John Vorster
Balthazar Johannes (John) Vorster est un ancien premier ministre et président d'Afrique du Sud.John_Vorster.png
Il est né en Afrique du Sud en 1915 à Jamestown, province du Cap et est décédé en 1983, au Cap.
L'accession au pouvoir
Nationaliste afrikaner, interné durant la seconde guerre mondiale à cause de ses sympathies pro-nazis, membre du Parti National, élu pour la 1ère fois au parlement en 1953, il est nommé ministre de la justice en 1962 dans le gouvernement de Hendrik Verwoerd et fut l'auteur de l'arsenal législatif des plus répressifs contre les militants anti-apartheid après le massacre de Sharpeville.
Il devint premier ministre en 1966 à la suite de l'assassinat de Verwoerd par un déséquilibré.
Un premier ministre pragmatique (1966-1976)
Plus pragmatique et moins dogmatique que son prédécesseur, il fit exempter les diplomates du Malawi de l'application des lois d'apartheid et tenta de nouer des contacts avec les autres dirigeants d'afrique noire comme Félix Houphouët-Boigny de Côte d'Ivoire.
Il modifia les perspectives politiques des bantoustans, envisagées à long terme par Verwoerd, en proposant l’octroi plus rapide de l’autonomie politique voire de l'indépendance aux différents homelands (En 1976, le Transkei est le premier bantoustan à devenir officiellement indépendant suivi par le Bophutastwana).
Cependant La communauté internationale refusera de reconnaître ces nouveaux états noirs apparus dans ce qui était la République d'Afrique du Sud, unitaire à domination blanche.
Vorster autorisa également la venue de joueurs maoris pour jouer dans l'équipe internationale de rugby de Nouvelle-Zélande contre les Springboks sud-africains.
Ces multiples exceptions entre autres aux lois d'apartheid provoqua un schisme au sein du parti que les plus extrémistes quittèrent pour fonder le Hertstigte Nasionale Party (HNP).
Il du faire face à la révocation du mandat sud-africain sur le Sud-Ouest Africain (future Namibie) et à l'exclusion de son ambassadeur par l'assemblée générale des Nations unies en 1974.
Il appuya également les mouvements rebelles aux nouveaux gouvernements indépendantistes du Mozambique et d'Angola alors qu'en Rhodésie (future Zimbabwe), il fit pression pour que le régime de Ian Smith accepte de négocier le principe d'un passge du pouvoir à la majorité noire.
La chute (1976-1979)
En 1976, c'est son ministre de l'éducation, Andries Treurnicht, qui tenta d'imposer aux écoliers noirs l'enseignement obligatoire en afrikaans déclenchant les émeutes de Soweto puis la répression des forces de sécurité.
En 1977, les Nations unies votent l'interdiction de vente d'armes à l'Afrique du Sud.
En 1978, un scandale politico-financier (emploi de fonds secrets par le ministre de l’Information pour financer dans la presse nationale et internationale des articles favorables à la politique gouvernementale) touche son dauphin Connie Mulder.
Compromis dans l'affaire, John Vorster accepte de démissionner de son poste de 1er ministre en octobre pour se faire élire Président de la république (fonction honorifique à cette date) par les députés. Son ministre de la défense, Pieter Botha, lui succède à la tête du gouvernement.
En juin 1979, rattrappé par le scandale de l'information, il est acculé de nouveau à la démission et, aigri, se retire de la vie politique.
En 1982, il sort de sa réserve pour désapprouver les réformes de Botha et assiste au congrès fondateur du Parti Conservateur (CP) d'Andries Treurnicht à la suite de sa démission du Parti National.
John Vorster est mort en 1983.
| Précédé par Hendrik Verwoerd | Image manquante Safricaarms.png Premier ministre d'Afrique du Sud 1966 à 1978 | Suivi par Pieter Botha |
| Précédé par Nicolaas Johannes Diederichs | Image manquante Safricaarms.png Président de l'Afrique du Sud 1978 à 1979 | Suivi par Marais Viljoen |
