Jules Moch


Jules Moch, homme politique français, né le 15 mars 1893 à Paris et décédé le 1er août 1985 à Cabris (Alpes-Maritimes).

Il entre dans la Résistance et crée le mouvement 1793. Polytechnicien et ingénieur de la Marine, il est élu député dès 1928 d'abord de la Drôme puis de l'Hérault. Sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil (1937), il est ministre des Travaux publics dans le cabinet Daladier en 1938. Il rejoint de Gaulle en 1942.

Il est membre de l'Assemblée consultative à Alger et Paris (1944), puis des deux Assemblées nationales constituantes (1945-46) puis de l'Assemblée nationale (1946-1958 et 1962-67). À huit reprises, il est ministre pendant la IVe République: Travaux publics et transports (1945-47), Intérieur (1947-50), Défense (1950-51). Jules Moch est vice-président du conseil de 1949 à 1950. Son dernier poste ministériel est l'Intérieur dans le gouvernement Pflimlin en mai 1958.

Comme ministre des Transports, il contribue à la reconstruction des chemins de fer, des ports, des routes et de l'aviation. En tant que ministre de l'Intérieur, il est confronté aux grèves insurectionnelles organisées par la CGT en novembre 1947 et il montre une grande fermeté. Au ministère de la Défense, il contribue à la modernisation de l'armée, met sur pied la participation française à la guerre de Corée et contribue à la mise en œuvre de l'OTAN.

Il combat à la fois le RPF et le PC et est un des leaders de la Troisième force. Délégué de la France à la Commission du désarmement de l'ONU de 1951 à 1960. Comme rapporteur de la Commission des affaires étrangères, il combat la Communauté européenne de défense que l'Assemblée nationale rejette en 1954. Opposé à l'Union de la Gauche, il démissionne du parti socialiste en 1975.

Jules Moch a publié:

Eric Méchoulan lui a consacré un ouvrage: Jules Moch un socialiste dérangeant, publié chez Bruylant.

See also: Jules Moch, Assemblée consultative, CGT, De Gaulle, L'Union de la Gauche, Pflimlin