Joseph Pitton de Tournefort

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Joseph Pitton de Tournefort

Joseph Pitton de Tournefort (5 juin 1656, Aix-en-Provence - 28 décembre 1708, Paris) est un botaniste français.

Il étudie chez les Jésuites et se destine à devenir prêtre. Mais la mort de son père le laisse libre de se suivre ses intérêts personnels, notamment dans le domaine de la botanique dont il s'était épris très jeune. Il se fait connaître en constituant un herbier en Savoie et dans le Dauphiné (aujourd'hui propriété du Muséum national d'histoire naturelle de Paris.

Il commence à étudier la médecine à Montpellier et s'y lie avec Pierre Magnol (1638-1715). En 1861, il passe une année dans les Pyrénées pour y étudier la flore. Sa vie y est rude, on dit qu'il doit cacher son argent dans son pain noir pour échapper aux voleurs. L'herbier qu'il y constitue est si riche que Guy-Crescent Fagon le fait venir à Paris pour lui convier sa chaire de botanique au Jardin des Plantes (1683). Ses cours sont célèbres et attirent de très nombreux spectateurs, y compris de l'étranger.

Sur ordre du Roi, il part herboriser dans les Pyrénées où il récolte de nombreux spécimens. Entre 1700 et 1702, Tournefort voyage dans les îles grecques et visite Constantinople, les côtes de la mer Noire, l'Arménie et la Géorgie. Il collecte des plantes et réalise de nombreuses observations. En Grèce, il tente de retrouver les plantes décrites par Dioscoride mais n'en reconnaît qu'environ 400. Durant son périple, il est accompagné par le botaniste allemand Andreas Gundesheimer (1668-1715) et le peintre Claude Aubriet (1651-1743). Le récit de son voyage sera publié posthumement (Relation d'un voyage au Levant).

Il entre en 1691 à l'Académie des sciences. Ce n'est qu'en 1694 qu'il fait paraître son premier ouvrage de botanique, Éléments de botanique, avec 453 planches d'Aubriet.

Sa principale œuvre botanique est Institutiones rei herbariae (1700), traduction du précédent en latin par Tournefort lui-même, où il classe les plantes suivant la forme de leurs corolles, mais, plus important encore, il fait une claire distinction entre genre et espèce, et ainsi prépare le terrain pour Linné. Il est renversé et est tué par un attelage à Paris dans la rue qui porte son nom (rue Tournefort dans le 5e arrondissement).

Il faut également cité De optima methode instituenda in re herbaria (1697) et son Histoire des plantes qui naissent aux environs de Paris (1698) dont une traduction anglaise paraîtra en 1732.

Linné lui dédiera un genre de la famille des Boraginaceae : Tournefortia.

See also: Joseph Pitton de Tournefort, 1656, 1683, 1691, 1694, 1700, 1702, 1708