Jean-Andoche Junot, duc d'Abrantès

Il étudiait à Paris quand commença la révolution française. Comme sergent il rencontra Napoléon Bonaparte à Toulon en 1793 et devint son aide lorsque recopiant les ordres, un boulet atterrit à proximité, l'éclaboussant de terre. Junot se contente de remarquer : « Bon ! Je n'aurai pas besoin de sable pour sécher l'encre ».

Il fut blessé grièvement à Lonato pendant la campagne d'Italie ce qui lui aurait changé le caractère le rendant irritable. Blessé dans un duel pendant la campagne d'Égypte il est capturé alors qu'il revient en France comme invalide. Il est nommé ambassadeur au Portugal mais participe à la bataille d'Austerlitz. Il est fait commandant de Paris mais son train de vie fastueux et ses écarts de conduite le font relever.

Il commande l'invasion du Portugal en 1807 en partant de Salamanque en novembre il capture Lisbonne au début de décembre. Il est fait duc d'Abrantès et gouverneur du Portugal. Mais quand les Britanniques arrivent en août 1808 il est battu à la bataille de Vimeiro et isolé ; seul la signature de l'avantageuse convention de Cintra lui permit d'éviter la capture, et retournant en France en octobre la cour martiale. Il retourna dans la péninsule ibérique en 1810 dans l'armée sous André Masséna et fut gravement blessé.

Ensuite il participa à toutes les batailles qu'il pouvait pour essayer d'obtenir le baton de maréchal ; il fut blâmé pour avoir permis à l'armée russe de faire retraite après la bataille de Smolensk mais à la Bataille de la Moskowa il commanda le 8e corps avec compétence.

En 1813, il fut fait gouverneur d'Illyrie mais se suicida en se jettant par la fenêtre.

See also: Jean-Andoche Junot, duc d'Abrantès, 1771, 1813, 23 octobre, 29 juillet, André Masséna, Bataille d'Austerlitz, Bataille de la Moskowa, France, Illyrie