Laurent Fabius
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Laurent Fabius, né le 20 août 1946 à Paris, est un homme politique français, membre du Parti socialiste.
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Biographie
Fils d'un antiquaire parisien, il est étudiant aux lycées Janson-de-Sailly et Louis-Le-Grand à Paris. Il est ancien élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et agrégé des lettres. Élève de l'École nationale d'administration, promotion François Rabelais (1971-1973), il devient auditeur en 1973 puis maître des requêtes au Conseil d'État en 1981.
En 1978, il est élu député pour la première fois. Après la victoire de François Mitterrand en 1981, il est nommé ministre du Budget, puis en 1983 ministre de l'Industrie et de la recherche.
En 1984, François Mitterrand, poursuivant l'abandon de la politique très marquée à gauche du gouvernement de Pierre Mauroy, le nomme, à 37 ans, premier ministre. Le Parti communiste refuse de participer au gouvernement. Il poursuit alors ce que l'on appelle la « politique de rigueur » visant à redresser l'économie française et les comptes de l'État. Il fonde sa politique sur la maîtrise de l'inflation et du chômage.
Dans la nuit du 10 juillet 1985, le Rainbow Warrior est dynamité. L'affaire du Rainbow Warrior éclate et les autorités de Nouvelle-Zélande protestent. L'enquête pour homicide met en cause les services secrets français. Le 22 septembre, devant la pression et des preuves flagrantes, Laurent Fabius admet la responsabilité de la France et exige la démission de Charles Hernu, le ministre de la Défense.
Il abandonne la réforme envisagée de l'école privée, qui avait été à l'origine de mouvements de protestation, et introduit le scrutin à la proportionnelle aux élections législatives. Celles-ci, en 1986, voient alors l'entrée du Front National à l'Assemblée nationale et une défaite pour les socialistes. Laurent Fabius démissionne et est remplacé par Jacques Chirac : c'est le début de la première cohabitation.
Sa phrase célèbre lors d'un débat télévisé opposé à Jacques Chirac : « vous parlez au Premier ministre de la France » incite les journalistes à, par la suite, mieux contrôler les débats télévisés. Il est mis en cause dans l'affaire du sang contaminé qui met des années à être jugée ; il est innocenté par la justice.
Éternel fidèle de François Mitterrand, Laurent Fabius devient Président de l’Assemblée Nationale en 1988 puis premier secrétaire en 1992-1993. Cette période est marquée par la lutte pour le contrôle du parti avec Lionel Jospin, qui devient candidat du parti à l'élection présidentielle de 1995 puis premier ministre en 1997. Cette année-là, il redevient Président de l’Assemblée Nationale.
Quand le successeur éphémère de Dominique Strauss-Kahn, Christian Sautter, quitte le gouvernement de la troisième cohabitation, Laurent Fabius est nommé ministre de l'Économie, des finances et de l'industrie. Il garde son poste jusqu'à la défaite socialiste de 2002 à l'issue de laquelle il est réélu député le 16 juin, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la circonscription de la Seine-Maritime (4e).
Sa position en faveur du « non » lors du référendum portant sur la constitution pour l'Europe, qu'il juge trop libérale, a déclenché une vive controverse au sein du Parti socialiste et au Parlement européen. Le Point lui accole la célèbre phrase de Woody Allen : « Je réponds non, mais quelle est la question... ? » ; d'autres affirment qu'il se positionne afin d'être élu candidat du parti à l'élection présidentielle de 2007. Le 4 Juin 2005, les socialistes réunis en Conseil national, votent, avec une majorité de 55 % des voix, pour l'exclusion de Laurent Fabius, ainsi que celle de ses amis, des instances de direction du parti. Ce faisant, le Parti Socialiste veut clarifier sa ligne politique, tout en se mettant certainement à dos, une grande partie des électeurs ayant suivi les thèses de Laurent Fabius, lors du dernier référendum.
Le courant des Fabiusiens
Les proches de Laurent Fabius et/ou partageant ses idées politiques sont appelés fabiusiens ; son principal "lieutenant" est Claude Bartolone.
Historiquement, les fabiusiens se sont opposées aux "Rocardiens", puis aux "Jospinistes", et plus récemment aux "Hollandais".
Lors du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen de 2005, le courant des fabiusiens défendra le « non », en dépit de la position exprimée par les militants.
Mandats
- 21/03/1977 - 13/03/1983 : adjoint au maire du Grand-Quevilly (Seine-Maritime)
- 03/04/1978 - 22/05/1981 : député
- 22/05/1981 - 22/06/1981 : ministre délégué auprès du ministre de l'Économie et des finances, chargé du budget
- 23/06/1981 - 22/03/1983 : ministre délégué auprès du ministre de l'Économie et des Finances, chargé du budget
- 02/07/1981 - 23/07/1981 : député
- 14/03/1983 - 19/03/1989 : adjoint au maire du Grand-Quevilly (Seine-Maritime)
- 22/03/1983 - 17/07/1984 : ministre de l'Industrie et de la recherche
- 19/07/1984 - 19/03/1986 : premier ministre (Gouvernement Fabius)
- 17/03/1986 - 17/05/1989 : membre du Conseil régional de Haute-Normandie
- 02/04/1986 - 14/05/1988 : député
- 06/06/1988 - 01/04/1993 : député
- 20/03/1989 - 18/06/1995 : adjoint au maire du Grand-Quevilly (Seine-Maritime)
- 25/07/1989 - 02/04/1992 : député européen
- 23/03/1992 - 29/06/1995 : membre du Conseil régional de Haute-Normandie
- 02/04/1993 - 21/04/1997 : député
- 19/06/1995 - 18/03/2001 : membre du Conseil municipal du Grand-Quevilly (Seine-Maritime)
- 19/06/1995 - 30/03/2000 : maire du Grand-Quevilly (Seine-Maritime)
- 01/06/1997 - 27/04/2000 : député
- 27/03/2000 - 05/05/2002 : ministre de l'Économie, des finances et de l'industrie du gouvernement de Lionel Jospin
- (voir : Ministres du gouvernement de Lionel Jospin)
- 31/03/2000 - 18/03/2001 : adjoint au maire du Grand-Quevilly (Seine-Maritime)
- 01/06/2000 - 01/08/2002 : membre du Conseil général de la Seine-Maritime
Mandat au 15/06/2005 :
- Adjoint au maire du Grand-Quevilly, Seine-Maritime
- Depuis 06/2002 : député
Bibliographie
- La France inégale (1975)
- Le Cœur du futur (1985)
- C'est en allant vers la mer (1990)
- Les Blessures de la vérité (1995) : prix du livre politique en 1996
- Cela commence par une balade (2003)
- Une certaine idée de l'Europe (2004)
Décorations
Liens externes
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