Lazare Hippolyte Carnot
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Lazare Hippolyte Carnot (né le 6 avril 1801 à Saint-Omer, Pas-de-Calais - décédé le 16 mars 1888 à Paris), homme politique français.
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Généalogie
- Fils de Lazare Nicolas Marguerite Carnot, « Le grand Carnot » (Nolay, 13 mai 1753 - Magdebourg, 22 août 1823) scientifique, général et politicien de la Première République française. Membre de la Convention nationale. Il fut surnommé « l'Organisateur de la victoire » et participa à la fondation de l'École polytechnique avec Gaspard Monge.
- Frère cadet de Nicolas Léonard Sadi Carnot (usuellement appelé Sadi Carnot), physicien français, né le 1er juin 1796 à Paris, mort le 24 août 1832 à Paris.
- Oncle de Marie François Sadi Carnot (1887-1894), Président de la République française, assassiné durant son mandat à Lyon par l'anarchiste Caserio. Soit:
| Lazare Nicolas Marguerite | Carnot | ° 1753, † 1823 | mathématicien-physicien | Père |
| Nicolas Léonard | Sadi Carnot | ° 1796, † 1832 | physicien | Fils ainé |
| Lazare Hippolyte | Carnot | ° 1801, † 1888 | ministre | Fils cadet, père du suivant |
| Marie François | Sadi Carnot | ° 1837, † 1894 | Président de la République | Petit-fils |
Biographie
Ministre de l'Instruction publique en 1848, H. L. Carnot fonda l'École d'administration destinée à préparer les administrateurs gouvernementaux; elle fut de courte durée mais l'idée en fut reprise pour l'ENA. Il introduisit, la méthode de Lancastre dans beaucoup d'écoles (cours du soir, supports d'adultes et petites bibliothèques). Il accrut les salaires des professeurs des écoles, auxquels il demandait : « d'enseigner aux enfants les vertus de la République démocratique ». Son projet de loi le plus célèbre, fut soumis à l'Assemblée le 30 juin. Supplanté par la loi Falloux de 1850, plusieurs de ses propositions seront néanmoins reprises postérieurement (loi Falloux et surtout Ferry en 1880)… Le premier (respectivement art. 2 et 6), il rendait obligatoire et gratuite l'instruction primaire pour les deux sexes: « de sorte que les citoyens puissent correctement exercer le suffrage universel et supprimer les distinctions entre riches et dans les établissements publics ». Les professeurs recevraient trois ans de formation dans une école normale, gratuite mais, en contrepartie, seraient obligés d'enseigner pendant dix ans, avec un salaire minimum garanti de 600 à 1 200 francs pour les hommes et de 500 à 1 000 francs pour des femmes…
- En dépit des exhortations du Corps enseignant décidé « à dispenser un catéchisme républicain », le projet de Carnot n'avait pas prévu d'étendre le monopole d'État et incluait même une disposition garantissant la liberté de l'éducation.
Défait aux sénatoriales de 1849, Carnot regagna son siège dans une élection partielle en 1850 et fut l'un des députés qui s'opposa au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, le 2 décembre 1851. Il démissionna après avoir refusé le serment de fidélité à Louis-Napoléon. De nouveau sénateur, il mourut à Paris le 16 mars 1888.
Notes et anecdotes
Au lendemain du coup d’État de 1851, une note de police, datée d’août 1852, visait Lazare Hippolyte Carnot, ancien représentant du Peuple, qui muni d’un passeport (intérieur) de la préfecture de police de Paris se rendait à Evaux dans la Creuse. Il est recommandé au préfet de la Creuse « d’exercer une surveillance convenable à son égard pendant son séjour dans le département ».
Œuvres
- Mémoires de Bertrand Barère de Vieuzac (1755-1841), publiées par Lazare Hippolyte Carnot en 1843.
- Le ministère de l'Instruction publique et des Cultes (Paris, 1848) par Lazare Hippolyte Carnot.
- Mémoires sur Carnot par son fils (2 volumes), par Lazare Hippolyte Carnot. Ouvrage de base. Paris, 1861-1863.
Voir aussi
- Joseph Moody, French Education Since Napoleon, Syracuse, N.Y., 1979.
