Langonnet
Langonnet est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France.
| Langonnet | |
|---|---|
| Pays | Image manquante France
France_flag_large.png drapeau de la France |
| Région | Bretagne |
| Département | Morbihan |
| Arrondissement | Arrondissement de Pontivy |
| Canton | Canton de Gourin |
| Code INSEE | 56100 |
| Code postal | 56630 |
| Maire Mandat en cours | Christian Derrien 2001-2007 |
| Intercommunalité | Communauté de Communes du pays du roi Morvan |
| Longitude | -3.5° |
| Latitude | 48.1° |
| Altitudes | moyenne : 180 m minimale : 104 m maximale : 292 m |
| Superficie | 8 540 ha = 85,40 km² |
| Population sans doubles comptes | 1 918 hab. (1999) |
| Densité | env. 22 hab./km² |
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| Sommaire |
Géographie
Langonnet fait partie de la partie cornouaillaise du Morbihan : elle faisait partie de l'évêché de Cornouailles. La langue utilisée était le Breton_cornouaillais jusqu'au basculement linguistique vers le français qui eut lieu dans les années 1950. Le Cornouaillais était utilisé dans les cantons de Gourin, du Faouët, tandis que le reste du département parlait le Breton_vannetais (sauf l'extrémité est qui parlait gallo).
Langonnet est à équi-distance de Gourin et du Faouët (9 à 10 km) et se trouve au centre d'un triangle reliant Gourin, Le Faouët et Le Saint.
Comme nombre de communes rurales de Basse-Bretagne, l'habitat est très dispersé. La commune ressemble à un carré de 10 km sur 10, ce qui forme une surface énorme sur laquelle une grande partie de la population est dispersée dans de petits hameaux.
Le bourg proprement dit est au centre de ce carré. La Trinité-Langonnet est excentré au nord-est de la commune, en bordure de la route Gourin-Glomel-Rostrenen. L'abbaye de Langonnet se trouve au sud-est, sur la route de Plouray.
Le bourg se trouve sur une hauteur qui domine le sud de la commune.
La commune comprends de vastes landes plates autour du bourg ainsi qu'un peu plus de relief au nord, dont le rocher de la Madeleine qui offrait une vue magnifique sur les alentours (mais qui fut malheureusement dynamité il y a quelques années dans le cadre de l'exploitation d'une carrière). Autrefois, ce roc de la Madeleine s'élevait à 260m.
L'axe est-ouest qui mène à Rennes est situé sur une ligne de crête et offre de ce fait une vue sur les plaines environnantes.
Histoire
Origine
La fondation de Langonnet remonte sans doute au VIe siècle, à l'époque de l'émigration des Bretons depuis la Grande-Bretagne. Le nom de Langonnet a beaucoup varié dans le temps, selon les tentatives de transcription du système phonétique breton avec l'alphabet latin:
- XIe : Chunuett
- 1152 : Langenoit
- 1168 : Lanngonio
- 1301 : lenguenet
- aujourd'hui, francisé en Langonnet
Langonnet serait le lann-Konoed, le monastère (ou ermitage ; llan en Gallois) de Konoed (ou Kon(n)ed, Konoid= Kynwyd ou Kynyd en gallois), un saint gallois venu en Bretagne.
Selon une autre hypothèse, la première abbaye de Langonnet était une succursale de celle de Landevennec (de rite scottique=de l'église celtique), fondée en 845 par saint Gwenole. Or un de ses disciples était saint Konogan. Celui-ci a laissé son nom à Treogan (trev+Konogan: la trève de Konogan) et est le patron de Lanvenegen. Il aurait pu être le fondateur de Langonnet. ? Sans preuve, il est difficile de le dire.
Les noms de village ne sont pas toujours plus limpides, bien que beaucoup d'éléments soient compréhensibles par tout bretonnant (voir plus bas).
Francs contre Bretons
Vers 818-820, Langonnet aurait été le lieu de la confrontation entre l'armée de l'empereur franc Charles-le-Chauve et l'armée de Morvan « lez-Breizh » (protecteur de la Bretagne), premier roi de la Bretagne unifiée (qui était auparavant morcelée en plusieurs royaumes : Domnonée (Léon, Trégor et Goêllo), {{Cornouaille]], Bro-Waroc'h). Morvan aurait été décapité par un cavalier franc lors des combats. Mais les cartulaires ne permettent pas de préciser exactement le lieu de ces combats.
L'émigration en Amérique
Comme les autres communes des cantons alentours, Langonnet a connu deux vagues d'émigration en Amérique :
- la première au XIXe quand l'un des premiers à partir fit un récit merveilleux de son expédition
- la seconde dans les années 1950 quand le consul du Canada fit une campagne de promotion dans cette partie du Morbihan.
Évolution démographique récente
Comme nombre de communes rurales du Bretagne, Langonnet connaît un déclin depuis le « miracle breton » (i.e. la révolution agricole des années 1950 qui mit fin à la civilisation paysanne traditionnelle en basse-bretagne et vit le basculement linguistique du breton vers le français). En effet, le nombre d'habitants est passé de plus de 5000 après la seconde guerre mondiale à un peut moins de 2000. Dans le même laps de temps, l'âge moyen a cru de manière vertigineuse: il y a plus de 800 personnes inscrites au club de retraités et plus de 700 personnes ont plus de 70 ans.
Ces chiffres résument le drame de ces communes rurales qui se dépeuplent. De nombreux hameaux où vivaient autrefois plusieurs familles (de grande taille) d'agriculteurs, n'accueillent plus qu'un ou deux couples d'agriculteurs.
Notons cependant que cela est contrebalancé par l'arrivée de quelques familles étrangères, notamment anglaises, qui ont restaurées plusieurs fermes à l'abandon depuis les années 1980.
Alan Stivell
Le célèbre Alan Stivell y posséda une ferme dans les années 1980 avant d'aller habiter près de Rennes.
Les cercles celtiques
Langonnet comprends deux cercles celtiques:
- celui de l'abbaye de Langonnet,
- celui de Langonnet proprement dit (War hent hon tadoù).
Le cercle celtique de l'abbaye de Langonnet est plutôt orienté apprentissage de la danse bretonne que vers la chorégraphie et la présentation de spectacles.
Le second avait disparu au cours des années 1980. De ce fait, de nombreux jeunes s'inscrivaient à cette époque au cercle de Gourin et surtout à celui du Croisty, très réputé. Le cercle de Langonnet fut recréé au milieu des années 1990. Il est affilié à Kendalc'h (l'une des deux confédérations de cercles celtiques avec War 'l leur). Malheureusement, le manque de disponibilité des adhérents ne permet plus d'assurer assez de spectacles pour être classé; et de ce fait, le cercle celtique est actuellement en dormance.
Culturellement, pour les danses, Langonnet faisait partie du pays Chtou (qui n'avait pas le même prestige que les pays Fisel, Pourlet ou de l'Aven.
Toponymie
L'interprétation des noms de lieu est toujours difficile : il est nécessaire de disposer des formes écrites anciennes afin de ne pas faire d'erreur. Par exemple, le prénom guénael pourrait être interprété superficiellement en gwenn+ael, l'ange blanc, alors que sa signification en vieux-breton était toute autre.
La carte de Cassinni (fin du 18e siècle), qui concerne Langonnet et ses environs, est à ce sujet d'une grande aide. Les noms des villages sont dans l'ensemble identiques, mais les différences sont révélatrices :
- Penhiel est noté Penquellen soit Penn-Kelenn : tête (dans le sens d'unité) de houx.
- Moustriziac était noté Moustoirisaac, soit le moutier de saint Isaac.
- Barlegant s'y trouve encore sous une forme non altérée : Banalegan. C'est donc la petite (diminutif -AN) genêtaie (Banaleg), tout comme le Barregant du Faouët. Rien à voir, donc, avec Barrac'h, où barr a sans doute le sens du sommet.
- Perez y est écrit Peroz, ce qui laisse supposer une forme plus ancienne, Perroz, venant de Penn+Roz: le bout de l'escarpement, du tertre.
- Le Harlay est noté L'arle. Ce nom semble contenir les mots LE (variante de lec'h:lieu, utilisé comme enclitique) et Ard, adjectif du vieux-Breton signifiant haut, élevé. Arle serait alors un toponyme très ancien, au sens voisin de celui de composés plus récents tels Meneleh (près de Moustoirac) ou Crec'h Lec'h (à Mantallot).
- Kerriguen était écrit Keranguen au 18ème siècle. C'est donc simplement le village d'un certain Le Guen. Sont ainsi résolues deux énigmes: le « RR » qui n'a pas lieu d'être et l'absence de mutations consonnantiques dans l'adjectif gwenn .
- Lonjeau est noté Le Lojou c'est-à-dire les « loges », les huttes.
- Kercastellou était plus correctement écrit à l'époque : Kerhastellou. Plutôt que « village des châteaux », il faut comprendre « village des falaises rocheuses ». Il en est peut-être de même pour Plougastel-daoulas ou Trégastel (près de Lannion).
- Le collety (Koz/Koh = vieux, et le vieux-Breton Lety (auberge, cf gallois Llety)
- Lost-an-coed est l'extrémité du bois (lost an koad)
- Penn Kesten Vras est le sommet/coin aux chataigners (Penn ar Kistinn) ; ces arbres se trouvaient en haut du chemin menant à Pennhiel.
- Minez Buonec s'écrivait Menez Buhonec au 18ème.
- Buhonec est sans doute un nom d'homme, variante de Buhanec (vif, coléreux).
- Calaren est noté Kerazren en 1684. C'est sans doute un ancien Ker-Aethlon (Aethlon étant un nom d'homme) comme Keraeron en Kerfeunteun-Quimper noté lui-aussi Kerazren en 1562.
- Dans Crao Bihan et Crao Bras, on retrouve Kra(v)=colline pierreuse, comme dans Le Cravic au Faouët et les nombreux Kra, Ar c'hra, Penn Ar c'hra du Trégor.
- Kerantonze est une variante de Ker an tous, le village d'un Le Touz : le tondu (ou le tonsuré), peut-être un moine.
- Cosperec est un lieu où abondent les poires sauvages (Koz-per).
- Bodquelvez est un bosquet de noisetiers (Bod (touffe, buisson, taillis) + Kelve(z) (noisetiers, coudriers). Les noisettes sont toujours appelées Kraon-Kelvez dans une bonne partie du domaine bretonnant.
- Bara serait un lieu où on aurait fait du pain (une évolution de Barrac'h est peu probable vu que ce n'est pas un sommet)
Quelques toponymes sont plus difficile à interpréter:
- le croisement de Croas-loas : le second élément se retrouve dans plusieurs Kerloas, Kerloes. Loas serait soit un nom de personne, soit l'adjectif vieux-Breton LOED (gallois : Lloedd) qui veut dire tranquille, silencieux (le D final rendant une spirante post-dentale faible) car on a parfois un adjectif qualificatif dans les noms en Ker, comme dans Kergoz, Kerizel,...
- Kerlinou est probablement le pluriel de Lein (sommet). Cf Kerlino (en Inzinzac) qui était Kerlineu en 1319 et le Kerleino de Ploumagoar (Guingamp) qui était Kerleynou en 1555.
- Le Gorzic est un dérivé soit de Korz (roseaux) ou du vieux-Breton Gorth (enclos).
D'autres villages gardent leur secret de leur nom :
- Bel-orient était orthographié Bellorien, ce qui n'est d'aucune aide pour trouver un sens à ce nom, si ce n'est qu'il pourrait s'agir d'un pluriel d'agent.
- Dismeon qui était déja écrit ainsi au 18ème et en 1684,
- Drouloué écrit Droulouez en 1684.
Sources : Informations municipales de Langonnet, janvier 1994, Yann-Erwan PLOURIN, Maître de conférences à l'UBO, membre du CRBC, Bernard TANGUY, spécialiste de toponymie au Centre de Recherche Bretonne et Celtique à Brest.
Monuments et lieux touristiques
- Abbaye Notre-Dame de Langonnet
- Église St Pierre et St Paul
- Église La Trinité-Langonnet
- Chapelle Sainte-Magdeleine (XVIe siècle)
- Chapelle Saint-Germain (XVIe siècle)
- Forêt de Conveau
- Vallée de l'Ellé
- le chemin des fontaines
On peut également voir l'ancien site médiéval du bourg, Saint-Maur, dans les bois, dont il ne reste plus que les fondations.
Le roc de la Madeleine (dont le rocher situé au sommet n'existe plus aujourd'hui) à 260m et la calotte saint-Joseph (290m) sont les points culminants de la commune.
Les différentes chapelles sont l'objet d'animations lors des pardons ou lors des fêtes de quartiers.
Il subsiste quelques vestiges de la préhistoire:
- tumulus de Bodven
- Menhir de Bodero
Des traces d'habitations gauloises ont été découvertes au moulin de Lopiriac (sur l'Ellé), ainsi qu'un village celte un peu plus loin.
La région de Langonnet (en particulier Priziac et La Trinité) possèdent de très anciens monuments religieux datant de l'époque romane et retravaillés par la suite. On a pu dire qu'il existait dans cette partie des Cornouailles morbihannaises un art spécifique. En effet, le style des chapiteaux n'est pas sans rappeler l'art celte. Il semble que la tradition celtique s'y soit très longtemps maintenue.
L'église paroissiale de Langonnet est une ancienne abbatiale bénédictine datant de la fin du XIème siècle. Certains de ses chapiteaux datent du siècle des grands rois bretons : motifs enroulés, animaux stylisés, combinaisons linéaires..., caractéristiques de l'art celtique. L'édifice a été rénové au XVIème siècle en style gothique flamboyant.
On trouvera le même genre de chapiteaux et de vestiges romans dans l'église de La Trinité-Langonnet.
Au nord du bourg se trouve un manoir du XVIIème siècle.
L'abbaye de Langonnet a été fondée en 1136 par Konan III, duc souverain de Bretagne. Elle fût reconstruite en partie au XVIIème siècle. La salle capitulaire est le seul vestige de l'édifice du XIIIème siècle. Elle sert actuellement de lieu de repos pour les missionniaires âgés et elle abrite un musée colonial.
Liste des maires
Voici la liste des maires et adjoints de Langonnet depuis 1820 :
- LE CLECH (adjoint(s): Michel BOROPER, Barthélemy LE GUERN)
- 18/9/1821: Barthélemy LE GUERN (adjoint(s): Michel BOROPER, Nicolas LE DU)
- 13/10/1826: Félix LE CLERC (adjoint(s): Nicolas LE DU, Barthélemy LE GUERN)
- 1836 : 19/11/1837 (adjoint(s): Barthélemy LE BIHAN, Jean LE DU (père), Henri LE FLOCH)
- 10/11/1840: Barthélemy LE BIHAN (adjoint(s): Jean LE DU (fils), Henri LE FLOCH)
- 3/31844: Yves LE BIHAN (fils) (adjoint(s): René LE GUERN (fils), Henri LE FLOCH)
- 29/11/1846: Yves LE BIHAN (adjoint(s): Henri LE FLOCH, LE BOURSICOT)
- 1850: LE BIHAN (ADJOINT(S): LE BOURSICOT, GAUDART)
- 1852: QUINCHEZ (ADJOINT(S): Julien-Marie LE BOURSICOT)
- 7/6/1853: QUINCHEZ (ADJOINT(S): Julien-Marie LE BOURSICOT, René Joseph BROUSTAL)
- 26/10/1854: LE BOURSICOT (fils) (adjoint(s): René Joseph BROUSTAL, Julien-Marie LE BOURSICOT)
- 21/7/1855 : 10/1860 (adjoint(s): LE BOURSICOT (fils), René Joseph BROUSTAL, Jérome-Y. GUILCHET)
- 24/9/1865: Julien LE BOURSICOT (adjoint(s): Jérôme-Yves LE GUILCHET, René BROUSTAL)
- 4/9/1870: Julien LE BOURSICOT (adjoint(s): François GUILCHET, Louis GAUDART)
- 8/10/1876: Julien LE BOURSICOT (adjoint(s): Alexandre BROUSTAL, Louis GAUDART)
- 21/1/1878: Louis-Marie CLOAREC (adjoint(s): René GUILCHET)
- 23/1/1881 : 18/5/1884 (adjoint(s): Jean-Marie TROUBOUL, François et Jean GUILCHET)
- 20/5/1888 : 15/5/1892 (adjoint(s): )
- 17/5/1895 : 15/5/1996 (adjoint(s): Louis-Marie CLOAREC, François et Jean GUILCHET)
- 5/51900: Joseph-Marie DROUAL (adjoint(s): Jh-Marie GUILCHET, Yves COSPEREC (fils))
- 15/5/1904 : 17/5/1908 (adjoint(s): Joseph-Marie DROUAL, Jh-Marie GUILCHET, Yves COSPEREC)
- 19/5/1912: Joseph-Marie DROUAL (adjoint(s): Jh-Marie GUILCHET, Jean BROUSTAL)
- 2/11/1913: Louis BROUSTAL (adjoint(s): Joseph GUILCHET, Jean BROUSTAL)
- 7/12/1919: Louis BROUSTAL (adjoint(s): Jean BROUSTAL, Yves GUERZIDER)
- 17/5/1925: Louis GUILCHET (adjoint(s): Joseph-Marie LE NY, J.- M. QUEMENER, Jean BROUSTAL)
- 19/5/1929: Yves TROUBOUL (adjoint(s): Y. GUERZIDER, Louis PERON, J.-M. QUEMENER)
- 15/5/1935: Louis GUILCHET (adjoint(s): Joseph MARZIN, Charles MICHEL, R. PERON)
- 28/6/1936: Charles MICHEL (adjoint(s): Yves COSPEREC, Joseph LE NY)
- 13/5/1945 : 2/11/1947 (adjoint(s): Germain IHUELLOU, Louis GUILCHET, Albert FAUCHEUR, François BERIC)
- 10/5/1953: Germain IHUELLOU (adjoint(s): Maurice CADIC, Adrien STEPHANT, Joseph COSPEREC)
- 2/3/1959: Maurice CADIC (adjoint(s): P. GUERZIDER, Grégoire MINOU, R. POCHAT)
- 28/3/1965 : 21/3/1971 (adjoint(s): Grégoire MINOU, Pierre GUERZIDER, Roger POCHAT, Yves ULLIAC)
- 20/3/1977: Joseph LE PUIL (adjoint(s): Samuel GAUDART, François JAMBOU, Jeanne LE NY)
- 13/3/1983: Joseph LE PUIL (adjoint(s): François JAMBOU, Jean-P. LE BRETON, Jean LE CRAS, Jean LE GOFF)
- 24/3/1989: Lucien STEPHANT (adjoint(s): Maria CADIC, J.-François FERREC, Pierre GUERZIDEC, M. LE GOFF)
- 16/6/1995: Lucien STEPHANT (adjoint(s): Lucien QUEMENER, P. GUERZIDER, Maria CADIC, Maurice LE GOFF)
- 2001: Christian Derrien
Chants
Le chant suivant est souvent chanté lors des cérémonies religieuses, lors des pardons :
| Salud d'oc'h, iliz ma farrez | |
|---|---|
| Salud d'oc'h, iliz ma farrez | Je te salue, église de ma paroisse |
| Salud iliz ma zadoù kozh! | Je te salue, église de mes ancêtres! |
| Ma c'halon a zo da dommañ | Mon cœur se réchauffe |
| Iliz santel, pa ho kwelan | Quand je te voie, sainte église! |
| Ma c'halon a zo da dommañ | Mon cœur se réchauffe |
| Ha ma daoulagad da welañ, | Et mes yeux de pleurer |
| P'ho kwelan, iliz benniget, | Quand je te voie, église bénie, |
| Rak ennoc'h oun bet badeet. | Car j'ai été baptisé en toi. |
| Salud d'an tour zo war e benn, | Je salue le clocher qui te domine |
| Kroaz hor Zalver, sin ar c'hritien; | Et la croix, signe (de ralliement) des Chrétiens. |
| Zo, en z greiz, kleier o son | Les cloches sonnent en ton cœur |
| E pep mare hag e pep ton. | Par tous les temps, de diverses manières. |
| Din-me, da deiz ma badeant, | Vous sonniez joyeusement pour moi |
| Kleier sakret, chui zone drant! | Le jour de mon baptème, O cloches sacrées! |
| Ha pa teuio deiz ma marv, | Et quand viendra le jour de ma mort, |
| C'Hui, truezus din a zono. | Vous sonnerez pour moi, emplies de pitié. |
| Ma zud, em raok, pell-zo amzer, | Bien longtemps avant moi, mes ancêtres |
| A leuske labour ha tier, | Quittaient leur travail et leur maison |
| Bep sul, bep gouel evit diskuizh, | Chaque dimanche et chaque jour de fête pour se reposer |
| Gant Jezus, amañ, 'n hon iliz. | Ici, avec Jésus, dans notre église. |
