Jizya

La jizya (جِزْية [jiz'ya], capitation; tribut; taxe) est l'impôt que devaient payer les dhimmis vivant en terre d'Islam. Les dhimmis, c'est-à-dire les « protégés », comprenaient les juifs, les chrétiens, les zoroastriens et les nestoriens, considérés par l'Islam comme les « Peuples du Livre » et qui étaient largement majoritaires dans les territoires nouvellement conquis par l'Islam.

Cet impôt de capitation trouve son fondement dans le Coran :

« Faites la guerre à ceux qui ne croient point en Dieu ni au jour dernier, qui ne regardent point comme défendu ce que Dieu et son apôtre ont défendu, et à ceux d'entre les hommes des Écritures qui ne professent pas la vraie religion. Faites-leur la guerre jusqu'à ce qu'ils payent le tribut de leurs propres mains et qu'ils se soient soumis. » (Sourate IX, 29).

Les païens ou idolâtres n'ont droit eux à aucune mansuétude.

« Les mois sacrés expirés, tuez les idolâtres partout où vous les trouverez, faites-les prisonniers, assiégez-les, et guettez-les dans toute embuscade, mais s'ils se convertissent, s'ils observent la prière, s'ils font l'aumône, alors laissez-les tranquilles. » (Sourate IX, 5)

Les musulmans, eux, doivent satisfaire au Zakat, le don aux indigents, qui fait partie des piliers de l'Islam.

Le cas indien

En Inde, l'empereur moghol Akbar, dans un souci de tolérance et d'harmonie supprima la Jizya, instaurée par les sultanats de Delhi, en 1564, mais son arrière petit-fils Aurangzeb la rétablit en 1679. Elle était prélevée sur les hindous qui étaient largement majoritaires, et polythéistes donc idolâtres, dans l'Empire moghol.

See also: Jizya, 1564, 1679, Akbar, Aurangzeb, Capitation, Christianisme, Dhimmi, Empire moghol, Hindouisme