John James Audubon

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Histoire de l'art

John James (ou Jean-Jacques) Audubon, né le 26 avril 1785 à Saint-Domingue, mort le 27 janvier 1851 à New York, était un ornithologue, naturaliste et peintre américain (naturalisé en 1812).

Il donna la description de la flore et de la faune d'Amérique du Nord qu'il illustra lui-même, peignant avec grand talent en particulier toutes les espèces connues d'oiseaux. Son ouvrage Les Oiseaux d'Amérique, en 4 volumes, contient 435 planches coloriées à la main (1827-1838), représentant les oiseaux en grandeur nature.

Audubon est né en Haïti, fils illégitime d'une immigrée française et d'un capitaine au long cours qui possèdait dans l'île des plantations et des esclaves. Il fut élevé en France par sa belle-mère. Il a prétendu que son éducation avait inclus des leçons de Jacques-Louis David, qui devint plus tard un célèbre peintre de la France révolutionnaire, mais cette revendication a été discréditée depuis longtemps, comme beaucoup d'autres « fictions » d'Aubudon.

En 1803 son père lui obtint un faux passeport pour qu'il puisse se rendre aux États-Unis et ainsi échapper à la conscription pour les guerres napoléoniennes.
Il attrapa la fièvre jaune et le capitaine du bateau le débarqua dans une pension dirigée par des femmes quakers qui le soignèrent, le guérirent, et lui enseignèrent l'anglais particulier des quakers.

Il fut contremaître dans une ferme près de Philadelphie et commença à étudier l'histoire naturelle en dirigeant la première opération de baguage du continent ; il noua un fil à la patte d'Eastern Phoebes (?) et put établir qu'ils revenaient nicher chaque année aux mêmes endroits. Il commença également à dessiner et à peindre des oiseaux.

Après plusieurs années de succès commerciaux en Pennsylvanie et dans le Kentucky, il fit faillite. Cela le poussa à poursuivre plus énergiquement son étude de la nature et sa pratique de la peinture. Il descendit le Mississippi avec son fusil, sa boîte de peinture et son assistant, dans l'intention de trouver et de peindre tous les oiseaux d'Amérique du Nord.

Pour pouvoir dessiner ou peindre les oiseaux, il lui fallait d'abord les abattre, avec du petit plomb pour ne pas les déchiqueter. Il utilisait ensuite du fil de fer pour les maintenir et leur rendre une position naturelle. Ses oiseaux sont représentés de façon vivante dans leur habitat naturel. Cette disposition contrastait beaucoup avec les représentations empesées d'oiseaux de ses contemporains, comme Alexander Wilson. Audubon a écrit : « Je dis qu'il y a peu d'oiseaux quand j'en abats moins de cent par jour ». Un de ses biographes, Duff Hart-Davis, revèle : « Plus l'oiseau était rare, plus il le poursuivait passionnément, apparemment sans jamais s'inquiéter du fait que tuer le spécimen pouvait précipiter l'extinction de son espèce. »

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J.J. Audubon à la fin de sa vie

Comme il n'avait pas d'autres revenus, il améliorait l'ordinaire en vendant des portraits à la commande, alors que son épouse, Lucy, travaillait comme préceptrice dans les familles de riches planteurs. Il chercha un éditeur pour ses oiseaux à Philadelphie, mais sans succès, sans doute en partie parce qu'il s'était attaché l'inimitié des sommités scientifiques de la ville, les membres de l'Academy of Natural Sciences.

Enfin, en 1826 il débarqua avec son portfolio à Londres. Les Britanniques ne se lassaient pas des images d'une Amérique sauvage et pleine de forêts, et lui accordèrent un succès immédiat. Il fut fêté comme l'homme des bois américain et récolta assez d'argent pour faire publier ses Oiseaux d'Amérique. L'ouvrage était constitué de planches grandeur nature peintes à la main sur des gravures. Le roi George IV lui-même était un admirateur enthousiaste d'Audubon. Il fut élu fellow de la Royal Society de Londres. Il suivait ainsi les traces de Benjamin Franklin, qui fut le premier fellow américain. Alors qu'il se trouvait à Édimbourg à la recherche de souscriptions pour son livre, il donna une démonstration de sa méthode d'utilisation des fils pour déplier les oiseaux devant la Wernerian Natural History Association du professeur Robert Jameson. Un étudiant nommé Charles Darwin faisait partie du public. Il visita également la salle de dissection de l'anatomiste Robert Knox (peu avant l'association de Knox avec Burke et Hare).

Il adjoignit à ses Oiseaux d'Amérique un livre-compagnon, les Biographies ornithologiques, la description de la vie de chaque espèce représentée. Cet ouvrage fut rédigé en collaboration avec l'ornithologue écossais William MacGillivray. Les livres de peintures et les biographies furent publiées entre 1827 et 1839.

Pendant ce temps, Audubon continuait ses expéditions en Amérique du Nord et acheta une propriété sur l'Hudson, aujourd'hui Audubon Park. En 1842, il publia une édition populaire des Oiseaux d'Amérique aux États-Unis. Son dernier ouvrage portait sur les mammifères, les Quadrupèdes vivipares d'Amérique du Nord. Le livre fut achevé par ses fils et son gendre. Il a été inhumé au Trinity Churchyard Cemetery, à Manhattan.

La Massachusetts Audubon Society, la première de nombreuses sociétés savantes Audubon (Audubon Societies), fut fondée et nommée en son honneur en 1896. Plusieurs communes et un comté (dans l'Iowa) portent également son nom.

Il a ouvert un grand magasin à Louisville (Kentucky).

Il a vécu à Henderson. Il fut le témoin des tremblements de terre de 1810-1811.

Liens externes

See also: John James Audubon, 1785, 1803, 1826, 1827, 1839