Joseph Darnand

Aimé-Joseph Darnand est un homme politique français (Coligny (Ain), 19 mars 1897 - Châtillon (Seine), 10 octobre 1945).

Sommaire

1 Bibliographie

Le combattant courageux et ses sympathies pour le le nazisme

Pétain et le S.O.L.

Aussi l’autonomie du S.O.L. fût-elle décidée, autant pour écarter de la Légion ses énergumènes les plus compromettants, que pour permettre à Darnand et à ses hommes d’agir, à leur façon.

La naissance de la milice

En août 1943, Darnand fit un pas de plus : Nommé Sturmbannführer de la Waffen SS, il prêta serment à Hitler. Le 30 décembre 1943, le nouveau SS n’en fût pas moins nommé par Pétain Secrétaire Général au Maintien de l’Ordre, et le 13 juin 1944 Secrétaire d’Etat à l’Intérieur
En 1944 la milice fût étendue au Nord de la France, et les hommes de mains des partis collaborationnistes y furent versés.

L'activité de la milice

Les miliciens constituèrent aussi, avec l’approbation expresse de Pétain et en vertu d’une loi du 20 janvier 1944, des « cours martiales » sommaires dans lesquelles 3 « juges », tous miliciens, siégeaient anonymement dans des villes où ils étaient inconnus, prononçaient en quelques minutes des condamnations à mort exécutables immédiatement, et disparaissaient aussitôt par le premier train.

Se sentant détestés de la population, les miliciens en vinrent à détester tous les Français. Ainsi, à la suite de l’exécution par la résistance du propagandiste nazi Philippe Henriot (qui multipliait les appels au meurtre), sillonnèrent-ils en voiture les rues de Châteauroux en tirant au hasard sur les passants qui se trouvaient là.

La fuite en Allemagne

Quand vint la Libération, les miliciens prirent le chemin de l’Allemagne, où ils furent versés dans la Waffen SS. Mais Darnand dût en abandonner le commandement à un officier supérieur allemand, tandis que lui-même était envoyé en Italie du Nord faire la chasse aux partisans. C'est là qu'il fût arrêté le 25 juin 1945 par les Anglais et remis aux autorités françaises.

Le chatîment

Il y fût capturé, puis transféré en France et jugé. Il fût condamné à mort, à l’issue d’un procès en bonne et due forme, conduit avec bien plus de garanties que ceux improvisés par ses prétendues « cours martiales ». Le 3 octobre 1945, Darnand fût condamné à mort par la Haute Cour de justice et fusillé le 10 octobre 1945.

Bibliographie

See also: Joseph Darnand, 1897, 1945, Action Française, Ain, Cagoule, Châtillon, Coligny, France