L'Étrange Défaite

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L'étrange défaite est un témoignage écrit en 1940 par Marc Bloch, officier et historien, dans lequel il s'efforce de comprendre les raisons de la défaite française lors de la bataille de France de la Seconde Guerre mondiale.

L'auteur a participé aux deux guerres mondiales . Pendant la Première Guerre mondiale, il est passé de sergent d’infanterie, à chef de section, à officier de renseignement, et pour finir à capitaine. Durant la seconde, il travaillait dans l’état major de l’armée . Il a refusé de suivre un perfectionnement à l’École de guerre . Il est resté en activité en 1939 malgré son âge et sa famille nombreuse . Dans ce livre, il ne raconte pas ses souvenirs personnels mais se veut au contraire un témoin objectif et tend à expliquer de l’intérieur les causes de la débâcle de 1940.

Sommaire

Rédaction

L'ouvrage é été rédigé de juillet à septembre 1940. Il a été publié pour la première foi en 1946, aux éditions Franc-Tireur, deux ans après l'assassinat de Marc Bloch par la Gestapo. Celui-ci avait confié une copie du manuscrit à Philippe Arbos qui le cacha dans la propriété du docteur Pierre Canque sur la colline de Montjuzet à Clermont-Ferrand. Une patrouille de la DCA allemande qui s'était installé sur cette propriété trouva le manuscrit, sans prendre garde à son contenu. Il put être récupéré par le docteur Canque qui l'entera dans le jardin de la propriété. A la libération il fut rendu à la famille de Marc Bloch .

Résumé

Une armée sclérosée

une armée bureaucratique

culte de la théorie et des traditions

un désordre général

Deux autres capitaines que lui sont occupés au même poste que lui (37) – grand chef obligé de quitter son poste pour prendre le commandement « d’une armée en déroute, et accepter à la place du vrai responsable de la défaite, une ingrate captivité « (46) – armée en déroute « ayant cessé d’exister » (48) donc plus d’état-major => on cherche à reconstituer une armée avec ce qu’il reste (52)

des insuffisances

L’incapacité des services de renseignement

mauvaise organisation

une guerre surprise

une guerre du passé

conséquences sur le moral des troupes

parfois, sentiment d’inutilité « l’inutilité, quand la nation se bat, est un sentiment insupportable » (36) – l’homme supporte mieux le danger prévu que « le brusque surgissement d’une menace de mort, au détour d’un chemin prétendument paisible » (78)

La responsabilité du commandement

« Nous venons de subir une incroyable défaite. À qui la faute ? Au régime parlementaire, à la troupe, aux Anglais, à la cinquième colonne, répondent nos généraux. À tout le monde, en somme, sauf à eux » (55)

crise de l’autorité

des incapacités

des rivalités

discorde des grands chefs (128) – rivalité des bureaux entre eux – entre le GQG et l’État-major de l’Armée (129) : « chaque partie du tout risque, par un penchant presque fatal, de se prendre elle-même pour un tout et la petite société se croit une patrie » (129)

La responsabilité civile

État et partis

ouvriers et bourgeois

un peuple mal préparé

Les Alliés

difficultés au niveau des soldats et des populations

un échec de l’Alliance

Conclusion

Une responsabilité partagée – renoncement beaucoup trop précipité, la guerre aurait pu être poursuivie – mais tout le monde n’était pas aveugle, ne croyait pas à la faiblesse de la France, seulement personne n’eut le « cran » d’élever la voix

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