Jacques le fataliste et son maître


Jacques le fataliste et son maître est un roman de Denis Diderot , écrit en 1773, traduit en allemand par Schiller en 1785. De nombreuses rééditions posthumes.

Inspiré de Lawrence Sterne, notamment de son ouvrage Vie et opinions de Tristram Shandy (1759-1763). C'est l'œuvre de Diderot la plus commentée et glosée. Sa complexité demeure cependant, tant dès la premiere lecture le roman est déconcertant.


Roman niant délibérement les principes même du roman, en particulier celui voulant que le romancier soit maître de mener son récit à sa guise. En effet, l'auteur se refuse d'être narrateur-omniscient, allant même jusqu'à interrompre à de nombreuses reprises le cours du récit et donnant le choix à son lecteur.

Jacques, valet de comédie, cynique et bavard mais quelque peu philosophe, voyage en compagnie de son maître. C'est par ailleurs son fatalisme qui va donner son surnom à Jacques. Pour combler l'ennui, il promet à son maître de lui raconter la suite de ses aventures amoureuses. Mais le récit est sans cesse interrompu soit par son maître, soit par des interventions ou incidents extérieurs, soit par des « histoires » autonomes venant se substituer au récit initial. C'est lorsque enfin il peut reprendre le fil de son histoire personnelle que le roman s'achève.

On s'aperçoit également que Jacques a quelques traits de parenté avec le neveu de Rameau.

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