Jonathan Swift

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Série : Littérature
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Jonathan Swift
Jonathan Swift (1667-1745) est un écrivain Irlandais d'origine anglaise. Né à Dublin, le 30 novembre 1667, il y effectue ses études au Trinity College. Puis, en 1689, il se rend en Angleterre pour servir de secrétaire à un diplomate écrivain, Sir William Temple. Il est d'ailleurs un parent très éloigné de la mère de Jonathan Swift. Swift regagna l'Irlande en 1694 car il ne s'entendait pas beaucoup avec son employeur. Pourtant il se réconcilia avec William et y resta jusqu'à la mort de son patron, en 1699. Jouissant d'une grande liberté il se consacra à la littérature. Il se sentit de plus en plus seul après le décès de sa femme Stella et de sa fille Vanessa. Après ces terribles chocs il tomba malade et souffrit de troubles mentaux jusqu'à sa mort, le 19 octobre 1745.

Jonathan Swift fut enterré dans l'enceinte de sa propre cathédrale, près du cercueil de sa femme Stella. Sur la pierre tombale on peut toujours lire l'épitaphe qu'il avait lui-même écrite en latin : « Ici repose la dépouille de Jonathan Swift, D.D., doyen de cette cathédrale, qui désormais n'aura plus le cœur déchiré par l'indignation farouche. Va ton chemin, voyageur, et imite si tu le peux l'homme qui défendit la liberté envers et contre tout. »


Œuvres

Citations

C'est un axiome que ceux à qui tout le monde accorde la seconde place ont des titres indiscutables à la première.


Celui qui observe en marchant dans les rues, verra, je crois, les visages les plus gais dans les voitures de deuil.


Cette méthode stoïque de subvenir à ses besoins en supprimant ses désirs équivaut à se couper les pieds pour n'avoir plus besoin de chaussures.


Je demandais à un homme pauvre comment il vivait; il me répondit : «comme un savon, toujours en diminuant».


L'ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses ; c'est ainsi que l'on grimpe dans la même posture que l'on rampe.


L'ignorance, la paresse et le vice sont de sûrs garants de la compétence d'un législateur.


La vision est l'art de voir les choses invisibles.


Le plaisir d'avoir ne vaut pas la peine d'acquérir.


Le positivisme est indispensable aux orateurs. Qui partage ses pensées avec un public pourra convaincre à la mesure de ce qu’il paraîtra lui-même convaincu.


Les caprices de l'espèce femelle ne sont pas bornés à une seule partie du monde ni à un seul climat, mais sont en tous lieux les mêmes.


Les hommes veulent bien que l'on rie de leur esprit, mais non de leur sottise.


Les lois sont semblables aux toiles d'araignée, qui attrapent les petites mouches, mais laissent passer guêpes et frelons.


Les plaintes sont le plus grand tribut que reçoive le ciel et la plus sincère partie de notre dévotion.


Les vieillards et les comètes ont été vénérés et redoutés pour la même raison : leurs longues barbes et leur prétention à prédire les événements.


Nous avons tout juste assez de religion pour nous haïr, mais pas assez pour nous aimer les uns les autres.


Nul homme sage ne souhaita jamais être plus jeune.


Rien n'est constant dans ce monde, que l'inconstance.


Si un homme me tient à distance, ma consolation est qu'il s'y tient aussi.


Tout le monde désire vivre longtemps, mais personne ne voudrait être vieux.

See also: Jonathan Swift, 1703, 1704, 1710, 1724, 1726