Jean-Pierre Rosnay
Né dans la banlieue de Lyon en 1926, il entre dans les maquis de la Résistance contre le nazisme à l'âge de 15 ans et demi (il combat en Haute Savoie, au Mont Mouchet, dans le Vercors, et après son arrestation à Lyon, s'évade des geôles de Klaus Barbie). Il fonde après la guerre le mouvement poétique des Jarivistes (JAR) auquel participèrent entre autres son beau-frère Georges Moustaki, Guy Bedos, Georges Brassens, etc, et qui défraye la chronique en organisant des « scandales poétiques » (enlèvement de Julien Gracq, enterrement de l'Existentialisme), dans la lignée des Surréalistes à l'égard de qui il prend pourtant des distances en affirmant renouer avec une tradition poétique qui fait rimer le cœur avec la raison. Après Robert Desnos, avec Philippe Soupault et André Frédérique, il est un des précurseurs d'une poésie qui prend à contrepied le mythe du poète maudit et prétend trouver son public, en ne négligeant pas d'utiliser pour cela les nouveaux médias : il réalise des émissions poétiques à la télévision et à la radio, intitulées « Le Club des Poètes ». C'est aussi le nom qu'il donne en 1961 à son cabaret où, avec sa muse et épouse, Tsou, il organise depuis lors des rencontres avec des poètes et des spectacles poétiques.
Bibliographie
- La foire aux ludions (JAR éd.)
- Les cheveux dans les yeux (JAR)
- Coup de tête (JAR)
- Le treizième apôtre (Gallimard)
- Comme un bateau prend la mer (Gallimard)
- Les diagonales (Gallimard)
- Fragment et Relief (Club des Poètes)
- Danger Falaise Instable (Club des Poètes)
