L'Ère du soupçon
Ceci est un résumé de L'Ere du soupçon (1956), de Nathalie Sarraute.
De Dostoïevski à Kafka (1947)
Deux genres : psychologique (Dostoïevski) / de situation (Kafka)
Psychologique se fait rare ; néant intérieur ; homo absurdus.
L’Etranger est aux antipodes de l’homme nouveau que nous attendions ; son attitude est un parti pris résolu et hautain ; il ressemble à l’Immoraliste de Gide.
Camus a montré l’impossibilité de se passer de psychologie.
Gide : Dostoïevski = toujours la même chose : orgueil et humilité sont les ressorts constants des personnages
Orgueil et humilité dérivent d’autre chose ; du « terrible desire to establish contact »
Besoin d’établir un contact – trait de caractère primordial du peuple russe
Kafka prolonge Dostoïevski
K. désire établir un contact ; plus modeste : devenir non pas ami, mais enfin concitoyen
Cela aboutit à l’inhumanité du Procès.
Kafka a prédit les camps de concentration comme Dostoïevski a prédit la fraternité russe.
Sur cette voie on ne peut aller plus loin ni rester aux côtés de Kafka : il faut faire demi-tour (retour au roman « psychologique »).
L’Ere du soupçon (1950)
Stendhal : « le génie du soupçon est venu au monde »
On ne croit plus aux personnages.
Intérêt pour le petit fait vrai.
=> utilisation du « je »
Evolution du roman analogue à celle de la peinture : élément pictural libéré des conventions, utilisé pour lui-même.
On lutte même contre la tendance à grouper sous un personnage.
Attirer le lecteur sur le terrain de l’auteur – par le « je ».
Le roman cherche déjà d’autres issues que la narration à la première personne.
Morale du roman : découvrir de la nouveauté.
