La pratique du management
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lettre i
Le management, c’est la gestion d’un groupe pour la réalisation d’un objectif.. On y associe facilement les notions d’autorité et d’encadrement.
C’est assez difficile de donner des conseils de management car cela dépend beaucoup du caractère de la personne, et notamment de son savoir-faire relationnel, et de la personnalité de l’équipe. Par exemple : Un tel saura être un bon chef en hurlant sur ces collaborateurs, un autre sera aussi bon en faisant de l’humour, etc …
Néanmoins on peut rappeler quelques principes de base.
Etymologiquement, Autorité signifie « tirer vers le haut », « tirer le meilleur de chacun ». Un cadre est celui qui fait donner le meilleur de ses subordonnées et qui les améliore. Il saura inspirer Confiance, car la confiance est le lien entre les différents éléments du groupe. Et pour inspirer confiance il faut être Crédible, ce qui renvoi à la compétence technique mais aussi à la moralité.
Sur le plan strictement relationnel, voici quelques règles intangibles pour inspirer Confiance et Crédibilité.
-être constant, même si un chef est mauvais mais constant dans sa médiocrité, ses collaborateur seront « le prendre »
-Dire les choses.
-Tenir ce qui est promis (sanction comme gratification)
-Droit à l’erreur, mais pas deux fois la même
-Croire en ce qu’on fait
-Etre juste dans les décisions prises, en particulier vis à vis des collaborateurs
Mais, comme dans tout groupe d’humain, jamais des règles aussi simples ne sont aussi durs à appliquer sur le terrain. Il y aura toujours une «bonne raison » qui argumentera sur un avantage court terme pour ne pas faire les choses correctement.
Mais n’oublions pas que chaque équipe s’insère dans un projet d’entreprise
Quelques choses de beaucoup plus difficile. -Savoir Chaque acteur d’un groupe humain s’insère dans un projet, c’est très important (et très difficile) de donner du Sens au travail et surtout de mettre les bonnes personnes à la bonne place.
L’entreprise est composé de 5 grandes composantes, 3 internes et 2 externes, et d’un projet.
Les 3 composantes internes sont : les employés (ressources humaines), les machines, bâtiments, outils (ressources techniques), les investisseurs, les actionnaires (ressources financières).
les 2 composantes externes sont : Les clients, Les fournisseurs.
Toutes ces composantes doivent trouver satisfactions dans leur association, elles doivent travailler en symbiose autour du Projet, et y trouver toutes un avantage conséquent. C’est une sorte de « Contrat Sociale » pour l’entreprise.
Ceci est vrai à toute échelle, aussi bien au niveau de l’entreprise même, que du service, que de chaque employé. Aux niveaux internes, les composantes externes sont donc les clients et fournisseurs internes (les autres services).
Cela signifie aussi que tout le monde est sur le même bateau. Si quelqu’un fait un trou dans la coque, tout le monde écope, tout le monde trinque et éventuellement, tout le monde coule. Ca signifie que quand quelqu’un fait mal son travail, ce sont les autres qui doivent le faire à sa place. Et tout le monde en supporte les conséquences.
Cela signifie que l’entreprise appartient aussi bien aux actionnaires qu’aux employés même si les actionnaires en sont les propriétaires légaux.
Cela implique une certaine Equité. Ne pas oublier que chaque profit de l’entreprise doit être partagé entre les composantes internes : l’investissement financier (actionnaire), l’investissement humain ( salarié, du PDG à l’ouvrier) et l’investissement matériel (machine). Et cela sans léser les composantes externes : satisfaire le client, ne pas arnaquer les fournisseurs.
Cela signifie aussi qu’il est important d’avoir des contrepouvoirs attentifs pour éviter que l’une des composantes internes, voire externes, par une vision à court terme, essaie de monopoliser l’attribution des profits (actionnaires rapaces, syndicalistes irresponsables ou patron égocentrique, fournisseurs spéculateurs). Le « parasitisme », c’est-à-dire le dévoiement du Projet collectif pour l’individuel, doit être jugulé.
On l’a déjà dit :Le management, c’est la gestion d’un groupe pour réaliser un objectif.
Cet objectif, s’il n’est pas dévoyé par des intérêts individuels ou corporatiste donne une grille de décision au cadre en fixant les priorité. Ca fait aussi appel à la Stratégie de l’entreprise (par exemple : produit haut de gamme ou grande consommation) et à des Valeurs (par exemple : Précision ou Vitesse). Ne pas oublier que l’entreprise, comme toute association, est faite par des personnes pour des personnes. Le but ultime de l’entreprise n’est pas le profit en tant que tel, mais la satisfaction de personnes (salarié, actionnaire, client et fournisseurs). En plus du bon salaire, dividende ou commission, l’entreprise et son Projet donne la satisfaction du travail bien fait, de la Réalisation personnelle, de la Reconnaissance.
Toute réalisation se heurte à toute une série de problèmes.
Par principe : les problèmes existent toujours et à tout niveau. C’est la fameuse loi de Murphy « la loi de l’emmerdement maximum ».
Et donc les problèmes existent pour être résolus « durablement ». Mais il vaut mieux avoir à régler les problèmes liés à la performance (débauchage de ses meilleurs éléments par la concurrence par exemple) qu’à la médiocrité (perte d’un client).
Et surtout, il faut refuser les arguments se basant sur les problèmes générés par la performance. Il y toujours quelqu’un qui met en avant les problèmes induit par la performance, ou les problèmes politiques pour justifier l’immobilisme, qui promeut les avantages court terme plutôt que les avantages long terme.
La technique doit primer sur la politique =>l’objectif de chacun doit être la performance et non s’accrocher à son pouvoir ou à son confort..
« Un paresseux n’économise jamais son temps » dit-on. Si le problème n’est pas maîtrisé, il va ressortir un jour et devra être de nouveau traiter dans la précipitation. Ainsi une solution paresseuse, la fameuse solution de facilité, est une perte de temps.
Eviter l’immobilisme, dans le sens de l’amélioration. Expérimenter . Avoir la volonté de régler les problèmes. Les anticiper.
Anticiper, anticiper, anticiper. Anticiper les problèmes, résoudre définitivement ceux qui sont quand même survenus. Que la place soit propre toujours et tout le temps. Lorsque le gros problème arrive c’est qu’il est trop tard. Lorsque l’usine ferme, il est trop tard pour pleurer.
La chance, c’est la conjonction de la préparation et de l’opportunité. Etre « toujours prêt » à saisir sa chance.
Chaque solution à un problème implique un système entier. Peut être que les structures sont déjà en place, mais il faut souvent les créer ou les adapter. Une solution nécessitant ni planification, ni système de contrôle et complètement indépendante du système en place est très rare et souvent anecdotique. Généralement, pour en parler, on commence la phrase par Ya ka, ou Faut qu'on.
Des phrases à retenir
La pédagogie, c’est répéter, répéter et monter l’exemple.
« Un paresseux n’économise jamais son temps »
« Il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre , ni de réussir pour persévérer »
Des phrases à bannir :
Tout le monde le fait (si c’est mal, c’est pas une raison) On la toujours fait ( Oui mais les temps changent) Je pensais que, je croyais que , normalement, logiquement (on sait ou on sait pas et si on sait pas on demande) J’ai pas eu le temps ( j’ai pas pris le temps, ce n’est pas dans mes priorités) On ( toujours dire Je ou Nous, nous sommes mauvais, nous sommes nuls , je me suis trompé, j’ai réussi, nous sommes les meilleurs)
