Jean Eugène Robert-Houdin
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lettre i
Jean Eugène Robert-Houdin (1805-1871) fut le plus célèbre magicien français du XIXe siècle, le rénovateur de l'Art Magique. Né Robert, il allia plus tard à son patronyme le nom de sa femme, pour devenir Robert-Houdin.
Il naît à Blois le 7 décembre 1805. Après des études au collège d'Orléans il apprend la mécanique horlogère et découvre l'art de la prestidigitation pour lequel il se passionne.
Il quitte sa ville natale pour s'installer à Paris. Il s'y marie en 1830. Pour vivre, il répare des automates tout en donnant des séances privées de prestidigitation.
Il répare entre autre le Componium, ancêtre des robots musicaux. Ce travail lui apporte une notoriété certaine et, devenu horloger reconnu, il travaille pour la Maison Destouche. Il dépose en 1837 son premier brevet : un « réveil briquet ». Puis il crée des pendules mystérieuses dont le mécanisme est invisible et enfin ses propres automates. Son « ecrivain dessinateur », clou de l'Exposition de 1844 est acheté par le célèbre Barnum et lui ouvre les portes du marchand Alphonse Giroud pour qui il fabrique différents automates. Remarié aprés la mort de sa première femme, il va entamer sa carrière de prestidigitateur. Un collectionneur, devenu son ami, le comte de l'Escalopier lui avance la somme nécessaire pour ouvrir un théâtre de magie à Paris. Le 3 juillet 1845 a lieu la première des soirées Fantastiques de Robert-Houdin rue de Valois au Palais-Royal. C'est le succès immédiat. Il y présente des automates magiques comme l'Oranger ou le Trapéziste et des expériences inédites comme la Bouteille inépuisable ou la Suspension éthéréenne dont la conception et l'exécution envoient aux oubliettes le répertoire désormais désuet de ses prédécesseurs.
En quelques années Robert-Houdin fait fortune, il laisse son Théâtre qui entre temps s'est installé boulevard des Italiens, à son beau frère Hamilton.Robert-Houdin retourne vivre à Blois dans une propriété « Le Prieuré » dont il truque le jardin grâce a des commandes électromécaniques et des appareils qu'il a inventés pour surprendre ses visiteurs.
Il s'intéresse à tout ce qui touche aux sciences, il dépose de nombreux brevets. On lui doit les appareils permettant de mesurer les « touches » des escrimeurs, le taximètre, des appareils électromécaniques de contrôle à distance, certains instruments d'ophtalmologie.
Parallèlement il publie ses mémoires et révèle ses procédés. Il publie aussi des articles pour La Grande Encyclopédie Larousse.
Le colonel de Neveu, adjoint du Genéral Randon le tire de sa semi-retraite pour aller faire une tournée en Algérie entre octobre et novembre 1856. Par ses tours il ridiculise les Marabouts et assoit l'influence de la France dans le début de la colonisation algérienne .
Éprouvé par le décès d'un de ses fils tué pendant la guerre de 1870, il s'éteindra à Blois en 1871.
