Jacques Attali
Jacques Attali (1er novembre 1943 à Alger) est un économiste qui fut conseiller de François Mitterrand.
Docteur d'État en Sciences Économiques, diplômé de l'École polytechnique (major de promotion), de l'École des Mines, de Sciences-Po et de l'ENA, professeur, ancien conseiller d'État à 27 ans auprès de François Mitterrand.
Enfance
Son père, Simon Attali, était un autodidacte, qui avait réussi à l'enseigne de « Bip et Bop » dans la parfumerie à Alger. Simon Attali décida, avant l'indépendance de l'Algérie, de venir vivre avec sa famille, dès 1957 à Paris, rue de la Pompe dans le XVIe arrondissement.
Jacques Attali, et Bernard Attali, son frère jumeau se feront deux copains au lycée Janson de Sailly : Jean-Louis Bianco et Laurent Fabius. Il effectue un stage d'énarque (ENA) en 1968 dans la Nièvre, sous la férule de Pierre Verbrugghe (futur préfet de police de Paris) et rencontre à cette occasion pour la première fois François Mitterrand.
Parcours politique
Il rentre au Conseil d'Etat à 27 ans. En 1972, il publie ses deux premiers livres : Analyse économique de la vie politique et Modèles politiques, et obtient un prix de l'Académie des Sciences.
Professeur à Dauphine, il réunit autour de lui quelques jeunes chercheurs : Yves Stourdzé, inventeur du programme européen de recherche (Eurêka), ou Erik Arnoult alias Érik Orsenna, prix Goncourt en 1988 et conseiller spécial de Roland Dumas au Quay d'Orsay. Il développe déjà l'art de savoir agréger autour de lui des personalités très diverses qui, dans le journalisme, les mathématiques, le show-biz ou l'analyse financière, sont comme lui des premiers de la classe.
En 1973, il retrouve François Mitterrand. En 1981, lors de son arrivée à l'Élysée, il devient « conseiller spécial », et s'installe dans l'ancien bureau des aides de camp qui jouxte le bureau présidentiel. Il dispose depuis longtemps d'un solide carnet d'adresses, de Barre à Delors, de Lagardère à Riboud, de Coluche à Michel Serres. Il en profite aussi pour faire venir à l'Élysée quelques vieux copains comme Jean-Louis Bianco ou Alain Boublil, et quelques jeunes énarques, comme François Hollande ou Ségolène Royal. En 1982, il plaide pour la rigueur économique. Il aura aussi une autre tâche : sherpa pour les sommets du G7. Il sera l'organisateur de l'organisation du bicentenaire du 14 juillet 1789 et du sommet du G7 à Paris.
Chaque année, il publie un livre, souvent écrit rapidement. Ce qui lui vaudra des polémiques pour des emprunts répétés de citations sans guillemets... Chaque samedi soir, à l'époque de François Mitterrand, il organise un dîner chez lui à Neuilly, où Coluche, souvent requis, fera mourir de rire ses copains. Il rédige chaque soir des notes pour le président sur l'économie, la culture, la politique ou le dernier livre qu'il a lu ou plutôt parcouru.
Au second septennat de François Mitterrand, Jacques Attali quitte l'Élysée. Il se fait élire à la présidence de la BERD, une institution dont il revendique l'idée en 1990, après la chute du mur de Berlin, et qui doit aider à la reconstruction des pays de l'Est. Son bilan à ce poste sera très contesté.
Ecriture
Jacques Attali a écrit entre 1973 et 2003 plus de trente livres : histoire (1492), essais (La Figure de Fraser), mémoires (le célèbre Verbatim), romans (Nouv'Elles, La Vie éternelle, Au-delà de nulle part...) ou encore des pièces de théâtre et des contes pour enfants.
Chroniqueur pour le magazine L'Express depuis plusieurs années, Jacques Attali est aussi président d'une société de conseil spécialisée dans les nouvelles technologies et fondateur de PlaNet Finance, une organisation internationale sans but lucratif ayant pour objectif de lutter contre la pauvreté en soutenant le développement de la microfinance.
Volontiers visionnaire, Jacques Attali construit, au fil de ses écrits et de ses actions, un univers de penseur et d'éclaireur.
Jacques Attali a un frère jumeau, Bernard Attali, ancien PDG de Air France.
