Internationalisme
Au sens le plus courant aujourd'hui, l'internationalisme est une organisation du monde basée sur le développement :
- des accords et échanges entre les États-nations ;
- d'institutions de concertation et coopération entre eux, sous la forme notamment d'organisations internationales.
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Différences avec le mondialisme
On voit que l'internationalisme repose sur le bon vouloir des États-nations et de leurs dirigeants. On parle, concernant son fonctionnement, d'intergouvernementalisme.
Il ne doit pas être confondu avec le mondialisme qui vise une unité du monde, avec des institutions supranationales et démocratiques (mondialisation démocratique), éventuellement fédérales.
L'essor de l'internationalisme en pratique
Le XXe siècle a connu à la fois l'exacerbation des nationalismes et la naissance et le développement d'un important réseau d'organisations internationale, tant
- à l'échelle mondiale (Nations unies et ses organisations satellites)
- qu'au niveau régional, notamment l'intégration européenne, à partir d'une formule innovante d'union supranationale, l'Union européenne combinant l'intergouvernementalisme avec une dose de fédéralisme, et paraissant faire école dans d'autres régions du monde (comme le montre par exemple la Déclaration de Cuzco).
La mondialisation est un facteur qui devrait logiquement accentuer ce mouvement de rapprochement des nations. Toutefois elle fait apparaître par réaction des attitudes souverainistes, nationalistes, communautaristes, integristes et protectionnistes menaçant cette évolution en poussant à la division.
L'internationalisme vu par les marxistes
Une autre acception d'internationalisme est celle du mouvement ouvrier, se référant aux affrontements entre les Etats impérialistes et entre les classes, et visant :
- dans un premier temps, à la solidarité internationale entre les prolétaires (ouvriers, employés, salariés, précaires, chômeurs....) ce qui implique de s'opposer aux guerres entre les peuples et de s'opposer au nationalisme et au chauvinisme, en défendant des intérêts qui sont communs aux êtres humains partout dans le monde ;
- après la révolution socialiste, à la mise en place d'un régime international supprimant les Etats et les frontières. C'est alors le communisme : ni états, ni classes.
La défense de ce principe a été à l'origine de la scission historique de 1914, entre ceux qui ont accepté la guerre mondiale et donc renoncé à l'internationalisme (social-démocratie), et ceux qui ont refusé que les peuples se massacrent entre eux pour les intérêts des dirigeants de chaque Etat (communisme).
"Sitôt qu'il pourra être question de liberté, l'Etat aura cessé d'exister" (Friedrich Engels)
Voir aussi
- le chant L'Internationale.
- Théoriciens de l'internationalisme marxiste :
