Le Creusot
| Le Creusot | |
|---|---|
| Pays | Image manquante France
France_flag_large.png drapeau de la France |
| Région | Bourgogne (chef-lieu) |
| Département | Saône-et-Loire (chef-lieu) |
| Arrondissement | Arrondissement d'Autun |
| Canton | Chef-lieu de 2 cantons : canton du Creusot-Est canton du Creusot-Ouest |
| Code INSEE | 71153 |
| Code postal | 71200 |
| Maire Mandat en cours | André Billardon 2001-2007 |
| Intercommunalité | Communauté urbaine Creusot-Montceau |
| Longitude | 04° 26' 28" Est |
| Latitude | 46° 48' 05" Nord |
| Altitudes | moyenne : 347 m minimale : 316 m maximale : 516 m |
| Superficie | 1 811 ha = 18,11 km² |
| Population sans doubles comptes | 26 283 hab. (2003) |
| Densité | 1 451,3 hab./km² |
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Le Creusot est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire et la région Bourgogne.
| Sommaire |
Présentation
Le Creusot est une ville de la région Bourgogne, chef-lieu de cantons (Le Creusot-Est et Le Creusot-Ouest) du département de Saône-et-Loire. Avec 26 283 habitants, les Creusotins, elle est la troisième ville du département derrière Chalon-sur-Saône et Mâcon (préfecture). Son économie est dominée par l'industrie métallurgique (Industeel, Alstom), mais aussi la SNECMA. Le Creusot, forte de sa riche histoire industrielle, abrite un Ecomusée ainsi que l'Académie François Bourdon, centre d'archives industrielles, qui retracent l'épopée de la dynastie Schneider, famille fondatrice de la ville. Depuis les années 1990, la ville développe ses atouts touristiques avec, comme principale vitrine, le Parc des Combes, où friands d'attractions et de balades en train touristique cotoient sportifs et amateurs de détente en pleine nature. Le Creusot est par ailleurs le deuxième centre universitaire de Bourgogne (derrière Dijon), avec son IUT (4 départements, licences professionnelles…) et le centre universitaire Condorcet (4 filières DEUG, DESS…)
Situation géographique
Le Creusot est une ville de Saône-et-Loire, au sud de la Bourgogne. La région environnante est marquée par l'élevage (avec un paysage de bocage très présent) mais également par la viticulture puisque les célèbres cépages bourguignons s'épanouissent à quelque 20 km au nord et à l'est du Creusot. On peut aussi noter que la ville est située près du massif du Morvan (et notamment du Mont-Beuvray). Aucun cours d'eau ne traverse Le Creusot mais les étangs ne sont pas rares tout autour de la ville (étang de Torcy, étang du Breuil, étang de Brandon et étang de Montaubry).
Histoire
Le Creusot a la particularité d'être une ville très jeune puisqu'au milieu du XVIII siècle, il n'existait qu'une toute petite bourgade appelée Le Crosot. C'est Louis XVI qui permis le développement de la ville en ordonnant l'installation d'une fonderie royale pour profiter des ressources en houille de la région. À la fonderie vint ensuite s'adjoindre la cristallerie royale de la reine Marie-Antoinette. La ville restait cependant de taille modeste et le véritable essor n'intervint qu'au début du XIX siècle grâce à la famille Schneider.
Adolphe et Eugène Schneider, deux entrepreneurs d'origine lorraine comprirent très rapidement que leur siècle était en train de basculer sous l'effet de la révolution industrielle. À la recherche d'un site permettant l'établissement d'aciéries, ils décidèrent de s'installer au Creusot qui possédait les réserves houillères indispensables à la réalisation de leur projet et dont la région ne manquait pas de minerai de fer (mines de Mazenay-Change).
Commença alors la formidable épopée des usines Schneider qui ne devait s'achever qu'en 1960. Les frères Schneider parvinrent à bâtir l'une des plus belles entreprises sidérurgique au monde. Les usines du Creusot produisirent des canons, des locomotives, des poutrelles dans des aciers de grande qualité reconnus mondialement. Confrontés à leurs concurrents anglais (Wickers), allemand (Krupp) ou tchèque (Sköda), les aciers du Creusot se montraient toujours à leur avantage. Le Creusot, après l'arrivée des Schneider, n'était plus une petite bourgade mais une ville-usine.
Pour en savoir plus sur l'histoire du Creusot (et en images s'il vous plaît), consultez le site de l'association PILONET.
Le paternalisme
Au Creusot, tout tournait autour de la sidérurgie et de la famille Schneider. Celle-ci fit preuve d'un grand paternalisme en se préoccupant beaucoup de la vie des Creusotins. Chaque famille creusotine possédait en effet au moins un de ses membres qui travaillait aux aciéries. Des écoles furent crées (les dernières fermèrent leurs portes au milieu du XX siècle), un dispensaire puis un hôpital furent mis en place, des logements pour les ouvriers et les ingénieurs furent bâtis (on peut encore voir aujourd'hui au Creusot les quartiers d'ouvriers et d'ingénieurs). Tout ces aménagements permettaient d'améliorer la vie des creusotins qui travaillaient souvent dans des conditions de travail difficiles (on cite souvent les puddleurs dont l'espérance de vie était très limitée). Les habitants entretinrent des relations passionnelles avec leurs patrons, en s'engageant tantôt dans des luttes syndicales très dures (la grande grève de 1899), tantôt en rendant de vigoureux hommages aux Schneider en se cotisant pour leur ériger des statues ou en se mobilisant à l'occasion d'événements se produisant au sein de la famille Schneider (mariage ou enterrements par exemple).
Quelques grandes réalisations du Creusot
Les usines produisirent par exemple :
- Des locomotives à vapeur avec, notamment, La Gironde, la première locomotive française.
- Des locomotives électriques comme la BB 9004 détentrice en 1954 du record du monde de vitesse sur rail avec 331 km/h.
- Les canons français des guerres franco-allemandes.
- Des plaques de blindage pour les navires.
- Les marteau-pilon à vapeur du Creusot, permettant un travail très précis de l'acier.
- Bon nombre des rails du réseau ferroviaire français (pour l'anectode, le TMB - tramway du Mont-Blanc- utilise encore les rails Schneider).
- Des navires et sous-marins pour le ministère de la guerre (des chantiers ont été installés à Châlon-sur-Saône).
- De nombreux matériels électriques.
La chute
L'entreprise, au fil des ans, devint un immense conglomérat où se côtoyaient les activités électriques et sidérurgiques. Mais cette belle mécanique allait se gripper en 1960 avec la mort de Charles Schneider. Orpheline, l'entreprise n'était plus la même. L'âge d'or était bien loin lorsqu'éclata le choc pétrolier de 1973. Les usines Schneider (appelées alors Creusot Loire Industrie) entrèrent dans une terrible période de difficultés financières qui allaient aboutir au dépôt de bilan en 1984. Les mouvements sociaux se multiplièrent au Creusot en 1983-1984 mais sans succès et la plus grande partie de l'usine disparut. Les activités sidérurgiques ayant survécu aux difficultés furent intégrés au groupe Usinor (désormais Arcelor) tandis que l'entreprise se recentrait sur ses activités électriques (Schneider electric). La ville perdit ici son plus grand pourvoyeur d'emplois. Il ne reste aujourd'hui qu'une usine de production d'acier au Creusot.
Histoire administrative
| Date d'élection | Identité | Qualité |
|---|---|---|
| Les données antérieures à 1977 ne sont pas encore connues. | ||
| 1977 | Camille Dufour | |
| 1983 | Camille Dufour | |
| 1989 | Camille Dufour | |
| 1995 | André Billardon | |
| mars 2001 | André Billardon | |
Le Creusot aujourd'hui
Situation économique actuelle
Saignée à blanc par la disparition de la quasi-totalité de ses usines métallurgiques, le Creusot tente de survivre en diversifiant ses secteurs d'activité. Une usine SNECMA s'est ainsi implantée sur les ruines des usines Creusot-Loire. Malheureusement la situation demeure difficile et de récentes fermetures d'usines (Howmet) ont rappelé à la ville la fragilité de sa situation, d'autant plus qu'est installée au Creusot une usine Alstom (fabrication de bogies), un groupe dans une situation plus que délicate en 2004.
Dans cette conjoncture, les creusotins tentent tout de même de rénover leur ville.
Les préoccupations actuelles
La ville s'est, depuis 1984, beaucoup transformée. Les vastes étendues d'ateliers ont disparu pour laisser place à d'autres activités. La ville a ainsi développé une politique de loisir en créant un parc d'attractions mettant en avant le thème, historique pour la cité, de la locomotive. L'ancienne Cristallerie royale qui avait été transformée en château par la famille Schneider s'est mutée en musée. Les anciennes halles de construction de locomotives ont été transformée en bibliothèque universitaire. D'importants travaux sont toujours effectués pour redonner vie aux rues marchandes de la ville. Un tout nouveau projet de musée est à l'étude. Pour se donner de plus grands moyens, Le Creusot a adhéré à la Communauté Creusot-Montceau-les-Mines (CCM), une communauté urbaine qui regroupe 16 villes de la région du Creusot.
Transports
Le Creusot est desservie par le TGV (ligne Paris - Lyon) depuis l'ouverture commerciale le 27 septembre 1981. La gare TGV qui a pour nom "Le Creusot - Montceau-les-Mines - Montchanin" est situé à l'extérieur de la ville. Le Creusot est située à 1h20 de Paris et 40 minutes de Lyon. Cette gare a été créée grâce à la pression d'André Jarrot, à l'époque maire de Montceau-les-Mines, ancien Ministre, Sénateur et Député. Cet homme est également à l'origine du tracé de la nationale 80 qui relie Le Creusot à l'autoroute A6 en 25 minutes.
Démographie
| v. 1882 | 1990 | 1999 |
|---|---|---|
| 26 432 | 28 909 | 26 283 |
| Nombre retenu à partir de 1990 : Population sans doubles comptes | ||
Personnages célèbres
- Christian Bobin (1951), écrivain
- Claudie André (13 mai 1957), spationaute
- Le peintre creusotin Raymond Rochette a rendu hommage aux ouvriers du Creusot tout au long de son œuvre.
Voir aussi
Liens externes
- Le site de l'association PILONET pour tout trouver sur le Creusot www.creusot.net
- Le site relatant l'histoire du Creusot depuis 300 millions d'années jusqu'à nos jours www.creusot.net
- Le site du Parc Touristique des Combes
- Le site de la communauté urbaine
- Le site de l'académie François Bourdon
