Protocole infirmier
Dans la plupart des pays, le diagnostic et la prescription des soins infirmiers sont du ressort du médecin. Toutefois, la surveillance du patient à l'hôpital est du ressort de l'infirmier, et une évolution de son état de santé peut intervenir en l'absence de médecin.
Lorsqu'il peut prévoir une évolution de l'état du patient (en bien ou en mal), le médecin peut rédiger un protocole infirmier, qui est une sorte d'ordonnance conditionnelle : « si le patient présente tel et tel symptôme, lui appliquer tel traitement ». Le protocole infirmier fait intervenir le diagnostic infirmier, c'est-à-dire la capacité de l'infirmier à relever un certain nombre de perturbations (évaluation de la douleur, constantes vitales...), et à proposer des actions infirmières pour les stabiliser ou les diminuer.
Un protocole est nominatif, daté et signé : il est rédigé par le médecin pour un patient donné après examen.
Si l'état d'un patient s'aggrave et sort du cadre du protocole, l'infirmier peut tenter de joindre un médecin pour obtenir une prescription orale (téléphonique ou par radio), prescription qui devra être confirmée par écrit le plus tôt possible.
En France, une évolution récente permet aux infirmiers sapeur-pompiers d'appliquer des protocoles d'urgence non nominatifs, c'est-à-dire applicables à des victimes n'ayant pas encore été examinées par un médecin.
