La Roche-sur-Yon
| La Roche-sur-Yon | |
|---|---|
| Pays | Image manquante France
France_flag_large.png drapeau de la France |
| Région | Pays de la Loire |
| Département | Vendée (préfecture) |
| Arrondissement | Arrondissement de La Roche-sur-Yon (chef-lieu) (11 cantons, 93 communes 224 501 hab.) |
| Canton | chef-lieu de 2 cantons (12 communes, 75 156 hab.) |
| Code INSEE | 85191 |
| Code postal | 85000 |
| Maire Mandat en cours | Pierre Regnault (PS) 2004-2007 |
| Intercommunalité | Communauté des communes du Pays Yonnais (82 296 habitants) |
| Longitude | 01° 25' 36" Ouest |
| Latitude | 46° 40' 14" Nord |
| Altitudes | moyenne : 74 m minimale : 32 m maximale : 94 m |
| Superficie | 8 752 ha = 87,52 km² |
| Population sans doubles comptes | 49 262 hab. (1999) |
| Densité | 563 hab./km² |
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La Roche-sur-Yon est une commune française, située dans le département de la Vendée et la région Pays de la Loire. Ses habitants sont appelés les Yonnais.
| Sommaire |
Géographie
La Roche-sur-Yon se situe au cœur du bocage vendéen, sur une roche granitique qui surplombe la vallée de l'Yon, affluent du Lay.
Démographie
La ville nouvelle que Napoléon Bonaparte avait choisie pour accueillir 15 000 habitants se développa très lentement au XIXe siècle. Ceci est probablement dû au fait que la ville était artificielle et qu'elle n'avait aucun facteur d'attrait. L'arrivée du chemin de fer sous le Second Empire, en 1866, permit une croissance plus rapide. En effet la ville se trouve au croisement des voies Paris-Les Sables d'Olonne et Nantes-Bordeaux.
Ce n'est qu'au début de la Troisième République (1870) que la ville dépassa les 10 000 habitants. La croissance démographique devint forte à la fin du XXe siècle, surtout après la fusion avec Saint-André-d'Ornay et le Bourg-sous-la-Roche en 1964. Dans les années 80, la population stagna autour de 45 000 habitants, mais depuis 1990, la population croît à nouveau fortement. En effet, la Roche-sur-Yon a enregistré une augmentation de 9 % de sa population entre 1990 et 1999, ce que fait de cette ville la seconde des Pays-de-la-Loire en terme de croissance démographique, juste après Nantes.
| Année | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2004* | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Population | 28 573 | 36 067 | 44 713 | 45 098 | 45 219 | 49 262 | 50 900 | |
| * la population pour 2004 est une estimation. | ||||||||
Histoire
Les premières traces existantes de la Roche-sur-Yon datent du Xe siècle. La ville fut une ancienne seigneurie appartenant aux Beauvau, puis aux Bourbon à partir du XVe siècle. La Roche-sur-Yon devint une principauté-pairie en passant aux Bourbon-Montpensier, puis aux Bourbon-Orléans. La ville revint à la Couronne de France sous Louis XV.
Le château de la ville, construit à un endroit stratégique de la vallée de l'Yon, fut assiégé et repris aux Anglais par Olivier de Clisson lors de la guerre de Cent-Ans. Il fut en partie détruit lors des guerres de religion qui secouèrent la Vendée, et finalement incendié au cours des guerres de Vendée.
En 1793, le Nord de la Vendée se révolte contre la République. La Roche-sur-Yon reste républicaine, mais le 14 mars 1793 les insurgés vendéens prennent la ville. Après les guerres de Vendée et le passage des colonnes républicaines, la ville n'était plus qu'un petit bourg en grande partie détruit. Le 25 mai 1804 (5 prairial de l'an XII), Napoléon Ier, alors premier consul, prit la décision de transférer la préfecture de la Vendée de Fontenay-le-Comte à la Roche-sur-Yon où il fit bâtir une ville nouvelle apte à accueillir 15 000 habitants. Cette nouvelle ville devait devenir une place forte et permettre de pacifier la Vendée. Un plan en damier fut donc adopté avec en son centre une grande place d'armes (l'actuelle place Napoléon). La ville prit alors le nom de « Napoléon ». La population de la ville était alors essentiellement composée de militaires en garnison et de fonctionnaires. Le 8 août 1808, face à la lenteur des travaux de construction de « sa » ville, Napoléon Ier dira: « J'ai répandu l'or à pleines mains pour édifier des palais, vous avez construit une ville de boue ». Certains travaux seront finis après la chute du premier Empire, comme l'Eglise Saint-Louis, commandée en 1804 et terminée en 1830.
La ville s'est développée petit à petit, jusqu'à atteindre les limites du territoire de la commune. Afin de continuer son développement, la ville a fusionnée en 1964 avec deux villes limitrophes, Saint-André-d'Ornay et le Bourg-sous-la-Roche.
La ville s'est appelée successivement :
- Napoléon (pendant le Premier Empire)
- Bourbon-Vendée (pendant la Restauration)
- La Roche-sur-Yon (pendant la Seconde République)
- Napoléon-Vendée (pendant le Second Empire)
- La Roche-sur-Yon (depuis 1870).
La ville fête en 2004 le bicentenaire de sa fondation par Napoléon Bonaparte.
Blasonnement
Malte-brun rapporte, dans la France illustrée, tome V (1884), que « cette ville n'a pas d'armes officiellement reconnues ; mais un ancien sceau de ses archives représente : »
- un écu chargé mi-partie d'une croix potencée, cantonnée de quatre croisettes, qui est de Jérusalem, et semée de fleurs de lis, au lambel de trois pendants, qui est d'Anjou.
Le Grand Larousse encyclopédique en 10 volumes, quant à lui, rapporte ce blasonnement :
- De gueules à une ville d'argent sur un rocher de sinople accompagnée en chef d'une foix d'or, au franc-canton des villes de second ordre, qui est à dextre, d'azur à la lettre capitale N d'or surmontée d'une étoile rayonnante du même.
La ville d'argent sur un rocher représente la Roche-sur-Yon, construite sur un rocher dominant l'Yon à 75 m. La lettre N en or représente Napoléon Ier et les deux mains serrées à côté du N représente l'accord passé entre l'Empereur et la ville.
Économie
Cette ville neuve, située en plein centre d'un département très rural, ne possède que peu d'industrie. Cependant quelques grandes usines sont présentes notamment dans le domaine éléctrique et électronique, mais aussi pneumatique. La majeure partie des emplois proviennent du secteur tertiaire, très développé, qui fait de la Roche-sur-Yon une ville de services (santé, conseils, banque, commerces...)
Répartition des actifs (en 1999, d'après l'INSEE):
- Primaire: 0,9 %
- Secondaire (industrie + bâtiment): 19,2 %
- Tertiaire (commerces + services): 79,9 %
- Chômage: environ 8 % en 2001
Administration
Le maire de la Roche-sur-Yon est Pierre Regnault depuis le mois d'avril 2004, suite à la démission de son prédécesseur Jacques Auxiette (PS), ce dernier ayant été élu président de la région Pays-de-la-Loire. Jacques Auxiette était maire depuis 1977.
La Roche-sur-Yon est chef-lieu de deux cantons :
- Le canton de La Roche-sur-Yon-Nord est formé d'une partie de La Roche-sur-Yon et des communes de Mouilleron-le-Captif et Venansault (29 789 habitants);
- Le canton de La Roche-sur-Yon-Sud est formé d'une partie de La Roche-sur-Yon et des communes d'Aubigny, Chaillé-sous-les-Ormeaux, La Chaize-le-Vicomte, Les Clouzeaux, Fougeré, Nesmy, Saint-Florent-des-Bois, Le Tablier et Thorigny (40 920 habitants).
Monuments et lieux touristiques
- Place Napoléon avec la statue équestre de l'empereur en son centre (œuvre du comte de Nieuwerkerke)
- Eglise Saint-Louis (1830)
- Maison Renaissance (1566, plus vieux bâtiment de la ville actuelle)
- Haras National (XIXe siècle)
- L'abbaye des Fontenelles aux abords de la ville (XIIIe siècle)
Jumelages
La Roche-sur-Yon est jumélée avec cinq villes, mais elle a aussi signé des pactes d'amitié avec trois autres villes. Elle participe également aux projets de développement locaux de trois villes. La Roche-sur-Yon fait partie du réseau REVE qui regroupe 10 villes d'Europe afin de faciliter la mobilité des jeunes en formation professionnelle et de pratiquer au quotidien de la citoyenneté européenne.
Jumelages:
- Tizi-Ouzou (Algérie) depuis 1989
- Gummersbach (Allemagne)
- Coleraine (Royaume-Uni)
- Caceres (Espagne)
- Drummondville (Québec)
Pactes d'Amitié:
Projets de développement locaux:
