Jean Daniel

Jean Daniel, est un journaliste français, né le 21 juillet 1920 à Blida (Algérie).

Élevé dans une famille juive, il est le onzième et dernier enfant de Jules Bensaïd, qui s'était élevé socialement de modeste ouvrier, à celle de négociant aisé en minoterie.

Il commença son parcours universitaire en Algérie, mais le termina à Paris où, s'y étant fixé, Il obtint une licence de philosophie à la sorbonne.

Engagé dans les Forces françaises libres, il fut sergent-chef dans la division Leclerc, participant aux campagnes de Normandie, de Paris et d'Alsace et y gagnant la Croix de guerre.

Il fut brièvement membre d'un cabinet ministériel en 1946.

Il fonda et anima la revue culturelleCaliban parrainée par Albert Camus.

Il se tourna ensuite vers l'enseignement, à Paris jusqu'en 1952, puis à Oran à partir de cette date.

En 1953, il publia un roman intitulé l'Erreur.

Peu après, à la suite de son entrée à la Société générale de presse, il choisit de se consacrer exclusivement au journalisme. Son premier article parut dans l'Express le 1er novembre 1954, jour du déclenchement de la Guerre d'Algérie, sans qu'il y ait lien de cause à effet, bien que Jean Daniel ait déjà manifesté depuis quelque temps l'option d'un soutien à des négocations avec le FLN, ce qui devait plus tard l'éloigner de son ami Albert Camus.

Il fut également, de 1957 à 1962, correspondant de presse de l'hebdomadaire américain The New Republic.

Ses articles « peu favorables » à la cause de l'Algérie française lui valurent d'être un temps catalogué comme « fonctionnaire secret du FLN » et occasionnèrent la saisie de l'Express à plusieurs reprises. Ils lui valurent également deux inculpations pour atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'État.

Il refusa de signer l'Appel des 121, qui jugeait « justifié le refus de prendre les armes contre le peuple algérien » et « la conduite des Français qui estiment de leur devoir d'apporter aide et protection aux Algériens opprimés au nom du peuple français » car cet appel ne comportait aucune disposition protégeant les français d'Algérie.

Lorsque la politique du général de Gaulle, revenu au pouvoir après le 13 mai 1958, prit, sans le dire expressément, le virage favorable à l'indépendance algérienne, Jean Daniel se rangea résolument parmi les soutiens du président français.

Se rendant en reportage à Bizerte (Tunisie), il y fut grièvement blessé à la jambe lors du bombardement du 20 juillet 1961.

Il collabora un temps à la rédaction du Monde avant d'accompagner Claude Perdriel et Gilles Martinet lors de la mutation de France-Observateur en Nouvel Observateur.

Co-fondateur du Nouvel Observateur, il prit le titre de directeur de la rédaction en 1965 puis de directeur en 1978.

Il a été un temps membre du conseil supérieur de l'Agence France-Presse (AFP) , membre du Conseil d'Administration du Grand Louvre, et membre du Comité Consultatif National d'Ethique.

Œuvres

See also: Jean Daniel, 13 mai, 1920, 1946, 1952, 1953, 1954, 1957, 1958