Jacques Roux
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Jacques Roux (1752-1794), né à Pranzac, près d'Angoulème, fils d'un juge, il devient prêtre en 1777 et, en 1778, professeur au séminaire d'Angoulême. Impliqué dans un meurtre accidentel en 1779, il est arrêté pendant plusieurs semaines, puis exerce dans plusieurs paroisses. Il est frappé d'interdit après avoir participé au pillage de châteaux. Il fut l'un des premiers prêtres à prêter serment à la Constitution civile du Clergé, et devient curé de Saint-Nicolas-des-Champs à Paris. En 1792, il est considéré comme un des chefs de la section de Gravilliers. Il accompagna Louis XVI à l'échafaud. Le 25 juin 1793, il demande à la Convention de s'occuper davantage des pauvres, dans une adresse appelée très vite le Manifeste des Enragés. Sa faction des Enragés (dont Jean-François Varlet fait partie), réclamait la taxation et la réglementation en terme de prix. Il dénonçait la bourgeoisie marchande plus terrible selon lui que « l'aristocratie nobiliaire et sacerdotale ». Roux avait compris que les principes de liberté que défendait la nouvelle législation servaient l'intérêt d'une classe au détriment de la société. Son mouvement inquiétant la Convention et même les Hébertistes, Roux était de plus en plus isolé. Après l'assassinat de Jean-Paul Marat (13 juillet 1793), il continue son journal, le Publisciste de la République française. Les montagnards avaient déclenché contre lui une campagne visant à le faire passer pour un contre-révolutionnaire. Arrêté à plusieurs reprises en août et septembre 1793, et définitivement le 27 octobre 1793, pour être jugé par le Tribunal révolutionnaire, il préféra se donner la mort en se poignardant le 10 février 1794.
