Judaïsme
| Religion |
| Les trois monothéismes |
| judaïsme - christianisme - islam |
| Image manquante Icone_judaisme.jpg image:Icone_judaisme.jpg |
| Cet article fait partie de la série Judaïsme |
| Commémorations |
| Rosh Hashana |
| Yom Kippour |
| Souccot - Chemini Atseret |
| Sim'hat Torah - Hanoucca |
| Tou Bichvat - Pourim |
| Pessa'h - Chavouot |
| Événements |
| Circoncision |
| Rachat du Premier né |
| Zeved habat |
| Bar Mitsva - Bat Mitsva |
| Prières |
| Modé Ani - Chéma Israel |
| Amida - Birkat Hamazone |
| Textes Fondateurs |
| Mishné Torah - Choulhan Aroukh |
| Mishna - Talmud - Torah - Zohar |
| Vie quotidienne |
| Cacherout - Shabbat |
Le judaïsme est la religion monothéiste la plus ancienne, dont les livres sont la Bible , également nommée Tanakh, acronyme de Torah, Neviim, Ketouvim, le Talmud (Talmud de Jérusalem et Talmud de Babylone) et le Zohar.
Le terme « judaïsme » n’apparaît pas en tant que tel dans la Bible hébraïque, mais sa plus ancienne attestation se trouve dans le Deuxième livre des Macchabées, œuvre de juifs héllenisés.
Depuis sa fondation, le judaïsme a énormément évolué ; il n'a trouvé sa forme moderne que dans les siècles suivants la destruction du temple de Jérusalem en 70. Les historiens, afin d'éviter des confusions avec la forme moderne du judaïsme, parlent parfois de yahwisme, en particulier pour désigner l'état de la religion avant l'exil babylonien.
| Sommaire |
La vie juive
L'observation du shabbath (Shabbat), journée de repos hebdomadaire réservée à l'étude et à la prière est la première forme d'observance liturgique donnée dans la Bible.
Au long de la vie : la Brith milah, circoncision des garçons, en référence à l'Alliance faite entre les Juifs et Dieu à partir d'Abraham, la vie religieuse est marquée par :
- la Bar-mitsva pour les garçons (à 13 ans et un jour) et, d'ajout moderne, par la bat-mitswah pour les filles(à 12 ans et un jour),
- le mariage,
- les funérailles.
L'année juive
Le calendrier juif est basé sur le cycle lunaire. Il compte donc douze mois de 29 à 30 jours, toutefois afin de rester en phase avec le calendrier solaire et donc les saisons, il introduit un treizieme mois tout les trois ans. Le calendrier est rythmé par de nombreuses fête et commémorations religieuses :
- Mois de Tichri :
- Rosh haShanah : le nouvel an juif, commémore la création de l'Homme.
- Yom Kippour : jour du Grand Pardon.
- Soukkot : fête des cabanes, rappelle les pérégrinations des Hébreux dans le désert après la sortie d'Égypte.
- Sim‘hat Torah : Joie de la Torah.
- Mois de Kislev :
- Hanoucca : célèbre la re-consécration du Temple de Jérusalem après la Guerre des Macabées contre les Hellènes. On y allume les lumières de la Hanoucciah, le chandelier à huit branches.
- Mois de Chevat :
- Tou-Bichvat : fête pendant laquelle les différentes variétés de fruits sont à l'honneur.
- Mois de Adar :
- Pourim : la « fête des Sorts » commémore la sauvegarde des Juifs à l'époque de la domination perse.
- Mois de Nissan :
- Pessa'h : Pâques (le saut) commémore la sortie des Hébreux d'Égypte.
Au cours de l'année, plusieurs jeûnes sont observés (Tish‘a be-Av).
Structure
Rabbinat
Le judaïsme se distingue par l'absence d'un clergé hiérarchique, depuis la dernière destruction du Temple. Les rabbins ne sont pas des intermédiaires entre Dieu et les hommes, mais des enseignants ; rabbi signifie « Maître » au sens de professeur ; ils ont notamment pour rôle d'enseigner le judaïsme aux fidèles. Cependant cette fonction leur assure une autorité morale comparable à celle des prêtres d'autres religions.
Discipline
Il reste exceptionnel en Europe que les femmes tiennent un rôle majeur dans l'organisation des offices ou deviennent rabbin. Le Judaisme Orthodoxe ne reconnaît pas qu'une femme puisse devenir Rabbin. Seuls les mouvements libéraux nés au 19eme siècle sont susceptibles de l'accepter. En France, il n'y a qu'une communauté dont le rabbin soit une femme. Il s'agit d'un rabbin libéral, Pauline Bebe. En revanche, aux États-Unis d'Amérique et au Canada où le judaïsme conservateur (« conservative » qui reste un mouvement libéral malgré le nom) et le judaïsme réformé (« reform ») sont majoritaires, les femmes rabbins sont nombreuses.
Que l'on soit homme ou femme, il est obligatoire d'être marié(e) pour être rabbin
Diversité théologique
Le judaïsme n'est pas monolithique ; on y rencontre des courants orthodoxes voire ultra-orthodoxes comme le mouvement Beth Loubavitch, des courants médians, tel le mouvement Conservative ou Massorti, qui n'a rien de conservateur contrairement à ce que son nom suggère et toutes sortes de courants libéraux tel le judaïsme libéral et le judaïsme reconstructionniste. Voir Libéralisme théologique
Les courants orthodoxes sont bien représentés en Europe mais on y connaît aussi un mouvement libéral. Les Massortis et les reconstructionnistes sont surtout présents aux États-Unis d'Amérique et les Massortis ont une forte présence en Israël
Enfin, aux États-Unis d'Amérique se sont réfugiés les karaïtes, chassés d'Égypte vers les années 1952-1956 dont quelques petits groupes demeurent en Lituanie.
Diversité géographique
En outre, deux courants principaux traversent le judaïsme :
- les Séfarades historiquement sur le pourtour de la Méditerranée, principalement l'Espagne ; « Sefarad » signifie Espagne en hébreu.
- les Ashkénazes en Europe centrale et Russie, particulièrement de langue allemande médiévale (Yiddish). Ashkenaz signifie « Allemagne » en hébreu.
La distinction est culturelle : liturgique, linguistique et géographique. Aujourd'hui les courants séfarades et ashkénazes sont plus ou moins mélangés géographiquement, sauf pour les États-Unis et Israël ou les ashkénazes sont en très grande majorité. Ce mélange étant surtout du aux progroms et aux exclusions des pays du nord de l'Afrique. En France, la répartition est d'environ 70 % de séfarades, 30 % d'ashkénazes, les deux plus grandes synagogues de Paris étant ashkénaze (Victoires) et sépharade (Tournelles) . Des juifs se retrouvent dans certaines parties du monde parfois depuis des époques reculées (Afghanistan, Inde, Chine). Une fondation pour les tribus perdues s'emploie à les retrouver, comme ce fut le cas pour les Falashas d'Éthiopie.
Au Haut Moyen-Âge, le judaïsme fut la religion officielle de l'empire khazar. L'existence de cette empire juif est parfois encore avancé pour expliquer les nombreuses communautés juives du Caucase.
Foi
Profession de foi
ou « Shema Israel »Ecoute Israël, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est UN
"Shema Israel, A. Elohénou, A. Echad"
Le Shema est la prière première et fondamentale du judaisme. Chaque juif pieux se doit de la réciter trois fois par jour: Au lever (Cha'harit), à midi, (Min'ha) et le soir (Arvit)
Livres
Outre la Torah ou Loi, les Néviiim ou Prophètes et les Ketouvim ou Livres sapientiaux, le judaïsme tient grand compte du Talmud, un recueil des règles de vie juives fondés sur l'interprétation exégétique et/ou poétique du texte biblique.
Noms de Dieu
Un des noms couramment rencontrés dans les textes sacrés pour désigner Dieu est le tétragramme, mot imprononçable formé des quatre lettres hébraïques Youd-Hé-Vav-Hé (i.e. YHWH en translitteration approximative), et pouvant provenir de la contraction du verbe être conjugé à l'accompli et à l'inaccompli (il était, il est, il sera); ce nom étant utilisé pour désigner le caractère transcendant du divin. La meilleure traduction en serait l'Éternel si ce mot ne contenait un sens d'immuabilité transmis par la langue grecque. Ce tétragramme est conçu comme trop saint pour être prononcé. Dans le judaïsme contemporain, on entend souvent HA CHEM, c'est-à-dire Le NOM qui est donc une périphrase.
On rencontre aussi dans le texte biblique :
- ELOHIM (pluriel), EL, ELOAH (féminin), ELYON n'a rien à voir avec les précédents (il s'écrit en hébreu avec un « aïn » et non pas un « aleph » comme les autres - seule cette racine signifie « élevé »), ces 3 derniers mots étant au singulier, construit sur une racine qui signifie haut, élevé. Les noms de Dieu formés sur cette racine (comme Allah qui suit la même racine sémite) peuvent être rendus par le Très-Haut.
- ADON, ADONAI (Seigneur, mes Seigneurs (interprété comme un pluriel de nombre) ou le très grand Seigneur (interprété comme un augmentatif)
Les pluriels ELOHIM, ADONAÏ ou SHADDAÏ sont le plus souvent expliqués par un pluriel qualificatif, un augmentatif (superlatif), et non comme un pluriel classique. Néanmoins, certains historiens, comme Israël Finkelstein, estiment qu'il pourrait s'agir d'un résidu du polythéisme originel de la religion juive, considérant les passages bibliques où ces termes apparaissent comme les plus anciens.
- SHADDAÏ Les montagnes
- EL SHADDAÏ. Dérivé du précédent, il se lit cependant aussi HA-CHEM.
- TSEVAOT. Traduit par « Dieu des armées ». Il est compris par « Dieu des armées célestes » ou par les cabbalistes « Dieu de l'armée des lettres » (Tseva-ot)
- YAH Nom dérivé du tétragramme. Formé du yod, masculin, et du hé, féminin, il symbolise la force du couple. Il est présent dans la formule de louange Allélouia/Hallélouyah (rendez louange à Yah)
Bible
Le judaïsme se distingue des autres religions révélées par le fait qu’il place au centre de la révélation la Torah, la « Loi ». Le terme « Torah » dérive d'un verbe signifiant « enseigner », « instruire ».
On distinguera, vers 130 avant l’ère commune, entre les trois parties de la Bible : Torah (Pentateuque), Prophètes (Neviim), Hagiographes(Ketouvim). À partir du Ier siècle, le terme « Torah » finira par désigner l’ensemble du code sacré.
Le concept d'Alliance : Dieu fait alliance avec son peuple en lui remettant la Torah et en particulier les 10 Paroles, plus connues sous l'appellation des « Dix Commandements ». Il en résulte que la notion d'élection , est une exigence à plus de responsabilité en matière d'observance et de conduite de vie.
Les langues du judaïsme
- La langue sacrée et liturgique est l'hébreu
- La langue de leur pays natal, plus, éventuellement une ou plusieurs des langues suivantes : yiddish, ladino, judéo-arabe, judéo-espagnol, hébreu. Il y a aussi les langues mortes tel l'araméen pour le Talmud de Babylone.
Relations avec les autres religions
Le judaïsme ne manifeste aucune velléité expansionniste
Il peut accueillir (et après avoir longement examiné ses motivations) l'individu adulte qui demande à se convertir, mais ne va en aucun cas le solliciter. Les rabbins exigent une forte motivation chez ceux qui désirent se convertir (On ne se convertit pas pour faire plaisir à un conjoint juif, mais seulement parce que l'on adhère sincèrement à la Torah, avec toutes les difficultés et les risques que cela comporte).
NB : Il n'en a pas toujours été ainsi, car quelques notables conversions de groupe sont survenues dans l'Antiquité (comme celle des Jébuzéens, sous David, ou celle de la tribu arabe des Hérode, sous les Hasmonéens), et depuis la fin de l'Empire romain, parmi les Germains (une partie des Francs ripuaires et des Souabes), les Berbères (Djeraouas de l'Aurès et Nefoussas de Tripolitaine), les Africains (Falashas d'Ethiopie) et les peuples ouralo-altaïques (Khazars de Russie).
NB : Concernant les peuples Berbères de nombreuses études montrent que ces peuplent descendent en partie d'exilés du royaume d'israêl, il ne s'agirait donc pas de conversion. De plus il est important je pense a préciser que même si des conversions plus nombreuses ont pu avoir lieu précédement cela n'a jamais été par la force, ce qui n'est pas un détail insignifiant.
- Voir Fraternité d'Abraham
- Lire Emmanuel Lévinas, le philosophe présente sa vision du dialogue judéo-chrétien.
Ébauche d'histoire
Les juifs ont longtemps été victimes de persécutions (ghettos et Mellahs) et de massacres (pogroms). L'apogée de ces persécutions a été le génocide commis par les nazis sur ce qu'ils nommaient improprement la « race juive » : le judaïsme est une religion, non une ethnie ; les falashas éthiopiens sont des noirs de religion juive, ce qui, il est vrai, n'aurait pas changé grand-chose pour Hitler ; On parle cependant aussi de juifs athées ; bref le concept reste flou.
Les nazis ont utilisé pour l'extermination des juifs des moyens industriels d'homicide (chambres à gaz dans plusieurs camps d'extermination, dont Auschwitz). On estime que six millions de personnes ont été tuées dans ces camps en quelques années. Depuis une série télévisée de Claude Lanzmann, on désigne souvent ce génocide par le mot hébreu shoah (« catastrophe, destruction »), de préférence au terme holocauste, à connotation religieuse, et par ailleurs totalement inadapté (l'holocauste désignait techniquement, dans l'antiquité, le sacrifice par le feu d'un animal mâle à la robe unie).
Articles connexes
- Massorète ;
- Noms de Dieu ;
- Calendrier hébreu ;
- Philosophes : Philon d'Alexandrie, Maïmonide, Baruch Spinoza, Hans Jonas, Martin Buber, Franz Rosenzweig, Emmanuel Levinas, Maurice Ruben-Hayoun
- Théologiens historiques : Isaac Louria, un des grands penseurs de la Kabbale, Rachi de Champagne, Maïmonide, Yehouda Loew Maharal de Prague, Elijah ben Salomon Gaon de Vilna, Israel ben Eliezer Baal Shem Tov ;
- Théologiens français contemporains : Marc-Alain Ouaknine, Gilles Bernheim, Armand Abécassis ;
- Mouvements dissidents du Judaïsme : Sabbatéisme, Frankisme
- samaritanisme, marranisme, karaïsme, juifs en Inde, Beta Israël d'Éthiopie ;
- antisémitisme ;
- sionisme ;
Liens externes
- Citations de saints, théologiens, poètes et philosophes, notamment juifs.
- http://www.jewpedia.com : Encyclopédie du judaïsme (wiki)
- A partir de textes de Jean Bottéro et Mircea Eliade, étude de l'Ancien Testament et du contexte environnant.
- Ressources sur la Bible et le judaïsme
Juif est une commune française de Saône-et-Loire minnan:Iu-thài-kàu simple:Judaism tokipona:nasin sewi Juta zh-cn:犹太教
