Joseph Martray

Joseph Martray (1914, Lamballe -), journaliste, militant breton, fédéraliste et européen, résistant

Sommaire

Seconde guerre mondiale

Rédacteur de préfecture, il se manifeste à la fin des années 30 par son militantisme pour le renouveau culturel et politique de la Bretagne. Il est membre modéré du Parti national breton, et prend part au Comité Consultatif de Bretagne en 1942-1943. Il devient membre à partir de 1942, au titre de délégué régional adjoint à la Jeunesse et de président de l’Union folklorique de Bretagne, du Conseil Consultatif de Bretagne (CCB) pour les question culturelles créé par le préfet de région vichyste, Jean Quenette. Journaliste pendant la guerre, rédacteur en chef de la Dépêche de Brest de décembre 1943 à juin 1944, il écrira aussi dans La Bretagne, deux journaux dirigés par le sous-préfet vichyste Yann Fouéré. Il est également un résistant actif.

A la libération, il fût arrêté en raison de son nationalisme breton lorsqu'il quitta le maquis de Lamballe. Il fut cependant relâché en raison de ses états de résistance : il bénéficia d'un non-lieu élogieux pour « services rendus au pays ».

Journaliste

Après la Libération, il poursuit sa carrière journalistique à Paris en animant un quotidien pour les Bretons de Paris, Vent d’ouest, puis une revue trimestrielle à partir de Le Peuple Breton, qui se présente comme l’organe du ‘ mouvement breton tout entier ’ et développe des thèmes comme la modernisation, l’industrialisation, la construction de l’Europe.

Fédéraliste breton

C’est par le mouvement fédéraliste qui se diffuse en France autour de la revue La Fédération (dont il est membre du comité directeur) qu'il va initier une nouvelle vision du développement breton. Il est rédacteur en chef du Bulletin fédéraliste, qui crée sous l'égide de ce mouvement l'U.F.C.E. (Union Fédéraliste des Communautés Européennes), association se donnant pour but de promouvoir les minorités ethniques autour de l’idée d’un fédéralisme européen. (dont il est le premier secrétaire)

Les intérêts bretons

Militant fédéraliste et européen, il va nouer des contacts avec les élus bretons au cours de l’année 1949. Son ambition est de redonner une nouvelle virginité au régionalisme en Bretagne. Il est le fondateur du CELIB le 22 juillet 1950 (Comité d'étude et de liaisons des intérêts bretons) ainsi que du MNDR (Mouvement national pour la décentralisation et la réforme régionale). Le leadership politique de René Pleven donne une impulsion décisive à la consolidation du CELIB en ralliant à la cause régionale l’ensemble des parlementaires MRP, formation politique dominante en Bretagne à cette époque. Il lance en 1950 un mensuel, La Vie bretonne, qui n’est au départ qu’un supplément du Bulletin fédéraliste mais qui devient l’organe du CELIB, puis plus tard le journal de l'Union démocratique bretonne.

Au début des années 1960, la priorité était sur le désenclavement, condition de l'épanouissement économique des productions agricoles surtout de la Bretagne. Dès 1961 devant l'agitation des producteurs léonards (prise de la sous-préfecture de Morlaix), Alexis Gourvennec et Joseph Martray avaient obtenu du gouvernement Debré un ensemble de mesures portant sur l'électrification des lignes de chemin de fer et l'amélioration des axes routiers. Il prête en 1963 le serment d’Hennebont engageant les ouvriers forgerons et les habitants luttant contre la fermeture programmée des forges à jurer de rester unis pour sauver les forges. Il écrit dans la revue Al Liamm et est président de Bretagne prospective. Il fait partie de la rédaction d'Armor magazine.

Vice-président du Conseil économique et social de Bretagne de 1974 à 1981, il est également vice-président de l’Institut Français de la Mer depuis 1980. En 1990, il est décoré de l'Ordre de l'Hermine. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages en rapport avec la Bretagne, dont plusieurs, récents, écrits en commun avec Jean Ollivro

Citations

Publications

See also: Joseph Martray, 1914, 1942, 1943, 1944, 1949, 1950, 1960, 1961