Lauer

Rien ne prédispose l'enfant qui vient de naître, en ce 7 mai 1902, à la carrière d'égyptologue. Né dans le XVIème arrondissement de Paris, de famille bourgeoise, il commence des études d'architecture. Son cousin, Jacques Hardy, architecte instaallé en Égypte, lui conseille de venir dans ce pays, au regard de la morosité qui touche le secteur après la Grande Guerre, Pierre Lacau, chef du service des Antiquités, cherchant un jeune architecte pour seconder Cecil Firth à Saqqara. Il soumet sa candidature et Lacau lui propose un contrat de huit mois.

En 1926, le voici en Egypte, et iol s'entend bien avec Firth, si bien qu'en 1928, alors que son contrat initial était de huit mois, il est toujours à Saqqara. Il rencontre son Marguerite Jouguet, dont le père, éminent hélléniste, n'avait aucune raison d'être nommé directeur de l'IFAO, si ce n'est qu'il vient d'être choisi pour son caractère, afin de faire cesser les guéguerres entre savants. Coup de foudre et mariage le 1er octobre 1929 à Paris, avec celle que l'on connaîtra sous le diminutif de Mimi.

Firth décède et Quibell le remplace. En 1936, on ne renouvelle pas son contrat, mais la chose s'arrange finalement. De 1926 à 2001, année de son décès, Lauer va œuvrer sans cesse à rendre visible la grandeur de ce site, ne cessant les fouilles, par obligation, qu'à l'arrivée au pouvoir de Nasser, avant de pouvoir revenir sur le site. À plus de 90 ans, et toujours bon pied, bon œil, il était surnommé l'oublié de Dieu.

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