Jean-Baptiste Colbert

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Jean-Baptiste Colbert

Jean-Baptiste Colbert (29 août 1619, Reims - 6 septembre 1683, Paris)

Il est le fils d'un négociant textile de la région de Reims.

Il fit ses premières « armes » au service du roi comme commissaire ordinaire des guerres (charge qu'il avait achetée). Cette charge le mit en relation avec Michel Le Tellier, alors secrétaire d'État à la guerre.

En 1651, il entre au service du cardinal Mazarin qui lui confie la gestion de sa fortune, l'une des plus importantes du royaume. Avant sa mort, le 10 mars 1661 le cardinal suggère au roi de prendre Colbert à son service. Depuis plusieurs années il dénonçait les pratiques de Nicolas Fouquet, le surintendant des finances, il parvient à obtenir sa disgrâce. Fouquet est arrêté à Nantes le 15 septembre 1661 et Colbert lui succède à la tête de l'administration des finances d'abord en tant qu'intendant des finances puis comme contrôleur général.

En plus de sa charge de contrôleur général qui reste sa fonction essentielle, il est également secrétaire d'État à la maison du roi. Convaincu de l'importance essentielle du commerce dans l'économie, il obtient du roi la création d'un secrétariat d'État à la marineen 1669 dont il est le premier titulaire. Comme surintendant des bâtiments, arts et manufactures, il dirige également la production artistique destinée à l'aménagement des palais royaux, dont Versailles. Il est élu en 1667 à l'Académie française. D'abord cassant et peu disert, vêtu de noir, au service de l'État dès 5 heures du matin, il fut alors surnommé « Le Nord » par Madame de Sévigné.

Sa politique fut de donner son indépendance économique et financière à la France, avoir une balance commerciale excédentaire et accroître le produit des impôts.

Il est à l'origine de bon nombre de manufactures lui permettant de copier les productions des États voisins pour se rendre indépendant de leurs fournitures. Il n'hésite pas à débaucher des ouvriers étrangers pour initier ces manufactures. Il utilisa fréquemment l'octroi de monopoles.

En mars 1667, Gabriel Nicolas de la Reynie est nommé par Colbert au poste de lieutenant de police. Il devient ainsi le premier «flic» de France, imposant son autorité à la maréchaussée et aux hommes du guet.

Il favorise également la recherche en créant l'Académie des Sciences (1666), l'Académie d'Architecture (1671).

Il développera les infrastructures favorisant les échanges commerciaux : canaux, routes royales. Il fit planter la forêt des Landes pour la construction navale. Il fait venir des villes hanséatiques des artisans, constructeurs, cordiers, d'installer des chantiers ou arsenaux de construction navale dans les ports principaux du royaume. S'il veut assurer le recrutement des équipages, il n'a pas recours, comme l'Angleterre l'a adoptée, à la presse, ou enrôlement forcé des matelots de la marine marchande, mais à un nouveau procédé appelé l'inscription maritime. Par contre pour les galères il demande aux juges de condamner autant que possible y compris lorsque le délit est d'etre un marginal (délit de "vagadondage").

Il institua des compagnies commerciales  : Compagnie des Indes Orientales (Océan indien), Compagnie des Indes Occidentales (Amériques), Compagnie du Levant (Méditerrannée et Empire ottoman) et Compagnie du Sénégal (Afrique). Il est aussi à l'origine de la création de comptoirs : Pondichéry (1670) et de ce qui sera le début du peuplement en Nouvelle-France (Québec).

Il meurt le 6 septembre 1683 laissant Claude Le Peletier lui succèder au poste de contrôleur général des finances.

Sa devise : « Pro rege, saepe, pro patria semper » (« Pour le roi souvent, pour la patrie toujours »).

Il laisse une image d'excellent gestionnaire même si ses résultats restent finalement assez médiocres principalement en raison des grandes dépenses guerrières de Louis XIV.

Son nom donna le terme de colbertisme qui souligne la part plus importante d'intervention de l'État dans l'économie en comparaison avec les autres pays d'Occident .



Précédé par
Nicolas Fouquet
surintendant
contrôleur général des finances Suivi par
Claude Le Peletier
Henri de Guénégaud secrétaire d'État à la maison du roi Jean-Baptiste Colbert de Seignelay
nouvelle création secrétaire d'État à la marine Jean-Baptiste Colbert de Seignelay
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See also: Jean-Baptiste Colbert, 10 mars, 15 septembre, 1619, 1651