Jacques Duclos
Jacques Duclos est né le 2 octobre 1896 à Louey (Hautes-Pyrénées) et est décédé le 25 avril 1975 à Montreuil.
Fils d'Antoine Duclos (artisan-charpentier), Jacques Duclos fut apprenti-pâtissier dès l'âge de douze ans.
En 1920, il a rejoint le parti communiste français dont il a été élu membre du comité central en 1926.
Le parti communiste français avait été interdit par le gouvernement français après la signature du pacte germano-soviétique de juillet 1939. Maurice Thorez, chef du parti, étant allé vivre à Moscou, Jacques Duclos entre dans la clandestinité et devient porte-parole de la direction clandestine du parti. Après la défaite de 1940, en raison du pacte germano-soviétique, il rejette à la fois le régime de Vichy et de Gaulle, mais préconise la fraternisation avec l'armée allemande. Ainsi peut-on lire dans « La Vie du Parti » n°9 de septembre 1940 : « Nous devons être sans haine vis-à-vis des soldats allemands. Nous sommes contre de Gaulle et le clan capitaliste dont les intérêts sont liés à Vichy. » Cette position sera la ligne officielle du parti jusqu'à l'invasion de l'URSS par l'Allemagne nazie.
Jacques Duclos participa à l'édition du journal clandestin l'Humanité qui appela à un « front national pour l'indépendance de la France. » En mai 1942, Jacques Duclos et Pierre Villon créérent un groupe de résistance, essentiellement composé de communistes : le Front National de la Résistance. Jacques Duclos fut aussi un des dirigeants des Francs-Tireurs, l'aile militaire du parti communiste français.
En mai 1943, le Front National, à la demande de Jean Moulin, accepte de se regrouper avec Combat, le Comité d'Action Socialiste, Libération, les Francs-Tireurs et l'Armée Secrète pour former le Conseil national de la Résistance (CNR).
Après la guerre, Jacques Duclos fut député de 1946 à 1958, puis sénateur de la Seine en 1959. En 1969, il est le candidat du parti communiste français à l'élection présidentielle, au cours de laquelle il recueille 4 808 285 voix (21,5%). Il juge que les deux autres principaux candidats (Georges Pompidou et Alain Poher), c'est « blanc bonnet » ou « bonnet blanc », d'où une forte abstention au 2e tour.
Il est l'auteur de Mémoires en 6 volumes aux Editions Fayard couvrant la période 1896-1969 ainsi que des ouvrages suivants publiés aux Editions sociales:
- Communistes et socialistes (avec Maurice Thorez)
- Henri Barbusse (avec Jean Fréville)
- Batailles pour la République
- Ecrite de prison (1952)
- « A l'assaut du ciel ». La Commune de Paris annonciatrice d'un monde nouveau (1961- revue et augmentée 1974)
- L'avenir de la démocratie
- Gaullisme, technographie, corporatisme
- De Napoléon III à de Gaulle
- La Première internationale
- Octobre 1917 vu de France
- Anarchistes d'hier et d'aujourd'hui
- Qui sont donc les communistes ? (Editions Epi)
