais : Brave New World) est un roman de science-fiction, écrit en 1931 par Aldous Huxley.
Le titre original du roman, Brave New World, provient de La Tempête de William Shakespeare, acte 5 scène 1. Le titre français, Le Meilleur des mondes, fait référence à Candide de Voltaire.
Bref résumé de l'histoire
Image manquante
Panneau_attention_20.png
image:Panneau_attention_20.png
Important : Dévoile tout ou une partie de l'intrigue du récit !
{{{1}}}
Dans le futur, la technologie a permis le clonage (ou la bokanovskivisation dans le livre) de la plupart des Hommes. Ils sont séparés en différentes classes, de l'élite intellectuelle (la seule non clonée) à la classe des travailleurs manuels. L'éducation - endoctrinement - les convainc de faire leur travail du mieux qu'ils peuvent, et toute tristesse est traitée par la pilule du bonheur, la soma.
John Savage, un sauvage élevé dans une réserve primitive, va se heurter de plein fouet à cette société.
Analyse
Le Meilleur des mondes décrit une société future dotée des caractéristiques suivantes :
- La société est divisées en sous-groupes, d'alphas à epsilons en fonction de leurs capacités intellectuelles. L'appartenance à un groupe ne doit rien au hasard : ce sont les traitements chimiques imposés aux embryons qui les aiguillent dans l'un des sous-groupes plutôt qu'un autre.
- Ces sous-groupes ne sont pas pour autant des castes : ils coexistent avec harmonie et sans animosité, chacun est ravi d'être dans le groupe où le hasard l'a placé. En pour cause : des méthodes hypnopédiques l'y ont de longue date conditionné.
- La reproduction est entièrement artificielle. Non seulement la notion de parentalité n'y correspond plus à une réalité courante, mais son évocation est considérée comme vulgaire, voire obscène. La sexualité n'y a plus d'autre fonction que récréative.
- Le conditionnement prend en compte les intérêts du fonctionnement de la société plutôt que la satisfaction des individus. Par exemple on les conditionne à ne pas aimer les fleurs, au motif que ce goût n'engendre pas assez d'activité économique!
Huxley fonde sa dystopie sur l’aspect utopique d’une société-monde profondément anesthésiée par le progrès scientifique et technique de l’an 700 après Ford. Le Meilleur des mondes dénonce les méfaits de l’utopie en tant que conceptualisation fausse et assujettissante. L’épigraphe qui introduit l’œuvre cloue au pilori l’utopie et invite les intellectuels à l’éviter pour échapper au piège idéologique qu’elle tend.
« Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive ?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique, moins « parfaite » et plus «libre».
Ce monde qui se veut parfait évoque déjà celui du Fahrenheit 451 de Ray Bradbury ou d'Un bonheur insoutenable d'Ira Levin. Toutefois, Le Meilleur des mondes est plus souvent rattaché à la littérature générale qu'à la science-fiction, comme d'ailleurs 1984 de George Orwell auquel il est souvent comparé, les deux ouvrages présentant des visions du futur fort différentes. Ici, la liberté a disparu, le doute a disparu mais les gens sont heureux, chacun est à sa place et se réjouit de son sort.
Le Meilleur des mondes a longtemps été présenté comme une vision pessimiste du futur de la société de consommation.
Allons-nous vers la société du Meilleur des mondes ? C'est fort possible. les pressions sont fortes, les enjeux financiers importants, le public influençable, et les barrières morales des décideurs extrêmement faibles. Nos successeurs ne seront peut-être plus des hommes au sens de Confucius, de Kipling ou d'Erasme, qui avait déjà rappelé en son temps qu'on ne naît pas homme, on le devient.
Qu'un système puisse se charger méthodiquement d'écraser ce qu'il y a d'humain dans l'homme a aussi été décrit par Soljenitsyne dans sa pièce Une petite flamme dans la tempête
Voir aussi
Brave New World est un album du groupe Iron Maiden (2000).
