Le Havre
| Le Havre | |
|---|---|
| Pays | Image manquante France
France_flag_large.png drapeau de la France |
| Région | Haute-Normandie |
| Département | Seine-Maritime (sous-préfecture) |
| Arrondissement | Arrondissement du Havre (chef-lieu) |
| Canton | chef-lieu de 9 cantons |
| Code INSEE | 76351 |
| Code postal | 76600, 76610, 76620 |
| Maire Mandat en cours | Antoine Rufenacht |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération havraise |
| Longitude | 0,12 E |
| Latitude | 49,5 N |
| Altitudes | moyenne : minimale : 0 maximale : |
| Superficie | 4 695 ha = 46,95 km² |
| Population sans doubles comptes | 190 905 hab. (1999) |
| Densité | hab./km² |
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Le Havre est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.
Ses habitants sont appelés les Havrais.
Géographie
- Le Havre est une ville du nord-ouest de la France située sur la rive droite de l'estuaire de la Seine, Le Havre possède le deuxième port français, après Marseille. En ce qui concerne le « port à conteneurs », Le Havre se situe 9e au classement européen avec un chiffre de 2 150 000 evp (chiffres 2004), Marseille 17e, Rouen 40e, Nantes-Saint-Nazaire 44e.
- Le Havre est un chef-lieu de canton comprenant la commune de Sainte-Adresse.
Histoire
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La ville du Havre est une création relativement récente (début du XVIe siècle). Elle connut un fort essor démographique lié au dynamisme de son port. Les bombardements de 1944 marquent une césure importante dans l’Histoire de la Porte Océane et dans les consciences de ses habitants. Aujourd’hui, les projets urbains et portuaires se multiplient pour faire face aux défis économiques et sociaux du XXIe siècle.
Avant François Ier
- Dès l’Antiquité, le trafic fluvial sur la Seine était en relation avec le dynamisme des cités de l’estuaire (port de Caracotinum, ancêtre d'Harfleur). Une voie romaine reliait sans doute Lillebonne (Iuliobona) à Sainte-Adresse (Chef de Caux) et passait par le territoire actuel de la commune du Havre. Plusieurs sépultures romaines ont été retrouvées sur la côte d'Ingouville. Dans la forêt de Montgeon, l'ancien bois des Hallates, les archéologues ont retrouvé des vestiges préhistoriques, un cimetière laténien et une nécropole romaine. Dans une chapelle de l'abbaye de Graville, le sarcophage de sainte Honorine, long de deux mètres en craie du pays de Caux, a été redécouvert en 1867.
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- Pendant le Haut Moyen Âge, le port de l'Eure (ou Leurre) existait au sud-ouest d'Harfleur, sur le rive maritime de la Seine. Il servait d'abri aux navires en attendant la marée permettant d'entrer dans le port d'Harfleur. En 1040, Édouard le Confesseur réunit une importante flotte dans cet endroit. En 1339, le port de l'Eure fournit une flotte d'une quarantaine de navires à Philippe de Valois. On construit des fortifications qui n'empêchent pas la destruction du port pendant la Guerre de Cent Ans.
- Au moyen âge classique, Paris devient la capitale du royaume et surtout la ville la plus peuplée. Il faut alors approvisionner la métropole et une partie du ravitaillement se fait pas la voie d’eau (produits pondéreux). Au XIe siècle, le port de Honfleur est créé, sur la rive sud de l’estuaire. Les navires trop chargés ne pouvant pas remonter la Seine, on utilise les avant-ports de Chef-de-Caux, Harfleur et Leurre. L’estuaire ne compte alors que quelques hameaux de pêcheurs et d’agriculteurs : Graville, Ingouville, hameau du Lieu-de-Grâce, Saint-Denis-Chef-de-Caux, Harfleur. Au XIIIe siècle se dresse la chapelle de Notre-Dame-des-Neiges, dans le sud du site. Le château de Tourneville est la propriété du seigneur de Graville. Dès le XIe siècle existe l'église paroissiale de SAint-Julien de Rouelles, Saint-Denis de Sanvic ; Saint-Michel d'Ingouville au XIIIe siècle
- Les raisons d’un nouveau port
- 1) Ensablement des autres ports de la Basse-Seine et augmentation du volume des navires :
À la fin du XVe siècle, les ports de Rouen, Harfleur et Honfleur semblaient de plus en plus inadaptés pour faire face à l’augmentation du trafic maritime, notamment avec le Nouveau Monde. La nécessité d’un port d’allège était donc de plus en plus vive, notamment pour les Rouennais.
- 2) Crainte d’un débarquement anglais
Les rois de France, mais surtout les populations locales, avaient peur d’une descente de la flotte anglaise en Seine (la guerre de cent ans ne s’est achevée qu’en 1453, son souvenir est encore vivace !). Louis XI et Louis XII avaient envoyé des experts chargés de trouver un endroit pour construire de nouvelles fortifications. Mais aucun projet ne fut réalisé.
- 3) Ouverture vers le Nouveau Monde et ses opportunités économiques. François Ier était préoccupé par ses engagements militaires (soutien à l’Écosse contre le roi d’Angleterre) et économiques. C’est lui qui fonde le port et la ville du Havre.
Le Havre au XVIe siècle
1517, année de naissance du Havre
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- Bonnivet, grand amiral de France, choisit le site d’implantation du nouveau port. Il confie le projet à Guyon le Roy, seigneur du Chillou, capitaine du port de Honfleur. L’avancée des travaux est retardée par l’instabilité du sol et les tempêtes. Mais dès octobre 1518, le port est utilisable et accueillait ses premiers navires. Le 8 octobre 1518, François Ier signe la charte de fondation de la ville. La « grosse tour » en défend l’entrée. Le site est entouré de marais, et il n’est pas question à l’origine de créer une ville dans ce milieu insalubre. Pourtant, sur l’initiative de Du Chillou, François Ier donne exemption de taille et de franc-salé aux futurs habitants du Havre. Les armes de la villes sont celles de François Ier : une salamandre. Le roi se déplace lui-même en août 1520 et rend les privilèges du Havre (essentiellement le quartier Notre-Dame) perpétuels. En 1525, la « mâle marée » détruit les premières constructions, fait une centaine de victimes sur une population de 600 âmes.
- Extrait du décret royal du 7 février 1517 : « avons fait chercher en la coste de Normandie et pays de Caux lieu sûr et convenable, et nous ayant été rapporté par vous et notables personnages, en ce exprimés et entendus, que le lieu de grâce soit le plus propre et le plus aise de ladicte coste et pays de Caux à faire havre auquel lesdics vaisseaux puissent aisément arriver et seurement séjourner, et faire ledit havre en la forme qu’il appartient.... «
Les fonctions du Havre au XVIe siècle
- Une base militaire
En 1519, 4000 hommes embarquent au Havre pour soutenir Christian II du Danemark contre les Suédois. En 1536, 16 000 soldats écossais débarquent au Havre pour aider François Ier. En 1545, une grande flotte destinée à l'attaque de l'île de Wight avec de 175 à 250 navires se rassemble au Havre.
- Chantiers navals
C'est sous François Ier que le premier chantier naval du Havre est ouvert en 1524. La Grande Françoise, un des plus gros bateaux de l'époque, est construit au Havre. Or, une fois terminé en 1533, il ne peut sortir du port car il est trop gros, le tirant d'eau est trop élevé (2000 tonneaux). Il est donc démoli sur place.
- Port de pêche
- En janvier 1544, la Catherine quitte le port pour partir à la pêche à la morue vers Terre-Neuve et devient ainsi le premier Terre-Neuvier de l'histoire. En 1653 débute la pêche à la baleine.
- Le Havre, base de départ des aventuriers
- 1524 : Giovanni part pour les Indes Occidentales et découvre le site de New York
- Le 12 juillet 1555, une expédition de 600 hommes dirigée par Villegagnon part du Havre pour fonder une colonie au Brésil (Fort-Coligny). Aujourd’hui encore, une place des cannibales rappelle ces liens anciens avec le Nouveau Monde. D’autres convois de huguenots embarquent au Havre pour l’Amérique.
- En février 1562, une expédition quitte le port du Havre en direction de la Floride. Elle est dirigée par Jean Ribault et René Goulaine de Laudonnière, avec 150 hommes, en majorité des protestants.
- À la fin du XVIe siècle, la contrebande prend son essor et Le Havre voit arriver des produits américains comme des cuirs, du sucre et du tabac. Une des principaux acteurs de ce trafic interlope est un Havrais explorateur et cartographe, Guillaume Le Testu (1509-1573) : un quai au Havre porte toujours son nom. D’autres figures de la Course et de l’exploration de l’Amérique passèrent par Le Havre : le capitaine Guillaume de Champaigne (années 150-1580), le Normand Pierre Belain d’Esnambuc (1585-1637) qui prit possession de l’île antillaise de Saint-Christophe en 1626. Jacques Devaux est né au Havre : il fut pilot et cartographe : en 1579 il explora la région de l’Amazone et fit des relevés des côtes américaines de 1585 à 1587.
- Port de pêche
Travaux pour une ville moderne
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Mais revenons au Havre. En 1536, les premiers travaux de construction de la future cathédrale Notre-dame sont entrepris par Guillaume de Marceilles. En 1541, François Ier confie le projet d’urbanisme et de fortification à l’architecte italien Girolamo Bellarmato. Celui-ci a les pleins pouvoirs et organise le quartier Saint-François selon des normes précises (plan orthogonal, hauteur des maisons limitée…). En 1551 débutent les travaux de l’église de la paroisse de Saint-François.
Le Havre dans les guerres de religion
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Le 8 mai 1562, les réformés investissent Le Havre. Redoutant une contre-attaque des armées royales, ils se tournent vers les Anglais qui envoient des troupes : 6000 fantassins et 300 cavaliers commandés par le comte de Warwick. Les occupants construisent le fort Warwick et quatre bastions en vertu du traité de Hampton-Court. Les troupes de Charles IX, commandées par le connétable de Montmorency, attaquent Le Havre et les Anglais sont finalement chassés (juillet 1563). Le fort Warwick est détruit sur les ordres du roi de France. En 1603, Henri IV visite la ville et la future cathédrale.
Les XVIIe et XVIIIe siècles
Le Havre, forteresse de l’estuaire
La modernisation du port débute au XVIIe siècle, sur ordre du cardinal de Richelieu, gouverneur de la ville : construction d’un arsenal et d’une forteresse, remparts renforcés. Le sieur d’Argencourt prit en main le chantier de la forteresse. Il fit bâtir 4 bastions. La citadelle était de forme carrée et abritait 8 corps de casernes composés de 240 chambres de 15 hommes chacune. Le pavillon du gouverneur était situé sur le côté sud de l’édifice. En 1650, Mazarin y fait emprisonner les princes frondeurs (Longueville, Conti et Condé). À la fin du XVIIIe siècle, la citadelle fut abandonnée et n’était plus qu’une simple caserne.
Développement économique sous l’impulsion des gouvernants (XVIIe – XVIIIe siècles)
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- Les guerres de Louis XIV et de Louis XV interrompent momentanément l'essor du Havre : Le 25 juillet 1694, la ville subit un bombardement par la marine anglaise : 300 maisons sont détruites… Le 4 juillet 1759, le port et la ville sont à nouveau bombardés par la flotte anglaise. 93 maisons sont à nouveau détruites… En 1749, la Pompadour veut voir la mer : Louis XV choisit Le Havre pour exaucer son désir. Ce fut une visite ruineuse pour les finances de la ville. Mais ces crises n’effacent pas la prospérité du Havre qui devient deuxième port colonial français et pour la traite dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle.
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- Les conséquences de l’essor économique :
- La première conséquence est un accroissement de la population (20 000 habitants en 1789) mais aussi des transformations dans le port et la ville : installation d’une manufacture de tabac dans le quartier Saint-François, expansion des chantiers navals. Les Havrais surélève leurs maisons (Rue Dauphine par exemple), construisent dans les cours. L’hygiène est mauvaise, les épidémies fréquentes. Lors d’une visite de Louis XVI en 1786, le roi approuve le projet d’extension de la ville : c’est Lamandé qui se charge de multiplier par 4 la surface de la ville. Image manquante
Dauphine1.jpgvieilles maisons de la rue Dauphine au Havre (XVIIe et XVIIIe siècles
- La première conséquence est un accroissement de la population (20 000 habitants en 1789) mais aussi des transformations dans le port et la ville : installation d’une manufacture de tabac dans le quartier Saint-François, expansion des chantiers navals. Les Havrais surélève leurs maisons (Rue Dauphine par exemple), construisent dans les cours. L’hygiène est mauvaise, les épidémies fréquentes. Lors d’une visite de Louis XVI en 1786, le roi approuve le projet d’extension de la ville : c’est Lamandé qui se charge de multiplier par 4 la surface de la ville.
- L’essor économique profite aux grandes familles d’armateurs et de négociants : les Fouache et les Begouen qui se font construire de belles demeures sur la « Côte » d'Ingouville. Entre 1785 et 1789 est construit le théâtre des Barres.
- A cause des bombardements de 1944, il ne reste presque plus rien des anciennes demeures de l’époque moderne. Néanmoins, le terrier de 1747, les dessins et l’Histoire des rues du Havre (1876) permettent aux historiens de se faire une idée du visage de la ville aux XVI-XVIIIe siècles. Les derniers témoignages de l'architecture de la ville sont :
- l’ancien palais de Justice (aujourd’hui le museum d’histoire naturelle) date de 1760
- l’hôtel Brocques (nom d’une grande famille havraise), 1740, quartier St François
- l’hôtel Dupasseur, 52 rue Dauphine a été construit au milieu du XVIIIe siècle
- la maison de l’Armateur (fin du XVIIIe siècle), toujours en restauration, est un hôtel particulier de plusieurs étages organisés autour d'un puits de lumière.
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- l’hôtel Dubocage de Bléville, aujourd’hui musée de l’ancien Havre (XVIIe siècle-début du XVIIIe siècle)
- une maison fortement remaniée, 88 rue du Bocage (Saint-François) date du XVIe siècle
- les maisons jumelées, 91 et 93 rue Dauphine, XVIIIe siècle
- les trois maisons quai de Lisle (XVIIe et XVIIIe siècles)
- la maison de commerce Roger Lewis et Monod, 60 et 62 rue dauphine, fin du XVIIIe siècle.
- Les maisons du XVIe siècle étaient à deux étages carrés avec encorbellement. Elles étaient construites en pans de bois essentés d’ardoise. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les maisons sont surélevées et comptent jusqu’à 4 étages. Elles sont desservies par des passages couverts. Les négociants havrais font construire des hôtels en brique recouverts d’un enduit imitant la pierre de taille.
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Le Havre, porte vers l’Amérique
Les relations entre le port normand et la côte est de l’Amérique du Nord se multiplient pendant la guerre d’indépendance américaine. En 1779, le marquis de Lafayette quitte la France par Le Havre pour s’engager auprès des insurgés américains. Des troupes, des munitions et des armes sont envoyées par le port vers les nouveaux États-Unis. En 1784 est établie la première ligne régulière Le Havre-New York. Durant l’été 1785, Benjamin Franklin fait escale au Havre.
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Le Havre pendant la période révolutionnaire (1789-1815)
La prospérité du Havre au XIXe siècle
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Guy de Maupassant donne des renseignements précieux et l'atmosphère de la ville dans ses œuvres (en particulier dans Pierre et Jean).
1809 : retenue de Floride
1817 : théâtre
1837 : salle de bal
1840-1843 : bassin Vauban
1845 : bassin de Floride
1845-1855 : bassin de l'Eure
milieu du XIXe siècle : construction des docks Vauban
1864 : la CGM crée la ligne Le Havre-New York
1865 : exposition maritime internationale
1872 ; construction des chantiers de graville
1887 : exposition maritime internationale
1895 : Grand Bazar
Le temps des guerres (1914-1945)
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Histoire récente du Havre
- La reconstruction
Voir l'article Auguste Perret
- Les difficultés économiques
Urbanisme
C'est la plus grande commune de Normandie par sa population, mais son agglomération n'arrive qu'au deuxième rang après celle de Rouen.
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En grande partie détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, le centre ville a été reconstruit d'après les plans de l'atelier Perret, dirigé par l'architecte français Auguste Perret. Seuls l'hôtel de ville (1952-1958) et l'église Saint-Joseph (1951-1957) (107 m. de hauteur) ont été conçus personnellement par Auguste Perret. Une autre œuvre architecturale intéressante est celle de l'Espace Oscar Niemeyer réalisée en 1982 par ce même architecte, et surnommée le Volcan, notamment en raison de la forme du bâtiment.
Face à une difficile reconversion industrielle, la ville a connu d'importantes difficultés économiques. L'une des conséquences est une importante baisse de la population, qui atteignait 219 583 habitants en 1975, et a baissé de 12% depuis cette date.
Dans les années 1990, la municipalité développe et reconvertit les quartiers sud du Havre, avec les aides européennes : transformation des docks en salle de concert (Docks Océane), de salon (Docks Café), en musée (Musée Martime), en casino provisoire (qui prendra la place de l'actuelle CCI après son déménagement) La nouvelle Chambre de Commerce et d'Industrie, ainsi que le nouveau pôle médical autour de la nouvelle clinique des Ormeaux se trouvent aussi dans ces quartiers.
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En octobre 2004, l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) a signé avec la municipalité du Havre la première convention afin de financer la réhabilitation des quartiers de la banlieue. Cette convention apportera plus de 300 millions d'euros pour les grands ensembles des quartiers nord, où résident environ 41 000 habitants. Cette enveloppe prolonge le budget du Grand projet de ville (GPV). Elle permettera de démolir et de reconstruire plus de 1700 logements.
Administration
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Maires du Havre:
- 1956-1959 : René Cance
- 1959-1965 : Robert Monguillon
- 1965-1971 : René Cance
- 1971-1994 : André Duromea (démissionnaire en 1994)
- 1994-1995 : Daniel Colliard
- 1995- : Antoine Rufenacht
Le Havre a connu de nombreuses extensions territoriales en annexant des communes voisines:
- 1852 : Ingouville et des parties de Graville-Sainte-Honorine et de Sanvic
- 1910 : Graville-Sainte-Honorine en totalité
- 1953 : Bléville
- 1955 : Sanvic en totalité
- 1971 : une partie d'Harfleur (quartier de Caucriauville, environ un tiers de la population d'Harfleur)
- 1973 : Rouelles (avec le statut de commune associée, 3 184 habitants en 1999)
Le Havre est divisé en 9 cantons:
- Le 1er canton est formé d'une partie du Havre (14 739 habitants)
- Le 2e canton est formé d'une partie du Havre (24 245 habitants)
- Le 3e canton est formé d'une partie du Havre (23 320 habitants)
- Le 4e canton est formé d'une partie du Havre (15 376 habitants)
- Le 5e canton est formé d'une partie du Havre (28 712 habitants)
- Le 6e canton est formé d'une partie du Havre et de la commune de Sainte-Adresse (24 966 habitants)
- Le 7e canton est formé d'une partie du Havre (27 642 habitants)
- Le 8e canton est formé d'une partie du Havre (15 186 habitants)
- Le 9e canton est formé d'une partie du Havre (24 602 habitants)
Culture
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Le Havre a obtenu le label « Ville d'Art et d'Histoire ».
Enseignement supérieur et écoles spéciales
- Université du Havre : UFR des Affaires internationales, UFR Lettres et Sciences Humaines, UFR des Sciences et Techniques, 6400 étudiants inscrits à la rentrée 2004 ; l'université propose environ 120 diplômes d'État.
- IUT (10 départements)
- ISEL (école d'ingénieur)
- Ecole supérieure de commerce
- Conservatoire Arthur Honegger
- Ecole d'art
- ENSPM - Ecole Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs
- Esigelec
Théâtres, salles de spectacle et de concert
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- Théâtre de l'Hôtel de Ville
- Théâtre des bains douches
- Docks Océane (4 200 places)
- Docks Café (accueillent des salons)
- Le Volcan, scène nationale
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Musées et lieux d'exposition
- Musée des Beaux-Arts André Malraux
- Musée maritime
- Musée de l'abbaye de Graville
- Musée de l'Ancien Havre
- Museum d'histoire naturelle
- SPOT, exposition d'art contemporain
- Nombreuses galeries d'art en centre ville
Presse
Deux journaux pour l'agglomération :
- Le Havre Libre
- Le Havre Presse
Une édition locale de France 3 : France 3 baie de Seine, diffusée chaque soir.
Le Havre dans la peinture
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- Jean-Baptiste Camille Corot, Le Havre, collection Moreau-Nélaton, vers 1830.
- Claude Monet, Impression, Soleil Levant tableau peint au Havre qui donna son nom au mouvement Impressioniste [1]
Le Havre dans la littérature
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- Guy de Maupassant : extrait de « Au muséum d'histoire naturelle », texte publié dans Le Gaulois du 23 mars 1881 :
« Cette ville (Le Havre)possède un fort bel aquarium. Les grands bassins de verre pleins de homards énormes, de pieuvres, de crabes, etc., éclairés du dehors par le soleil, entourent une sorte de caverne obscure où pénètre le public. Un monstrueux pélican libre et apprivoisé habite aussi cette espèce de grotte et se promène, toute la journée, entre les jambes des visiteurs. Or, deux habitants de la campagne, l'homme et la femme, vieux paysans courts d'idée, étaient venus visiter Le Havre. Après avoir erré tout le jour par les rues, contourné les quais, parcouru les jetées, ils arrivèrent le soir à l'aquarium, entrèrent dans la grotte où l'on ne distinguait plus rien, et, trouvant un banc dans un coin, s'assirent dessus. Ils étaient brisés de fatigue, exténués ; ils s'endormirent, et le gardien, en fermant les portes, ne les aperçut pas dans l'ombre. »
- Guy de Maupassant décrit la vue depuis la plage du Havre dans le chapitre II de Pierre et Jean :
« Ayant fait encore quelques pas, il (Pierre) s'arrêta pour contempler la rade. Sur sa droite, au-dessus de Sainte-Adresse, les deux phares électriques du cap de la Hève, semblables à deux cyclopes monstrueux et jumeaux, jetaient sur la mer leurs longs et puissants retards. Partis des deux foyers voisins, les deux rayons parallèles, pareils aux queues géantes de deux comètes, descendaient, suivant une pente droite et démesurée, du sommet de la côte au fond de l'horizon. Puis sur les deux jetées, deux autres feux, enfants de ces colosses, indiquaient l'entrée du Havre ; et là-bas, de l'autre côté de la Seine, on en voyait d'autres encore, beaucoup d'autres, fixes ou clignotants, à éclats et à éclipses, s'ouvrant et se fermant comme des yeux, les yeux des ports, jaunes, rouges, verts, guettant la mer obscure couverte de navires, les yeux vivants de la terre hospitalière disant, rien que par le mouvement mécanique invariable et régulier de leurs paupières : « C'est moi. Je suis Trouville, je suis Honfleur, je suis la rivière de Pont-Audemer. » Et dominant tous les autres, si haut que, de si loin, on le prenait pour une planète, le phare aérien d'Etouville montrait la route de Rouen, à travers les bancs de sable de l'embouchure du grand fleuve. Puis sur l'eau profonde, sur l'eau sans limites, plus sombre que le ciel, on croyait voir, ça et là, des étoiles. Elles tremblotaient dans la brume nocturne, petites, proches ou lointaines, blanches, vertes ou rouges aussi. Presque toutes étaient immobiles, quelques-unes, cependant, semblaient courir ; c'étaient les feux des bâtiments à l'ancre attendant la marée prochaine, ou des bâtiments en marche venant chercher un mouillage. Juste à ce moment la lune se leva derrière la ville ; et elle avait l'air du phare énorme et divin allumé dans le firmament pour guider la flotte infinie des vraies étoiles. »
- Guy de Maupassant décrit la vue depuis la plage du Havre dans le chapitre II de Pierre et Jean :
- Michel Leiris, extrait de « De la littérature considérée comme une tauromachie », le Havre,décembre 1945. Paris, janvier 1946.
"Le Havre est actuellement en grande partie détruit et j'aperçois de mon balcon, qui domine le port d'assez loin et d'assez haut pour qu'on puisse estimer à sa juste valeur l'effarante table rase que les bombes ont faite du centre de la ville comme s'il s'était agi de renouveler, dans le monde le plus réel, sur un terrain peuplé d'êtres vivants, la fameuse opération cartésienne. [...]Par dessus les maisons intactes comme par dessus l'emplacement des ruines, il y a , par intermittence, malgré le temps pluvieux, un clair et beau soleil. Bassins nautiques et toitures miroitantes, mer écumeuse au loin et gigantesque terrain vague des quartiers rasés (abandonnés pour longtemps, en vue de je ne sais quel étonnement assolement) subissent _quand la météorologie le veut_l'emprise de l'humidité aérienne que perforent les rayons. Des moteurs ronflent; tramways et bicycles passent; les gens flanent ous'affairent et mainte fumée monte. Moi, je regarde cela, spectateur qui n'a pas étédans le bain(ou n'y a trempé que le bout de son pied) et s'arroge sansvergogne le droit d'admirerce paysage à demi dévasté comme il ferait d'un beau tableau, jaugeant en unités ombre et luière, nudité pathétique et grouillement pittoresque, le lieu encore aujourd'hui habité où une tragédie,il y a à peine plus d'un an, s'est jouée."
Économie
- Port industriel
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Premier port français pour le trafic de conteneurs, Le Havre se place en deuxième position derrière le port de Marseille pour le volume total de marchandises. Le port a été développé dès le XVIe siècle (voir l'article sur l'histoire du Havre) et dispose de nombreux atouts géographiques : il est situé sur la Manche, la mer la plus fréquentée du globe. Port d'estuaire, il a derrière lui un hinterland peuplé et riche (agglomérations de Rouen et de Paris). Il est bien relié par un réseau dense de voies de communication : autoroutes, voie ferrée, canal, fleuve ... (voir l'article transport). Le projet Port 2000 doit agrandir la capacité d'accueil des navires en créant de nouveaux quais dans l'estuaire de la Seine (construction d'une digue de 3,5 Km). L'objectif est aussi de réduire les délais d'attente des porte-conteneurs. Voir aussi port du Havre-Antifer
- Port de pêche
- Pétrochimie
La région havraise concentre plus du tiers de la capacité française de raffinage. Elle assure environ 50 % de la production de plastiques de base et 80 % des additifs et des huiles ; plus de 3 500 chercheurs y travaillent en laboratoires privés et publiques ; Le port reçoit plus de 34 millions de tonnes de pétrole brut chaque année et peut accueillir des super-tankers de 550 000 tpl... Les grandes firmes multinationales de la pétrochimie sont présentes en vallée de Seine : ExxonMobil, TotalFinaElf, AtoFina, Esso, Mobil, Hoescht.
- Agroalimentaire
- Réparation navale
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- Tertiaire :
- Le Havre cherche à développer ses atouts touristiques : la plage a reçu de nouveau le pavillon bleu en 2005.
- Université
- Sièges sociaux
- Delmas
- Port
- Paquebots : Le Havre a accueilli 54 paquebots en 2004.
- L'activité logistique concerne une grande part de la population (une ecole d'ingenieur en logisitique : l'ISEL)
Transports
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- Autoroutes
- A13-A15
- A29
- Chemin de fer
- Aéroport du Havre-Octeville
En 2003, le trafic passager était de plus de 65 000 par an. L'aéroport propose des lignes régulières vers Caen, Lyon, Nantes, Toulouse, Amsterdam, Londres. Il assurait plus de 133 tonnes de fret en 2003.
- Canal du Havre-Tancarville
- Liaisons transmanches
- Transports urbains
Événements annuels
Havrais célèbres
- Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, écrivain, intendant général du Jardin des Plantes, membre de l'Institut de France.
- Eugène Boudin, peintre.
- René Coty, politicien, Président de la République de 1954 à 1959.
- Casimir Delavigne
- Vikash Dhorasoo, né le 10 octobre 1973 à Harfleur (près du Havre), joueur de football, depuis juillet 2004 au Milan AC.
- Jean Dubuffet, peintre, sculpteur, philosophe, pataphysicien, il est l'un des maîtres de l'Art brut.
- Raoul Dufy, peintre et graveur.
- Arthur Honegger, compositeur.
- Frédérick Lemaître, comédien emblématique du Boulevard du Crime.
- Claude Monet, peintre (à partir de 5 ans).
- Raymond Queneau, écrivain, membre de l'Académie Goncourt et du Collège de ’Pataphysique, co-fondateur de l'Oulipo.
- Armand Salacrou, (1899-1989) auteur dramatique.
- Georges de Scudéry, (1601-1667) écrivain
- Madeleine de Scudéry, (1607-1701) écrivain
- Yoland Simon, écrivain
- Paul Vatine, navigateur
- Charles-Alexandre Lesueur, naturaliste né en 1778
- Jules Durand, (1880-1926) syndicaliste
Le sport havrais de haut niveau
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- Nautisme : la SRH Société des régates havraises est le club doyen du nautisme en France ; le 29 juillet 1840 furent organisées des régates de bateaux de plaisance à voile avec des départs par catégories groupant les bateaux selon leurs caractéristiques et leurs pénalités. Ce fut la première régate française à la voile. La Société des régates havraises a organisée les régates en mer des Jeux Olympiques d'été de 1900.
- Le Havre est reconnu station nautique et station balnéaire. Le port de plaisance en eaux profondes accueille les bateaux 24 heures sur 24 et par tous les temps. Construit dans l'entre-deux-guerre, c'est aujourd'hui le plus grand de Seine-Maritime, avec environ 1 300 anneaux.
- Football : Le club du Havre est le HAC Havre Athletic Club, club doyen du foot français créé en 1872 : D'abord connu sous le nom de Havre Football Club, il devient le HAC. Les couleurs ciel et marine transportent les racines du club, les fondateurs ont ainsi exprimé leur reconnaissance envers les Universités d'Oxford (bleu marine) et de Cambridge (bleu ciel) qui ont su transmettre la passion du ballon rond.
- Basket-ball : L'équipe du STB (Saint-Thomas Basket) représente la ville en Pro A.
- Natation : Hugues Duboscq a remporté une médaille de bronze aux Jeux olympiques d'Athènes (août 2004).
Jumelages
- Tampa (Floride, États-Unis)
- Dalian (Chine)
- Pointe-Noire (Congo)
- Saint-Pétersbourg (Russie)
- Southampton (Royaume-Uni)
Région havraise
- Montivilliers
- Harfleur
- Pont de Normandie
- Sainte-Adresse
- Pays de Caux
- Gonfreville L'Orcher
- estuaire de la Seine
- port d'Antifer
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Voir aussi
Bibliographie
- Michel de BOÜARD, Histoire de la Normandie, Privat, Toulouse, 2001 ; ISBN 2-7089-1707-2
- Guide Petit Futé, Le Havre 2004, Nouvelles éditions de l'université -(20 mars 2004), ISBN 2746910128
- Jean-François Massé, Le Havre, port d'attache, Acanthe (1 novembre 2003), ISBN 2849420034
- John Barzman, Claude Bec, Jacques Doublet, CMCAS du Havre, Elisabeth James, Quelque part, ça laisse des traces : Mémoire et histoire des électriciens et gaziers de la région du Havre, Presses Universitaires de Rouen (1 octobre 2003), ISBN 2877753522
- Cartes Epshom, Abords du Havre et d'Antifer, Epshom (30 juillet 2003), ISBN B0000C6VP9
- Tristan Gaston-Breton, Le Havre 1802-2002 : Deux siècles d'aventure économique, Le Cherche midi (11 décembre 2002), ISBN 2749100283
- E. Simon, A. Fiszlewicz, Le Havre : Ah quel estuaire !, Petit à Petit (18 octobre 2002), ISBN 2914401264
- Collectif, Les bâtisseurs. L'album de la reconstruction du Havre, Point de Vues (1 septembre 2002), ISBN 2951602022
- Niderst, Les Trois Scudéry: Actes du Colloque du Havre, 1-5 octobre 1991, Klincksieck (3 mai 2000), ISBN 2252028408
- Pierre Ardaillou, Les républicains du Havre au XIXe siècle 1815-1889, Presses Universitaires de Rouen / Publications de l'Université de Rouen (PUR) (2000), ISBN 2877752542
- Armand Frémont, La mémoire d'un port, Arléa (23 avril 1997), ISBN 2869593457
- Jean Peter, Le port et l'arsenal du Havre sous Louis XIV, Economica (1996), ISBN 2717830170
- Collectif, Voyage en industrie : métiers, hommes, entreprises de la zone industrielle du Havre, Métailié (15 octobre 1991), ISBN 2864241021
- Eddy Florentin, Le Havre, 1944 : A feu et à sang, Presses de la Cité (1 mai 1988), ISBN 225801655X
- Grosfillex Pierre-André, Le havre à la belle epoque, (1973), ISBN B0000DW037
- Dardel P., Commerce, industrie et navigation à rouen et au havre au XVIIIe siècle, (1966), ISBN B0000DLGAU
Liens externes
- Site de la ville
- Office de tourisme
- Économie havraise
- Dossier du Point sur Le Havre
- Université du Havre
- Aéroport du Havre-Octeville
- Site officiel du HAC, football
- Chambre de Commerce et d'Industrie du Havre
- Port Autonome du Havre
- Cityvox Le Havre
