Jean-Pierre Raffarin
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Jean-Pierre Raffarin est un homme politique français, né le 3 août 1948 à Poitiers. Il fut Premier ministre français du 6 mai 2002 au 31 mai 2005.
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Biographie
Débuts
Né le 3 août 1948 à Poitiers, il est le fils de Jean Raffarin, qui fut secrétaire d'État à l'agriculture du gouvernement Pierre Mendès France en 1954.
Il étudie au lycée Henri IV de Poitiers, puis part à Paris étudier le droit à l'université Assas. Il est ensuite diplômé de l'École supérieure de commerce de Paris, promotion 1972 (la même que Michel Barnier). Il effectue un stage pendant près d'une année, dans le cadre de sa scolarité dans la savonnerie Fébor dans l'Eure.
Contrairement à beaucoup d'hommes politiques, il effectue une partie importante de sa carrière dans le privé. Il est membre de la direction marketing des cafés Jacques Vabre de 1973 à 1976, tandis qu'il est le secrétaire général des Jeunes giscardiens.
De 1976 à 1981, il est salarié de l'ANPE (Agence nationale pour l'emploi) et cumule les émoluments de conseiller technique au cabinet de Lionel Stoléru.
En 1978, suite à la démission de son père, il devient président de la société anonyme de crédit immobilier rural de la Vienne (fondée en 1956 par Jean Raffarin). Cette structure est affiliée au Crédit immobilier de France. Il fructifie cet héritage tout au long des années 80, et devient de fusion en fusion avec d'autres sociétés de crédit immobilier, président du Crédit immobilier de Poitou-Charentes, puis du Credit immobilier de France Centre-Ouest.
De 1979 à 1988, il est maître de conférence à l'Institut d'études politiques de Paris tout en étant conseiller technique du ministre du Travail, Lionel Stoleru. Il est ensuite, de 1981 à 1988, directeur général de Bernard Krief Communication avant de devenir délégué général de l'Institut Euro-92. Il est maître de conférences à l'Institut d'études politiques jusqu'en 1986.
Carrière politique
Il est membre des Jeunes giscardiens, et secrétaire général du GSL (Génération sociale et libérale), qui se fond dans le Parti Républicain en 1977. Sa carrière politique est principalement locale et liée à l'Union pour la démocratie française (il devient secrétaire national du Parti Républicain) : conseiller municipal de Poitiers à partir de 1977, il est élu en 1988 conseiller régional de la région Poitou-Charentes puis président du Conseil régional. En 1989, il est élu député européen. Il quitte le conseil municipal de Poitiers pour devenir adjoint au maire de Chasseneuil-du-Poitou (commune où se trouve le Futuroscope) en 1995.
Cette même année, il est élu sénateur de la Vienne et est nommé ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce et de l’Artisanat par Alain Juppé. Il est surtout connu à cette époque pour son action en faveur de la protection des artisans boulangers. On lui ajoute le poste de ministre pour les Professions libérales en 1996. Il perd ses postes lors de la défaite de la droite en 1997. Il lance le club Giscardisme et modernité en 1997, après la victoire de la gauche.
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Jean-Pierre Raffarin devient alors Vice-président de Démocratie libérale, derrière Alain Madelin. Il est l'un des artisans de la création de l'Union pour une majorité présidentielle qui voit la fusion de différents partis de la droite. Faisant partie du petit groupe ayant promu ce nouveau parti, il voit sa notoriété grandir.
Premier Ministre
En 2002, Jacques Chirac hésite entre lui et Nicolas Sarkozy comme Premier ministre. Le très faible score de Jean-Marie Le Pen au second tour l'incite à choisir, le 6 mai, Jean-Pierre Raffarin, jugé moins à droite que le maire de Neuilly.
Il commence par gouverner par ordonnances, avant d'obtenir une large majorité UMP pour le soutenir lors des élections législatives. Sa ligne de conduite politique, marquée d'un style personnel en matière de communication, s'attache aux réformes avec une certaine fermeté, et, selon ses adversaires, empreinte de néolibéralisme. En 2003, il conduit la réforme des retraites, celle de la décentralisation et de l'assurance maladie, en dépit de plusieurs grèves et manifestations. Son médiatique ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, lui fait de l'ombre et l'importance prise par celui-ci, comme le grand investissement du président de la République dans les affaires de l'État, réduisent son champ d'action. L'importante baisse de sa popularité, un temps stable et élevée, comme la cinglante défaite aux élections régionales (sa région, comme toutes les autres à l'exception de l'Alsace et de la Corse, passe à gauche) sont interprétées comme dues à une politique sociale insuffisante. Un remaniement ministériel dans ce sens à lieu, offrant à Nicolas Sarkozy le ministère des Finances et à Jean-Louis Borloo le ministère des Affaires sociales. Jean-Pierre Raffarin est alors écartelé entre la politique de ce dernier (en particulier sa politique de construction de HLM) soutenue par Jacques Chirac et la volonté de Nicolas Sarkozy de gérer les finances « en bon père de famille », avant que celui-ci ne quitte le gouvernement pour prendre la présidence de l'UMP. Depuis des mois, les rumeurs de départ du Premier ministre se succèdent, Dominique de Villepin ne se gênant pas pour montrer qu'il est candidat pour le remplacer. La victoire du "non" au référendum sur le projet de traité constitutionnel du 29 mai 2005, est fatale à Jean Pierre Raffarin. En effet celui-ci présente sa démission au Président Jacques Chirac, le 31 mai, et est aussitôt remplacé par Dominique de Villepin.
Il est marié à Anne-Marie Perrier (née en 1952 à Chamalières) et père d'une fille, Fleur. Il est fan de Johnny Halliday, de Lorie et du groupe Les Wampas qui lui ont dédié une chanson.
Parcours
- Lycée Henri IV de Poitiers.
- Faculté de droit de Paris II Panthéon-Assas.
- Diplômé de l'École supérieure de commerce de Paris.
- De 1973 - 1976, membre de la direction marketing des Cafés Jacques Vabre.
- De 1976 - 1981, conseiller technique au cabinet du ministre du Travail Lionel Stoléru.
- De 1979 - 1988, maître de conférence à l'Institut d'études politiques de Paris.
- De 1981 - 1988, directeur général de Bernard Krief Communication.
- De 1988 - 1989, délégué général à l'Institut Euro-92.
Carrière élective locale
- De 1977 - 1995, conseiller municipal de Poitiers.
- De 1988 - 2002, conseiller régional puis président du conseil régional de Poitou-Charentes depuis 1988.
- De 1995 - 2001, adjoint au maire de Chasseneuil-du-Poitou.
Carrière militante
- De 1989 - 1995, secrétaire national du Parti républicain chargé des élus locaux.
- De 1995 - 1997, secrétaire général de l'Union pour la démocratie française (UDF).
- De 1995 - 1997, délégué général adjoint du Parti populaire pour la démocratie française.
- Depuis 1997, vice-président de Démocratie libérale.
Carrière parlementaire
- En 1989, parlementaire européen sur la liste d'union RPR-UDF
- De 1995 - 2002, sénateur de la Vienne.
Carrière ministérielle
- De 1995 - 1997, ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce et de l'Artisanat.
- Premier ministre du 6 mai 2002 au 31 mai 2005
- Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (1) du 7 mai 2002 au 17 juin 2002
- Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (2) du 17 juin 2002 au 31 mars 2004
- Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (3) du 31 mars 2004 au 31 mai 2005
Ouvrages
- 1977 : La Vie en jaune, 7 jeunes giscardiens en Chine Populaire, Stock.
- 1983 : La Publicité, nerf de la communication
- 1986 : L'Avenir a ses racines
- 1988 : 92, nous sommes tous des régionaux ISBN 2905282312
- 1992 : Pour une morale de l'action
- 1994 : Le Livre de l'Atlantique ISBN 2950857701
- 2001 : Notre contrat pour l'alternance, coécrit avec Dominique Perben, Jacques Barrot et Michel Barnier ISBN 2259195792
- 2002 : Pour une nouvelle gouvernance ISBN 2841873358
- 2005 : La France d'en bas et la France d'en haut ISBN 273878683
Citations
La presse satirique a inventé le terme « raffarinade » pour désigner certaines expressions du premier ministre comme :
- « La France d'en bas » et « la France d'en haut »
- « La route est droite, mais la pente est forte »
- « L'humanisme est aussi un féminisme »
- « On n'est égaux ni par la couleur de peau, ni par les origines sociales, ni par la taille, ni par la rondeur de l'estomac. On est égaux par ce bout de dignité qui prend sa source dans la liberté »
- « L'avenir est une suite de quotidiens »
- « Si on annonce tout à l'avance, on est bloqué. On tire le canard en vol après l'avoir incité à décoller »
- « Gilbert Bécaud qui avait une maison près de Poitiers comme moi. Si je suis sur une scène, je peux dire, les yeux fermés où sont les hommes, où sont les femmes. Je peux dire qui applaudit ou pas »
- « L'homme doit rester l'origine de notre pensée et non l'objet de la société »
- « Savoir se vaincre dans la victoire, c'est être deux fois vainqueur »
- « La confiance est une exigence. L'expérience est une qualité. Et la surprise, un atout »
- « L'eau tiède n'est ni chaude, ni froide »
- « Win the yes needs the no to win against the no »
- « Il y a une jeune chanteuse qui n'est pas tout à fait de ma génération mais qui parle aujourd'hui de positive attitude. Je vous recommande la positive attitude » ... « les syndicats aujourd'hui sont d'accord pour l'union du non mais ils ne sont pas d'accord pour une union du oui. Ils ont une négative attitude. Ils n'ont pas une positive proposition »
Voir aussi
Lien externe
| Précédé par Lionel Jospin | Premier ministre de la France | Suivi par Dominique de Villepin |
