Jean-Pierre de Montalivet
Jean-Pierre Bachasson, comte de Montalivet (Sarreguemines 1766 - Pouilly-sur-Loire 1823), Homme d'État français et Pair de France
Fils d'un père maréchal de camp, commandant d'arme de la place de Sarreguemines, par tradition familiale, il se destine à la carrière des armes et entre comme cadet gentilhomme au régiment des hussards de Nassau. En 1779, il sollicite un congé pour suivre des études de droit à l'université de Valence. Conseiller au parlement de Grenoble de 1785 à 1790, il rencontre lors de ses séjours à Valence, un jeune officier Bonaparte, et les deux jeunes hommes se lient d'amitié, ce dont Napoléon saura se souvenir plus tard.
Lors de la Journée des Tuiles de 1788, il fait partie des conseillers rebelles et se voit exilé dans sa terre de Montalivet. Les idées de la révolution avançant, il prend fait et cause pour celles-ci, mais doit néanmoins s'engager dans l’Armée d’Italie pour fuir la Terreur. Revenu à Valence, il est élu maire en 1795, et gagne l'estime de ses concitoyens. Le Directoire le fait commissaire ordonnateur pour la Drôme. Après le 18 Brumaire, Bonaparte, Premier Consul, le nomme en avril 1801 préfet de la Manche puis, trois ans plus tard, préfet de Seine-et-Oise. Conseiller d'État, il est directeur de la Légion d'honneur, et est nommé le 5 mai 1806 à la direction générale des Ponts et Chaussées. Appelé le 1er octobre 1809 à devenir ministre de l'Intérieur, il gère une France alors au maximum de ses dimensions territoriales. Il seconde bien les idées de l'Empereur sur le développement des voies de communication, la construction des ponts et l'aménagement des ports. Il s'occupe également de l'embellissement de Paris (Arc de Triomphe, Bourse,…) en développant le réseau des égouts et créant de nombreuses fontaines publiques.
En mars 1814, il suit l'Impératrice avec le gouvernement jusqu'à Blois et se retire sur ses terres. Pendant les Cent-Jours, il est nommé intendant général de la couronne et pair de France. Lors de la deuxième Restauration, il revient dans la vie privée. Rayé de la chambre des pairs, il est réintégré en 1819 et y siège jusqu'à sa mort le 22 janvier 1823 au château de Lagrange-Montalivet (Cher).
Las Cases, dans son Mémorial, le cite comme « Honnête homme, qui est demeuré, je crois, toujours attaché. »
Il est père de Camille, comte de Montalivet qui fut ministre de l'Intérieur de Louis-Philippe Ier.
La rue Montalivet, située dans le 8e arrondissement à Paris, la Place Montalivet à Valence où se dresse sa statue, le Cours Montalivet à Caen, la rue du comte de Montalivet à Sarreguemines, la station balnéaire de Montalivet-les-Bains en Gironde et les îles Montalivet en Australie Occidentale lui rendent hommage.
