Kotor

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Kotor et sa baie (la ville se trouve en bas à droite)

Kotor est une ville du sud-ouest du Monténégro, comptant 19 000 habitants, la commune du même nom abritant 23 481 habitants (2003). La vieille ville de Kotor, entourée d’une impressionnante muraille de défense, est particulièrement bien préservée, et classée par UNESCO sur la liste du patrimoine mondial. Entre 1420 et 1797 Kotor et ses environs dépendaient de Venise. Cette présence se remarque particulièrement dans la structure et l’architecture de la ville. Les bouches de Kotor ("Boka Kotorska") qui s’ouvrent sur la mer Adriatique, est le fjord le plus méridional de l’Europe. Aux deux extrémités de les bouches de Kotor les montagne de Lovcen et Orjen (1894 m) réalisant un ensmble naturel protége de vaste ampleur.

C’est à la suite du tremblement de terre intervenu le 15 avril 1979 que l’UNESCO se décida à faire entrer la ville et le site parmi ses monuments classés.

Depuis quelques années, Kotor a vu croître sensiblement le nombre de touristes (Dubrovnik ne se trouve qu’à une centaine de kilomètres), attirés et par les bouches de Kotor et par la vieille ville de Kotor elle-même.

Sommaire

Description de la ville

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Église Saint-Luc surplombée de 280 mètres par le bastion Saint-Jean

La ville se trouve au fond des gorges de Kotor, en bord de mer et adossée à un pic rocheux. Bien que la ville soit d’une superficie réduite, les murs d’enceinte, récemment restaurés, ont une longueur totale de 4,5 kilomètres, pour une hauteur de 15 mètres et jusqu’à 20 mètres de largeur. En effet, ces murailles s’élèvent jusqu’au bastion Saint-Jean, situé à une altitude de 280 mètres au dessus de la ville et du niveau de la mer.

Le patrimoine remarquable de la ville comprend par ailleurs :

Histoire

Les premiers habitants de la région furent les Illyriens. Kotor fut fondée à l’époque de la République romaine, connue sous le nom d’Acruvium, et intégrée à la province romaine de la Dalmatie. Ascrivium ou Ascruvium fut mentionnée pour la première fois en -168.

Kotor fut fortifiée dès le haut moyen-âge, quand l’Empereur Justinien construisit une forteresse surplombant Ascrivium en l’an 535, après avoir expulsé les Goths de la région, et une seconde ville fut sans doute développée dans les hauteurs proches, car Constantin Porphyrogenitus, au Xe siècle, évoque le bas-Cattaro. La ville fut pillée par les sarrasins en 840.

En 1002, les Bulgares pillèrent la ville, qui fut cédée à la Serbie par le Tsar bulgare Samuil. La ville se révolta avec l’aide de Raguse, et ne fut soumise qu’en 1184, en tant que ville libre, réussissant à conserver ses institutions républicaines, ainsi que le droit de conclure des traités et de déclarer la guerre. Elle était siège épiscopal, et au cours du XIIIe siècle, des monastères Dominicains et Franciscains furent fondés pour contrer le Bogomilisme.

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Murailles de Kotor

Au XIVe siècle, le commerce à Cattaro, comme la ville était à l’époque nommée, était en concurrence avec celui de Raguse, et provoqua la jalousie de Venise. La chute de la Serbie en 1389 laissa la ville sans protecteur, et après avoir été disputée tour à tour par Venise et la Hongrie, elle passa durablement sous domination vénitienne en 1420.

Kotor fut assiégée par les Turcs en 1538 et 1657, touchée par la peste en 1572, et quasiment détruite par un tremblement de terre en 1563 et 1667. Selon les termes du traité de Campo Formio en 1797, la ville passa sous domination autrichienne. Mais en 1805, de par le traité de Pressburg, elle fut attribuée à l’Italie, et fut annexée en 1810 par le Premier Empire français.

En 1814, la ville fut rendue à l’Autriche par le Congrès de Vienne. La conscription, imposée puis abandonnée en 1869 pour être finalement imposée en 1881, amena deux révoltes de la part des habitants des montagnes Krivošije aux dessous de l'Orjen, au cours desquelles Kotor fut le centre des opérations autrichiennes.

Au cours de la Première Guerre mondiale, Kotor fut le théâtre de plusieurs batailles importantes entre le Monténégro et l’Autriche-Hongrie. Après 1918, Kotor fut intégré à la Yougoslavie et après 1945 au sein de la République Socialiste du Monténégro.

Jusqu’au début du XXe siècle, les croates catholiques constituaient la majorité de la population de Kotor et des autres localités des bouches de Kotor, alors que la population monténégrine orthodoxe était plus réduite. Ces derniers constituent cependant désormais la majorité de la population. Voir aussi : Bokelji.

Environs

Localités à proximité de la vieille ville :

Liens externes

See also: Kotor, -168, 1002, 1184, 1389, 1420, 1538, 1563, 1572, 15 avril