Jean Valjean
Jean Valjean est un personnage du roman Les Misérables de Victor Hugo.
Biographie du personnage
Attention : Ce qui suit dévoile tout ou partie de l'œuvre !
Jean Valjean est un émondeur de Faverolles. Il est né en l'année 1769. Il a perdu ses parents quand il était jeune et sa sœur, Jeanne, l'a élevé. Valjean est d'une force herculéenne et il est très adroit au tir. A 26 ans, en 1795, un hiver très froid entraîne la famille Valjean dans une disette. Une nuit, le boulanger de la ville s'aperçoit que quelqu'un est en train de casser le carreau de sa boutique et de voler un pain. Il poursuit le voleur, qui s'avère être Jean Valjean.
En 1796, ayant 27 ans, celui-ci est condamné à cinq ans de bagne pour ce cambriolage. Sa chaîne est ferré le 22.4.1796 à Bicêtre. 27 jours plus tard, il arrive à Toulon. Au bagne, il sera le numéro 24601.
Au bout de quatre ans, il tente de s'enfuir, mais on le capture deux jours plus tard. Il est condamné à trois ans de plus. Lors de la deuxième tentative d'évasion il essaie de résister, en conséquence de quoi Jean est condamné à cinq ans de plus au bagne. Il essaye encore deux fois de s'évader, dans sa dixième et sa treizième année, mais n'arrive pas à consommer sa fuite et reçoit les deux fois une prolongation de peine de trois ans. Après dix-neuf ans d'emprisonnement, il est enfin libéré, dans les premiers jours d'octobre 1815.
Toutefois, il lui est donné un passeport jaune, qui le discrédite aux yeux des autres. Ainsi, il n'est payé que la moitié quand il travaille, et on l'expulse des auberge où il veut passer la nuit. Quatre jours après sa libération, il s'arrête à Digne. Là, seul l'évêque accepte de lui donner un repas et un lit. Valjean le remercie mais cède à la tentation en lui volant son argenterie. Le lendemain matin, des gendarmes le capturent et le conduisent chez l'évêque. Mais celui-ci, pour sauver Valjean, dont il connaît l'identité, ment et fait croire que le couvert était un cadeau, lui donnant ainsi deux chandeliers d'argent. On relâche donc Valjean à qui l'évêque demande de devenir un homme honnête. Mais Valjean ne peut résister et vole quarante sous à un Savoyard. Quand il comprend vraiment ce qu'il a fait, il est désespéré. C'est donc son dernier larcin, et il décide de devenir un homme honnête.
Vers la fin de la même année (1815), un homme arrive à Montreuil-sur-Mer. Il sauve deux enfants d'un incendie et devient très respecté dans la cité. Cet homme, qui s'appelle Monsieur Madeleine (et devient même maire par la suite) n'est autre que Jean Valjean. Mais l'inspecteur de Montreuil, Javert, qui ne cesse de le poursuivre, finit par le reconnaître. Ses soupçons se sont encore aggravés, quand il voit M. Madeleine relever une charrette, qui s'était renversée sur son propriétaire, M. Fauchelevent. Javert croit reconnaître le forçat, d'après Javert, le seul capable de faire une chose pareille. Fauchelevent est soigné à l'hôpital et devient jardinier au Petit-Picpus, un couvent de femmes à Paris. Mais Javert a commencé à vraiment soupçonner Madeleine d'être Valjean
Il dénonce Jean Valjean, mais doit faire face à l'incrédulité générale, car tout le monde pense que Jean Valjean a déjà été arrêté auparavant. Javert parle de cette affaire avec Valjean, qui décide de se dénoncer, parce qu'il ne supporte pas l'idée qu'un homme innocent soit emprisonné par sa faute. Javert veut alors l'arrêter, mais Valjean lui demande trois jours pour aller chercher Cosette, la fille d'une pauvre femme, nommée Fantine, une fille publique, qu'il a sauvé de la prison quelques semaines avant. Javert, étranger à tout humanisme, tente de l'arrêter, mais Valjean s'enfuit. Trois ou quatre jours plus tard, après qu'il eut réussi à cacher sa fortune de 630000 francs, il est capturé puis condamné d'abord à la mort, puis gracié au bagne à perpétuité, Deux mois plus tard, le 16 novembre 1823, travaillant sur le vaisseau l'Orion, après avoir sauvé un matelot, il se jette à la mer et s'enfuit de nouveau. Comme on ne retrouve pas son corps, on le croit mort et ne le cherche pas.
Valjean va alors chercher Cosette, qui vit encore chez les Thénardier, qui ont une auberge à Montfermeil. Ils s'installent à Paris, vivent cachés, mais Cosette ne sait rien de son identité. Mais Javert, qu'on a appelé à Paris pour aider de retrouver Valjean après sa fuite de Montreuil-sur-Mer, le reconnaît par hasard et le suit. Valjean, entendant les pas de Javert dans l'escalier, prend peur et s'enfuit le soir même avec Cosette. Javert les poursuit, il croit de tenir Jean Valjean, qui a fait la faute de s'enfuir dans un cul-de-sac. Mais Valjean réussit à escalader le mûr, qui lui bloque son chemin, avec Cosette. Javert ne le retrouve pas. Derrière le mûr, il y a un couvent de femmes et Valjean y retrouve Fauchelevent. Celui-ci le fait passer pour son frère et ainsi, Jean Valjean obtient la permission de travailler lui aussi comme jardinier au couvent, sous le nom d'Ultime Fauchelevent, pendant que Cosette attend l'école du couvent. Ils ne quittent le couvent que lorsque le vieux Fauchelevent meurt. Cosette a 15 ans. Jean Valjean achète plusieurs maisons pour pouvoir changer de maison, quand il se sent poursuivi.
Quand Cosette a 17 ans, elle tombe amoureuse du jeune révolutionnaire Marius, qu'elle a rencontré pendant sa promenade quotidienne au jardin de Luxembourg. Pendant que Cosette et Valjean s'éloignent, car Cosette ne pense plus qu'à Marius, il y a plusieurs évènements: Le novembre 1831, pendant une autre promenade, Cosette et Valjean deviennent témoins d'une scène horrible : Le transport des forçats vers Toulon, enchaînés par le cou. Valjean, effrayé et pétrifié, n'arrive pas à répondre aux questions de Cosette, il l'entend dire seulement, qu'elle mourra de peur, si un de ces hommes croise son chemin. Quelques mois après, Thénardier, qui est venu à Paris, reconnaît dans le « monsieur bienfaisant de l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas » l'homme, qui était venu chercher Cosette, et il prépare un guet-apens pour forcer Valjean à lui donner de l'argent. Valjean peut s'en tirer quand la police vient et personne ne le regarde. Pendant tout ce temps, Valjean devient encore craintif et veut encore déménager. Cette fois pour l'Angleterre. C'est le même soir, qu'il se rend vraiment compte de l'amour de Cosette. Il lit les traces d'une lettre qu'elle a écrit à Marius, qu'elle a laissé sur un buvard.
Valjean, d'abord jaloux, vient à la barricade pour sauver Marius. Il s'y rend utile, sans faire mal à personne. Grâce à son adresse au tir, il réussit à procurer un matelas et à écarter deux surveillants. Aussi il sauve la vie de Javert, qui se trouvait sur la barricade comme espion, mais qui a été identifié, en faisant croire qu'il l'avait tué. Marius est blessé pendant la bataille et Valjean le sauve en l'emmenant par les égouts. Là, il rencontre Thénardier, qui vole sans être vu un morceau du manteau de Marius. Valjean s'en va. Mais Javert, qui avait déjà repris sa piste, l'attend à la sortie pour l'arrêter. Valjean lui demande de le laisser emporter Marius chez son grand-père et Javert le laisse. Valjean lui demande encore de pouvoir dire au revoir à Cosette, à quoi Javert consent. Quand ils arrivent chez Valjean, Javert, obnubilé par sa tâche, se rend compte qu'il se voit pris entre deux crimes : Le crime de laisser échapper Valjean et le crime de l'arrêter. Il s'en va, mais se tue de désespoir en sautant dans la Seine.
Valjean, qui veut rendre Cosette heureux, reste à Paris, pour qu'elle puisse épouser Marius. Le soir de leurs noces, Valjean se rend compte, qu'il ne peut pas continuer de vivre ainsi et il décide à dire la vérité à Marius. Celui ne veut plus de contact avec Valjean.
Un jour, Thénardier arrive. Il veut vendre un secret à Marius. Après son explication, Marius comprend que Valjean n'est pas un voleur et un assassin, comme il l'a cru, mais son sauveur. Lui et Cosette vont chez Valjean, mais celui-ci, souffrant de sa séparation de Cosette, est en train de mourir. Il retrouve le sourire quand il voit que Marius lui a pardonné et que Cosette est venue le voir. Mais Marius et Cosette sont arrivés trop tard : Jean Valjean meurt.
Le dernier chapitre du livre nous raconte, qu'au Père Lachaise, il y a un tombeau, loin de tous les autres, qui ne porte pas de nom. Seulement quelqu'un a écrit ces quatre lignes sur la pierre :
"Il dort. Quoique le sort fût pour lui bien étrange,
Il vivait. Il mourut quand il n'avait plus son ange;
La chose simplement d'elle-même arriva,
Comme la nuit se fait lorsque le jour s'en va."
Le vrai modèle du personnage
Victor Hugo n'a pas totalement inventé le personnage. Il s'est largement inspiré d'un personnage réél: il s'appelait Pierre Maurin et fut condamné en 1801 à cinq années de bagne pour vol d'un pain, qu'il avait volé pour nourrir les sept enfants affamés de sa sœur... «Puis, tout en sanglotant, il élevait sa main droite et l'abaissait graduellement sept fois, et par ce geste on devinait que la chose quelconque qu'il avait faite, il l'avait faite pour vêtir et nourrir sept petits enfants» (Partie 1 (Fantine),Livre 2 (La chute), chap. 6 (Jean Valjean)). Dans le roman, Jean Valjean ne fait pas cinq ans de bagne mais dix-neuf ans, par le jeu des différentes prolongations de peine pour tentatives d'évasion.
Aussi, le sauvetage du matelot dans le chapitre 3 (Qu'il fallait wue la chaîne de la manille aût subi un certail travail préparatoire pour être ainsi brisée d'un seul coup de marteau) du livre 2 (Le vaisseau l'Orion) de la partie 2 (Cosette), n'est pas inventé. Hugo se réfère à un récit d'un sauvetage d'un matelot par un forçat, qu'il a reçu, qui est écrit dans presque les mêmes paroles qu'utilise Hugo. Seulement, le forçat ne s'était pas évadé.
Le personnage dans les Misérables
Jean Valjean est le personnage central qui lie différentes histoires du cycle des Misérables. Son profil psychologique évolue au fil du temps, constituant la preuve de la bonté universelle des hommes, que Victor Hugo cherche à démontrer. Ainsi, tous les hommes sont égaux, selon l'idéal républicain qu'Hugo cherche à faire passer.
