Jimmy Carter
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| Image manquante Jimmy_Carter.jpg Jimmy Carter | ||||
| N° d’ordre | 39e président des États-Unis d'Amérique | |||
| Mandat | 20 janvier 1977 20 janvier 1981 | |||
| Date et lieu de naissance | 1er octobre 1924 à Plains, Géorgie | |||
| Date et lieu de décès | à | |||
| Profession | Dirigeant d’exploitation agricole | |||
| Parti politique | Démocrate | |||
| Vice-président | Walter Frederick Mondale | |||
| Processus électoralRésultats des électionsListe des Vice-présidentsListe des candidats | ||||
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Médaille prix Nobel
James Earl Carter, Jr. (1924- ) est le trente-neuvième Président des États-Unis . Il est élu pour un mandat de quatre ans de 1977 à 1981. Son mandat est marqué par d'importantes réussites en politique extérieure dont les traités sur le Canal de Panama, les Accords de Camp David (le traité de paix entre l'Egypte et Israël), le traité « SALT II » avec l'Union Soviétique , et l’ouverture de relations diplomatiques avec la République Populaire de Chine. En politique intérieure, son gouvernement a permis la création du Ministère de l’Energie et du Ministère de l’Education et a renforcé la législation sur la protection environnementale.
Depuis son départ de la Maison Blanche, il s’est proposé en tant que médiateur de conflits internationaux et il met son prestige au service de causes caritatives. En 2002, il reçoit le Prix Nobel de la paix en récompense de ses « efforts pour résoudre les conflits internationaux par des solutions pacifistes, pour faire progresser la Démocratie et les Droits de l'Homme, et pour promouvoir le développement économique et social ». Il se distingue également en littérature, étant l'auteur de nombreux livres.
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Biographie
Enfance et études
Carter naît le 1 octobre 1924 à Plains, un petit village de l’État de Géorgie. Ses parents, James Earl Carter et de Bessie Lillian Gordy, sont fermiers et Baptistes pratiquants. Il est le premier Président à voir le jour dans un hôpital. Il grandit à proximité, dans la ville d’Archery, Géorgie. Il est admis à l'université de Georgia Southwestern College puis au Georgia Institute of Technology, et obtient le B.S. degree (Bachelor of Sciences) à l'United States Naval Academy en 1946, l'année où il épouse Rosalynn Smith. Carter est un étudiant brillant et termine 59ème de sa promotion sur 820 élèves. Jeremiah Denton, héros de la guerre du Vietnam et prisonnier de guerre, fut l'un de ses camarades de classe. Carter est affecté dans les sous-marins de la flotte Atlantique et Pacifique des États-Unis, et il sera ensuite choisi par l'Amiral Hyman Rickover pour participer au programme de sous-marins nucléaires. Carter aime la Navy et projette d'y faire carrière ; son ambition est de devenir le Chef des Opérations Navales (Chief of Naval Operations). Cependant, suite à la mort de son père en 1953, il démissionne de la marine et se lance dans la culture de l'arachide dans sa ville natale de Plains. Dès son plus jeune âge, Carter manifeste son attachement aux valeurs chrétiennes et il continuera d’enseigner le catéchisme tout au long de sa carrière politique.
Les débuts de sa carrière politique
Carter débute sa carrière en faisant partie de la Commission Scolaire de la ville de Plains. Dans les années 60, il est élu pour deux mandats au Sénat de l'État de Géorgie.
Il fait campagne en 1970, et est élu Gouverneur en soutenant la plate-forme électorale de George Wallace. Ses partisans distribuent des photos de son concurrent en compagnie de basketteurs noirs. Il s’engage à renommer au Conseil des Régents de l'État, un homme dont les opinions ségrégationnistes sont connues. Il promet que la première décision qu'il prendra sera d'inviter l'ancien Gouverneur de l'État de l'Alabama à s'exprimer en Géorgie. Les ségrégationnistes purs et durs de tout l'État soutiennent sa candidature au poste de gouverneur.
Néanmoins une fois élu, Carter déclare dans ses discours que le temps de la ségrégation raciale est révolu, et qu’elle n’a pas de place dans l’avenir de l’État. Il est le premier homme politique avec autant de responsabilités au sein d'un État du Sud des États-Unis qui ose tenir de tels propos en public (moins de quinze ans auparavant ce genre d’opinion aurait pu mettre un terme à la carrière d’un homme politique de cette région comme ce fut le cas pour le maire d'Atlanta Ivan Allen, qui déclara devant le Congrès être en faveur du Voting Rights Act). C’est pourquoi sa victoire attire l'attention car elle est considérée comme le signe d'une évolution. Carter est Gouverneur de Géorgie de 1971 à 1975.
Lorsque Carter se présente aux élections primaires de 1976 pour obtenir l’investiture du Parti Démocrate on lui donne tout d'abord très peu de chance face à d'autres hommes politiques de renommée nationale. Cependant, le scandale du Watergate était encore présent à l’esprit des électeurs et le fait qu'il ne fasse pas partie de la classe politique de Washington devient un atout. Il mène une campagne efficace, se montre éloquent lors des débats et est nommé candidat Démocrate pour l'élection présidentielle qu'il remporte.
La réorganisation du Gouvernement est le cheval de bataille de sa campagne. Il est le premier candidat originaire du Sud des États-Unis à être élu Président depuis la Reconstruction (la période qui suit la Guerre de sécession).
Présidence
Parmi ses efforts de réorganisation du Gouvernement, Carter divise le Ministère de la Santé, de l'Education et de la Protection Sociale en deux, le Ministère de l’Education et le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales. Il élève également l'agence pour l'énergie au rang de Ministère de l'énergie.
On se souvient de la politique extérieure menée par le Gouvernement Carter particulièrement en raison de la crise des otages en Iran, du traité de paix qu'il négocie entre l'Egypte et Israël connu sous le nom d’Accords de Camp David, du Traité SALT II sur la limitation des armements stratégiques négocié avec l'Union Soviétique, du traité du Canal de Panama qui remet le canal sous autorité panaméenne, et enfin de la crise de l'énergie. Il a beaucoup moins de succès au niveau de la politique intérieure, en se mettant à dos à la fois son propre parti et l’opposition à cause de ce qui est perçu comme un manque de volonté de coopérer avec le Congrès, ce qui était déjà le cas lorsqu'il était Gouverneur.
Le 15 juillet 1979, Carter s'adresse à la nation entière dans un discours télévisé au cours duquel il parle de la crise de confiance dont souffrirait le peuple américain. Ces propos restent connus sous le nom de discours du « malaise », bien qu'il n'ait jamais utilisé le mot « malaise » dans son texte :
Extrait de son discours:
Je souhaite maintenant vous parler d'une menace fondamentale qui pèse sur la Démocratie de notre pays...Je ne fais pas référence à l’influence exercée par l’Amérique, une nation actuellement en paix avec le reste du monde, et dont la puissance économique et militaire est inégalée…
Cette menace est à peine perceptible par des moyens ordinaires. Il s'agit d'une crise de confiance. Il s'agit d'une crise qui frappe la volonté de notre nation en son sein même, en son âme et en son esprit. Nous percevons cette crise à cause du doute croissant que l'on porte sur la signification de nos propres vies et de la perte d'un objectif unique pour notre nation.
Le discours de Carter, que certains comparent à un sermon, est bien accueilli car le pays s'enlise dans la pire récession depuis les années 1930, est touché par des taux d’inflation records et par le chômage. Mais ceux qui attendent que leurs dirigeants leur montre la voie à suivre sont déçus. Deux jours après ce discours, Carter exige la démission de tous les responsables de son gouvernement, mais en fin de compte n'en accepte que 5. Le manque de mesures concrètes destinées à sortir le pays de ce malaise fait encore chuter son indice de popularité dans les sondages.
Parmi les Présidents qui ont effectué un seul mandat complet de quatre ans , Carter est le seul qui n’a pas eu à proposer de candidats à la Cour Suprême.
Politique étrangère
Carter met les Droits de l'Homme au cœur de sa politique étrangère. C’est un changement énorme si on prend comme référence la politique du gouvernement Nixon, qui ne tient pas souvent compte des infractions aux Droits de l'Homme commises par les nations alliées des États-Unis. Le gouvernement Carter met fin au soutien apporté par les États-Unis depuis des lustres au dictateur Somoza au Nicaragua et accorde une aide de plusieurs millions de dollars au régime de Sandinista qui a pris sa place après un coup d’état.
L’opposition entre les Droits de l'Homme et les intérêts des États-Unis est particulièrement visible dans la relation entre Carter et le Shah d'Iran. Depuis la Seconde Guerre mondiale le Shah est l'un des plus fidèles alliés des États-Unis et l’un des seuls gouvernements du Moyen-Orient amis des États-Unis. Le problème est que ce régime est définitivement autocratique. Bien que Carter considére le Shah comme un dirigeant sage et de qualité, son gouvernement n'intervient pas lorsqu'un soulèvement populaire contre la monarchie éclate en Iran. Le Shah est renversé et contraint à l'exil. Depuis, de nombreux observateurs ont établi un lien de cause à effet entre le déclin du soutien des États-Unis et la rapide destitution du Shah. Initialement Carter avait l’intention de reconnaître le gouvernement révolutionnaire mais cela ne servit à rien dans l’évolution de la situation.
En 1979, Carter autorise à contrecœur Mohammad Reza Pahlavi à se réfugier aux États-Unis en tant que réfugié politique et pour raisons médicales. L'arrivée du Shah aux États-Unis eut pour écho la prise en otage de 52 américains de l'ambassade américaine à Téhéran par des militants iraniens qui réclamaient le retour du Shah en Iran pour qu'il y soit jugé et exécuté. Bien que plus tard le Shah quitte les États-Unis et meurt en Egypte, la crise des otages en Iran s'enlise et domine l'actualité de la dernière année de la présidence de Carter. Les tentatives ultérieures pour trouver une solution à cette crise, que ce soit le pourrissement ou la tentative avortée pour libérer les otages contribuèrent largement à la défaite de Carter aux élections de 1980.
Bien que la libération des otages ait été négociée par des personnes désignées par Carter les iraniens ne signeront un accord que le 19 janvier 1981 après l’élection de Ronald Reagan et ils attendront sa prise de fonction officielle pour laisser partir les otages. Ces derniers sont restés prisonniers pendant 444 jours et l’attitude des iraniens est considérée comme une insulte volontaire au président Carter.
D’après Zbigniew Brzezinski, le conseiller de Carter pour les questions de sécurité nationale, l’invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique et une réponse à la présence militaire des États-Unis dans la région. Carter affirme que les États-Unis ne laisseront pas une puissance étrangère contrôler le Golfe Persique mais il se contente d’annuler la participation des États-Unis aux Jeux olympiques qui, cette année, se déroulent à Moscou et il réinstitue le service militaire obligatoire.
Afin de s’opposer à l’occupation de l’Afghanistan par l’Union soviétique, Carter et Zbigniew Brzezinski lancent un programme de 40 G$ destiné à entraîner des intégristes musulmans au Pakistan et en Afghanistan. On s’apercevra plus tard que ce programme a aider à la chute de l’Union soviétique mais qu’il a aussi contribué à la mise en place de théocraties dans la région. Certains pensent que c’est ce programme qui est responsable de la prise de pouvoir par les Talibans en Afghanistan ainsi que de la création de groupes islamistes terroristes. À cette époque, et c’est probablement encore vrai, le lien entre intégrisme islamique et pouvoir politique n’était pas bien compris.
Vie extraterrestre et OVNIS
Le Président Carter prétendit avoir vu un OVNI en 1969 et rédigea un rapport [1] destiné au Bureau International des OVNIS situé à Oklahoma City suite à une demande de cette organisation. Lors de sa campagne présidentielle, il promit de faire éclater la vérité sur tout témoignage concernant les OVNIS que l'on tenterait de cacher. Au cours de l’année 1977 une commission présidée par un professeur du laboratoire de recherche de l’université de Stanford entreprit une étude sur les extra-terrestres et leur moyens de communication et les résultats furent communiqués à la Maison-Blanche.
Lorsque la sonde Voyager est lancée le 16 juin 1977 dans son périple hors du système solaire elle emporte un message du président Carter : « Ce message est envoyé dans l’espace … Parmi les 200 milliards d’étoiles de la Voie lactée, il doit y en avoir quelque unes, peut-être beaucoup qui ont des planètes habités et des civilisations ont développé des moyens de voyager dans l’espace. Si l’une de ces civilisations intercepte Voyager et peut comprendre les enregistrements que nous avons effectués, voici notre message : Nous essayons de survivre à notre temps pour être capable d’atteindre le vôtre. Nous espérons qu’un jour nos problèmes seront résolus et que nous pourrons appartenir à une communauté intergalactique. Cet enregistement représente notre espoir, notre détermination et notre bonne volonté au milieu d’un monde immense et inconnu.
Controverses
Certains membres de la campagne Reagan-Bush et de son gouvernement (et particulièrement Barbara Honegger, auteur de October Surprise), ainsi que le Président de l'Iran en 1980 (Abu Al-Hasan Bani-Sadr, auteur de My Turn to Speak: Iran, the Revolution and Secret Deals With the U.S.) ont déclaré qu'un arrangement secret entre Reagan et les Iraniens (orchestré par George H. W. Bush) étaient responsables de la destruction d'un pacte qui liait le gouvernement Carter et le gouvernement iranien qui aurait pu permettre la libération des otages en octobre 1980 L'équipe de Reagan appelait ce scénario « October Surprise ». Des sources anonymes prétendent même que lorsque les États-Unis s’engagent dans ce qui deviendra le scandale Iran-Contra, c’est-à-dire la vente d’armes à l’Iran pour faire la guerre à l'Irak, c’est à cause d’un chantage exercé par les iraniens qui menacent de dévoiler l’accord avec le gouvernement Reagan. On note qu'aucune de ces accusations n'a été prouvée ou n'a été l'objet d'une enquête officielle.
En 1977, Carter déclare que les États-Unis n’ont pas à s’excuser auprès du peuple vietnamien des dégâts causés pendant la guerre car les deux camps se sont mutuellement infligés des dommages.
C’est au cours du mandat de Carter que les États-Unis ont reconnu la République populaire de Chine alors qu’ils ne reconnaissaient jusque là que la République de Chine (Taïwan). Cette politique est encore d’actualité et le Congrès adopta une loi sur les relations avec Taïwan en réponse. On accusa Carter d'avoir cherché à étouffer les événements de Three Mile Island, le quasi-déclenchement d’une réaction de fission dans cette centrale nucléaire. On lui reprocha également de ne pas avoir promu suffisamment sa politique étrangère fondée sur le respect des Droits de l'Homme et en particulier en ce qui concerne le soutien au Gouvernement indonésien alors même que celui-ci était impliqué par un génocide pendant son occupation du Timor Oriental.
Après la présidence
Après sa vaine tentative pour être réélu, Carter s’est impliqué dans plusieurs causes caritatives, dans la promotion des droits de l’homme etc. Il a créé une fondation lui permettant d’intervenir pour aider à la solution de conflits internationaux et pour promouvoir la démocratie. Ses efforts lui ont valu le Prix Nobel de la Paix en 2002.
Son action sur le plan international n’est pas toujours bien perçue dans son propre pays. En particulier, Carter a condamné les deux guerres lancées contre l'Irak, en 1991 et 2003.
Voir aussi
Références
Liens externes
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1789 : Washington |
1841 : Tyler |
1877 : Hayes |
1913 : Wilson |
1969 : Nixon | |||
