Kongo
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L'empire Kongo était un empire de l'Afrique du sud-ouest, situé dans des territoires du nord de l'Angola, de Cabinda, de la République du Congo, et l'extrémité occidentale de la république démocratique du Congo. À son apogée, il s'étendait de l'Océan Atlantique jusqu'à l'ouest de la rivière Kwango à l'est, et du fleuve Congo jusqu'à la rivière Loje au sud. L'Empire, comprenant six provinces, était dirigé par un monarque, le Manikongo (Mani Kongo) des Bakongo (les Kongo, les suivants de Kongo. Sing.: N'kongo), mais sa sphère d'influence comprenait également les territoires et États voisins.
Le royaume Kongo se développa sous plusieurs migrations du VII au XVè s, puis entra en contact avec le Portugal.
Avant l'arrivée des Européens, l'Empire Kongo était un État très développé, avec un large réseau commercial. À part les ressources naturelles et l'ivoire, le pays fondait et commerçait le cuivre, l'or, les vêtements de raffia, et la poterie, disposait d'une monnaie et de finances publiques.
Au cours de ses voyages le long de la côte africaine dans les années 1480, le navigateur Portugais Diégo Caô fut le premier à évoquer un grand empire qui contrôlait le commerce dans la région. En 1483, il rendit visite au Mani Kongo Nzinga Nkuwu dans sa capitale, Mbanza Kongo. Il persuada le roi d'ouvrir le pays aux Portugais. Les six États de l'Empire étaient Soyo, Ndamba, Mbemba, Bata, Loango et Nsundi. Le dernier fut le premier à accepter le protectorat portugais. Des missionnaires catholiques arrivèrent dans la région en 1490, l'années suivante, Nzinga Nkuwu fut baptisé et prit le nom de Ndo Nzuawu. Son fils, Mvemba Nzinga lui-même fut baptisé et prit le nom d'Alfonso. Mvemba Nzinga envoya son fils Lukeni Lua Nzinga au Portugal qui devint plus tard le premier évêque africain de l'histoire de l'Église catholique. La capitale fut renommée Sao Salvador.
Dans les décennies qui suivirent, l'Empire Kongo tomba dans la spirale du commerce d'esclaves plannifiée par les commerçants du Portugal et d'autres pays européens. Les conséquences commençaient à se faire sentier pour l'Empire, et en 1526, le Manikongo écrivit au Roi Jean III de Portugal, l'implorant de mettre fin à cette pratique. Sa requête reçut une réponse cynique et les relations entre les deux pays s'envenimèrent. Fortement affaibli par la dépopulation et victime des incursions des États voisins sous impulsion portugaise et hollandaise ensuite, l'Empire Kongo se trouva sur le déclin. Les Portugais profitèrent de la situation pour augmenter leur prélèvement d'esclaves dans la région. Sous la pression coloniale croissante, l'Empire avait déjà perdu son indépendance au XVIIè S, puisque les portugais, puis les anglais étiaent maintenant ceux qui intrônisaient les rois, en remplacement du vote populaire.
Au cours de la bataille d'Ambuila en 1665, les forces portugaises en provenance de l'Angola défirent les forces du Roi Antoine Ier du Kongo. Antonio fut tué avec beaucoup de ses lieutenants, ainsi que l'auteur Luso-Africain Manuel Roboredo, qui avait essayé d'empêcher cette dernière bataille. Cependant, l'État Kongo continua d'exister, à tout le moins formellement, durant deux siècles, jusqu'à ce que sa division soit décidée entre le Portugal, la Belgique (en fait Léopold II de Belgique), et la France par la Conférence de Berlin en 1884-1885.
