James Cook
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James Cook (27 octobre 1728, Marton Yorkshire Angleterre - 14 février 1779, Hawaii) était navigateur et explorateur anglais.
Il découvrit, notamment, la Nouvelle-Calédonie le 4 septembre 1774, ainsi que les îles Sandwich (Hawaii).
James Cook n'était pas seulement un grand navigateur, mais aussi un véritable explorateur qui s'intéressait sincèrement aux peuples qu'il rencontrait s'efforçant de comprendre leur mode de vie et d'établir des relations amicales avec eux.
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Biographie
Voyages
Première expédition
De 1768 à 1771, James Cook explore l'océan Pacifique sud avec pour ordres principaux, l'observation du transit de Vénus de 1769 et la recherche d'un hypothétique continent austral. Ce continent se serait trouvé d'après les savants dans les hautes lattitudes au sud de cet océan. Cook ne le découvrit pas, d'ailleurs il était sceptique sur son existence ; d'ailleurs, dans son journal, il confronte ses explorations avec les connaissances rapportées par les explorateurs précédents.
Au cours de cette expédition, en 1769, il séjourna à Tahiti et les îles de la Société. Puis, il explora les mers au sud de Tahiti, puis mit le cap à l'ouest faute d'avoir découvert le mythique continent austral. Il fit la découverte de la Nouvelle-Zélande, puis compléta les connaissances d'explorations précédentes sur la Nouvelle-Hollande (aujourd'hui connue sous le nom d'Australie) depuis la Nouvelle-Galles du Sud jusqu'à la Grande Barrière de corail qui mit en péril son navire. En septembre 1770, il fait réparer son navire à Batavia dans les Indes néerlandaises, avant de regagner l'Angleterre.
Ce voyage lui permit de tirer nombre d'enseignement sur la navigation d'exploration:
- Il mit en application les conseils de médecins pour lutter contre le scorbut. La majorité des morts dans son équipage l'ayant été de dysenterie au cours du séjour à Batavia.
- Après l'épisode de la Grande Barrière de corail, il conseilla de ne pas explorer de nouveaux océans et mers avec un seul bateau.
Deuxième expédition
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De 1772 à 1775, James Cook reçut à nouveau pour mission avec deux navires d'explorer les parties les plus australes des océans afin de trouver un supposé continent. Ses équipages et lui virent seulement des icebergs, et s'approchèrent cependant de l'Antarctique sans le découvrir.
Faute de parvenir à trouver ce continent ou des îles découvertes par d'autres, Cook fit route vers les îles du Pacifique. Il se servit de la Nouvelle-Zélande et de Tahiti qu'il avait déjà explorées comme de bases de ravitaillement pour ses deux tours complets de la zone:
- juillet 1773 à septembre 1773 : de la Nouvelle-Zélande à Tahiti et retour via les îles de l'Amitié.
- décembre 1773 à septembre 1774 : exploration de l'océan Antarctique, puis séjour sur l'île de Pâques, et enfin retour aux îles de la Société et à la Nouvelle-Zélande.
En novembre 1774, il fait route vers l'est pour rentrer au Royaume-Uni tout en explorant l'Atlantique Sud.
Comme il l'annonçait dans son récit du premier voyage, Cook partit avec deux navires, même si rapidement en 1773, les deux sont définitivement séparés.
Il continue à utiliser les méthodes de prévention et de guérison du scorbut: ravitaillement régulier en fruits et viande fraîche, fabrication de bière au fur et à mesure et avec les moyens du moment. Cela a supposé la poursuite des bonnes relations entre l'équipage et les peuples rencontrés, notamment ceux des îles de la Société. Cependant, dans les relations du deuxième voyage, Cook semble parfois avoir une vision utilitariste des peuples rencontrés:
- il est déçu du peu de cochons échangés avec les Polynésiens, à cause d'une guerre.
- l'île de Pâques lui déplaît fortement car il n'y a presque pas de ressources; l'eau est tirée grâce à un puit filtrant l'eau de mer avec du sable.
Troisième expédition
De 1776 à 1779, avec le Discovery et le Resolution, James Cook decouvrit les îles Sandwich (Hawaii) et explora le détroit de Béring en quête d'une route au nord-est pour tenter de relier le Pacifique et l'Atlantique. Il mourut lors d'une escale dans les îles Hawaii où les indigènes qui l'avaient considéré comme un dieu, découvrirent qu'il n'était qu'un homme et attaquèrent l'expédition du navigateur.
Au cours de ce troisième voyage, Cook fit escale en Nouvelle-Zélande où plusieurs de ses hommes d'équipage furent pris et mangés par une tribu. Ensuite, il rallia les îles de la Société ([ou de l'Amitié, à vérifier]) où il rendit aux siens l'indigène qui avait accepté de le suivre en Angleterre.
Ensuite, il se dirigea vers le nord de l'océan pour la mission de trouver la route du nord-est dans l'océan Arctique. Il décrit dans son journal les tribus indiennes de l'île de Vancouver, des côtes de l'Alaska, des îles Aléoutiennes et des deux rives du détroit de Béring. Il échoua à trouver une voie à cause de la masse de glace présente même au mois d'août.
Explorant pour la deuxième fois les îles Sandwich, il a pris le risque d'abuser de l'hospitalité des peuples locaux à cause de séjours répétés. Le 14 février 1779, souhaitant prendre un chef en otage pour récupérer un des canots volés, Cook est tué dans une émeute entre les indigènes et ses hommes. Son équipage parvint à se faire remettre des parties de son corps, que les chefs locaux s'étaient partagées. Ses cendres furent jetées à la mer avec les honneurs militaires.
Le capitaine Clerke poursuit l'expédition : il profite de l'hospitalité d'un port russe de la Kamchatka, échoue également à trouver la route au nord-est du détroit de Béring. À la mort de Clerke en août 1779 de phtisie, le lieutenant Gore poursuit le retour par les côtes asiatiques, comme prévu par Cook, mais en décembre 1779, à l'escale à Macao et Canton, les journaux de bord sont confisqués à cause de la guerre d'indépendance des États-Unis. Gore parvient à en cacher un exemplaire. Les deux navires parvinrent en Angleterre le 4 octobre 1780.
Parmi les conseils et enseignements de ce voyage, Cook et ses officiers en second validèrent leurs idées sur l'alimentation pour éviter le scorbut, ainsi que l'usage d'« écorce du Pérou », un équivalent de la quinine.
Sources
- James Cook, Relations de voyages autour du monde, 1768-1779; choix, introduction et notes de Christopher Lloyd; traduction française par Gabrielle Rives, édition La Découverte, collection Poche Littérature et voyages, 1977, rééd., 1998. Le récit du troisième voyage est poursuivi par un extrait de celui du capitaine King du 17 janvier au 20 février (du contexte des relations avec les habitants jusqu'aux funérailles).
- John Robson, Captain Cook's World, 1re édition chez Random House, Nouvelle-Zélande, 2000 ; éd. britannique, Chatham Publishing, 2001. En anglais, cet atlas de cartes et plans reprend les voyages de Cook depuis sa jeunesse jusqu'aux explorations de l'océan Pacifique.
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